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Actualités Marocaines
L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: Vador
Date: le 25 novembre 2005 à 14h30
La politique que mène Israël à Jérusalem-Est met en péril tout règlement négocié du futur statut de la ville, l'un des sujets les plus épineux du conflit israélo-palestinien. Telle est la conclusion d'un rapport incisif que les diplomates européens en poste à Jérusalem et à Ramallah ont récemment remis aux ministres des affaires étrangères européens. Ce document n'a pas encore été rendu public, pour des raisons diplomatiques. Les Européens viennent d'obtenir, à la suite de négociations avec Israël, une présence au poste-frontière de Rafah, entre l'Egypte et le sud de la bande de Gaza, qui doit ouvrir officiellement vendredi 25 novembre. Les constats et recommandations des diplomates pourraient être présentés dans quelques semaines. L'ensemble des politiques mises en oeuvre par les autorités israéliennes dans les quartiers et les faubourgs arabes de la ville, annexés lors de la conquête de 1967, a été, dans ce rapport, passé en revue. Les diplomates condamnent en premier lieu la poursuite de la colonisation ainsi que la construction de routes destinées à assurer une continuité entre les quartiers de colonisation existants. Cette stratégie, qui entend "achever l'annexion de Jérusalem", est contraire "aux obligations d'Israël selon les lois internationales et la "feuille de route" (plan de paix reconnu par la communauté internationale et par Israël)". Selon les diplomates, cette politique est renforcée par la construction de la "barrière de sécurité" qu'Israël érige, depuis 2002, en territoire palestinien. "La barrière n'est pas seulement motivée par des considérations sécuritaires", assènent les diplomates, qui doutent de son caractère "temporaire" et qui rappellent qu'elle sépare "des Palestiniens d'autres Palestiniens, au lieu [d'isoler] les Palestiniens des Israéliens". Son tracé coupe "les 230 000 résidents de Jérusalem-Est de la Cisjordanie". Or, soulignent-ils, "la viabilité d'un Etat palestinien dépend en grande partie de la préservation des liens entre Jérusalem-Est, Ramallah et Bethléem [en Cisjordanie]". DÉMOLITIONS D'HABITATIONS Détaillant les règles d'urbanisme et le statut administratif des Palestiniens de Jérusalem-Est, les Européens en concluent que l'objectif israélien est bien de "réduire la population palestinienne à Jérusalem-Est". Ainsi, ils déplorent les nombreuses démolitions d'habitations palestiniennes jugées "illégales", rappelant que, face à la difficulté d'obtenir des permis de construire (moins d'une centaine par an), les Palestiniens sont contraints de bâtir dans l'illégalité. Face à cette stratégie globale, "la perspective de deux Etats, avec Jérusalem comme capitale de l'Etat palestinien, s'éloigne". Les diplomates suggèrent aux gouvernements européens de réaffirmer clairement que "Jérusalem demeure un objet de négociations". Ils proposent par ailleurs d'organiser à nouveau des rencontres avec leurs interlocuteurs palestiniens à Jérusalem-Est et d'y redonner vie aux institutions palestiniennes, ce que prévoit la "feuille de route". Selon la presse israélienne, de telles initiatives entraîneraient le boycottage des représentants européens par le gouvernement israélien. source :[www.lemonde.fr] Edité 1 fois. Dernière modification le 25-11-05 14h33. Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: boms
Date: le 25 novembre 2005 à 16h19
J'attend la condmnation de l'onu sur ce que fait israel.
C'est a prendre avec ironie Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: Vador
Date: le 25 novembre 2005 à 16h50
il n'y aura pas de condamnation , John Bolton veille au grain ![]() Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: siryne
Date: le 26 novembre 2005 à 12h05
vendredi 25 novembre 2005 (23h51) :
Entre parenthèses ! de Al Faraby Un mémo britannique accuse Israël de vouloir annexer Jérusalem-Est Une note confidentielle du ministère des affaires étrangères britannique, que se sont procurée le Guardian et le New York Times, accuse Israël de vouloir annexer Jérusalem-Est afin d’empêcher qu’elle ne devienne la future capitale de l’Etat palestinien. Dans son article, le quotidien britannique précise que ce mémorandum a été présenté, lundi 21 novembre, aux ministres des affaires étrangères de l’Union européenne. Sous la pression de l’Italie, qui selon des sources du Guardian est considérée par Israël comme son meilleur allié en Europe, cette question a été mise entre parenthèses par les Vingt-Cinq jusqu’au mois prochain. Ce document, rédigé par le consulat britannique à Jérusalem-Est, explique que, pour parvenir à ses fins, Israël compte notamment sur l’extension de la colonisation juive et sur celle de la [ barrière de sécurité ] destinée à exproprier les terres arabes situées dans et autour de la vieille ville. "Cette annexion de facto des terres palestiniennes sera irréversible (...) Quand la barrière sera achevée, Israël contrôlera tous les accès vers Jérusalem-Est, qui sera coupée de Bethléem et Ramallah, ainsi que de la Cisjordanie", avertit le mémo. (JPEG) "Les activités israéliennes à Jérusalem sont en violation à la fois de ses obligations dans le cadre de la ’feuille de route’ [plan de paix international pour le Proche-Orient] et de la loi internationale", ajoute le document. "Les Palestiniens sont très inquiets concernant la question de Jérusalem-Est. Israël mesure aussi les risques de radicalisation des populations palestiniennes de Jérusalem-Est." Marc Otte, le représentant spécial de l’UE pour le processus de paix au Proche-Orient, a tenu à minimiser la portée du document. "Il n’a rien d’exceptionnel. Ce n’est pas comme si les ministres des affaires étrangères avaient passé toute la nuit à plancher sur un rapport sur Jérusalem-Est. Ils ont déjà des tas de rapports." Un porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien, Mark Regev, a de son côté déclaré que "Jérusalem devait rester la capitale d’Israël". Avec AFP - 25 Novembre 2005 siryne Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: boms
