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une etude sur les pratiques sexuelles bousculent les idées reçues
une étude britannique, publiée mercredi 1er novembre, balaie bien des mythes et des idées reçues sur les pratiques sexuelles à travers le monde : les célibataires ne sont pas plus actifs sexuellement que les couples mariés, on ne perd pas sa virginité de plus en plus jeune, et ce n'est pas dans les régions où l'on a le plus de partenaires sexuels que les MST se propagent le plus.


La revue médicale britannique The Lancet publie une série d'articles sur la santé sexuelle dans laquelle le professeur Kaye Wellings, de la faculté d'hygiène et de médecine tropicale de Londres, et son équipe analysent les données – publications scientifiques, enquêtes nationales, bases de données... – disponibles pour 59 pays à travers les cinq continents.


Presque partout, l'âge du premier rapport se situe entre 15 et 19 ans. Dans les pays où le mariage des femmes jeunes est la norme, en Afrique et en Asie du Sud, le premier rapport intervient plus tôt. Mais dans la plupart des pays africains et asiatiques, les hommes commencent leur vie sexuelle plus tard que les femmes.

LES GARÇONS PLUS PRÉCOCES EN FRANCE


Le fossé se réduit dans les pays industrialisés. En France, les garçons sont même plus précoces, avec un premier rapport à 17 ans et demi, soit un an plus tôt que les filles. Pour leur première expérience, les Français ont le même âge que les Italiens, et un an de plus que les Britanniques (16 ans et demi pour les garçons, 17 ans et demi pour les filles). Ces âges sont des âges médians relevés chez des personnes nées entre 1965 et 1969. Cependant, assure l'étude du Lancet, "aucune donnée ne suggère un mouvement universel vers une initiation au sexe à un âge plus jeune".

Quel que soit le pays, les personnes mariées sont plus nombreuses que les célibataires à déclarer avoir eu un rapport sexuel au cours du mois précédant l'enquête.

La monogamie reste dominante dans la plupart des régions du monde. Et le fait d'avoir plusieurs partenaires est généralement plus répandu dans les pays riches que dans les pays en développement. D'une façon générale, les hommes déclarent plus de partenaires que les femmes. Cette divergence s'explique en partie parce que les premiers ont tendance à gonfler leurs chiffres, et les secondes à les minimiser, note le Lancet.

INÉGALITÉS ENTRE HOMMES ET FEMMES


"Une idée fausse veut que les mœurs en Afrique soient plus légères qu'ailleurs, ce qui expliquerait pourquoi le sida s'y propage si rapidement. Mais aucune preuve ne vient appuyer cette opinion", indique l'un des rédacteurs de l'étude, le Dr Paul van Look, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'étude montre que le nombre de partenaires sexuels n'est pas le principal facteur dans la propagation des maladies sexuellement transmissibles, tandis que l'utilisation des préservatifs dépend de l'éducation sexuelle, mais aussi des inégalités entre hommes et femmes. "Dans les pays où les femmes sont soumises à leur partenaire masculin, elles n'auront probablement pas le pouvoir d'exiger le port du préservatif, et elles ignoreront probablement les incartades de leur mari", note le Pr Wellings.

Dans le monde, chaque année, 340 millions de personnes contractent une gonorrhée ("chaude-pisse"winking smiley, la syphilis ou d'autres germes comme les chlamydiae (source de stérilité pour les femmes), et les besoins en contraception de plus de 120 millions de couples restent insatisfaits, déplore le Lancet. Chaque année, 80 millions de femmes ont une grossesse non désirée (dont 45 millions se terminent par un avortement), ajoute la revue, qui plaide pour une meilleure prise en compte des besoins des populations et regrette l'ingérence d'acteurs politiques, religieux et culturels dans ce domaine de la santé sexuelle.


lemonde.fr
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