Date: le 26 novembre 2005 à 14h30
Et après ont dit que c'est a cause des térroristes (hamas, jihad islamique etc...) si il n'y a pas de paix au proche orient on se fout vraiment de notre gueu.le. La frontière de l’Etat de Ramallah
Auteur: 2loubna
Date: le 26 novembre 2005 à 14h40
Moi en tout cas je suis la
Contrairement au grand fracas de l’élection d’Amir Peretz ou du départ d’Ariel Sharon du Likoud, la fixation de la frontière sud de l’Etat de Ramallah passe complètement sous silence. Tout comme le désengagement de Gaza, il s’agit ici encore d’une démarche unilatérale israélienne, sauf qu’ici, elle l’est totalement : il n’y a pas de négociations et pas d’implication de la Banque Mondiale ni de l’émissaire du Quartet dans la fixation des règles du transit. La gradation dans le processus unilatéral d’instauration de l’Etat de Ramallah rend chaque étape imperceptible, insignifiante en fait. Quoi de plus insignifiant que quelques Palestiniens qui gagnent leur vie en traînant des colis sur des charrettes à bras au barrage de Qalandiya ? Soldats et officiers de l’administration civile leur ont fait savoir, ces deux dernières semaines, que dorénavant il leur serait interdit de transporter des caisses de fruits et de légumes pour ceux qui passent le barrage en direction du sud. « Allez à Bitounia » (à l’ouest de Ramallah), leur dit-on. Pour le porte-parole de l’armée de défense d’Israël et pour l’administration civile, il y a une explication : « D’après une ordonnance (de 1988) portant sur le passage des marchandises, signée par le Commandement central et par le chef de l’administration civile (et qui a connu une mise à jour en août 2005), toute sortie de marchandises en quantité commerciale depuis la zone vers Israël et toute entrée de marchandises dans la zone depuis Israël ne se feront que via les points de passage de marchandises suivants (et par la méthode « de l’arrière vers l’arrière » [on décharge un véhicule par l’arrière pour charger, par l’arrière, un véhicule placé de l’autre côté du barrage - NdT]) : passage de Gilboa, porte d’Ephraim, passage de Bitounia et passage de Tarqoumiya ». Les passages de Gilboa et de Tarqoumiya ainsi que la porte d’Ephraim sont plus ou moins sur la Ligne Verte. Bitounia se situe profondément à l’intérieur du territoire de la Cisjordanie. Les propriétaires de ces charrettes ne sont pas des importateurs en gros. Ils tirent leur gagne-pain des colis traînés par les piétons à Qalandiya. Les charrettes sont un misérable substitut aux taxis et aux voitures particulières qui faisaient autrefois le trajet direct de Ramallah aux villes et villages de la région et en Cisjordanie. Les habitants des villages proches ont l’habitude d’acheter au marché de Ramallah les biens de consommation qu’ils ne trouvent pas au village. Un ou deux kilos ne suffisent pas pour les grandes familles, d’où la nécessité de caisses. Mais pour l’armée de défense d’Israël et l’administration civile, il s’agit de « marchandises » et de « quantités commerciales » auxquelles s’appliquent les règles en matière de taxes et de contrôle aux « points de passage internationaux » entre une Etat et un autre. Israël et Ramallah. La frontière pour ceux qui vont à pied est à Qalandiya. Pour les marchandises, la frontière est à Bitounia. Au niveau des apparences, il s’agit « seulement » d’un cas parmi beaucoup d’autres de Palestiniens qui, à cause d’une ordonnance militaire israélienne, perdent une source de revenus, si misérable soit-elle. Mais il s’agit de bien plus que cela, en réalité. C’est une déclaration de victoire de la politique d’Israël menée par Ariel Sharon, destinée à découper la Cisjordanie en plusieurs cellules territoriales palestiniennes disjointes. La ligne de frontière sud de la cellule territoriale de Ramallah se compose de la route 443 (la route de Modi’in à Givat Ze’ev, dont l’accès depuis les villages palestiniens est bloqué par des blocs de béton et des portes métalliques), de clôtures de fil de fer barbelé et de deux points de passage « internationaux » : Bitounia et Qalandiya. Le reste de la frontière de Ramallah - à l’est, au nord et à l’ouest - est délimité de manière semblable. En mars 2001, l’armée de défense d’Israël a commencé à poster des soldats au sud du camp de réfugiés de Qalandiya en plus du barrage permanent de A-Ram, au sud, qui sépare la Cisjordanie du territoire palestinien annexé à Jérusalem en 1967. Progressivement, le nombre de soldats a augmenté à Qalandiya, les heures d’attente se sont allongées, la presse a augmenté. En mai 2002, l’armée de défense d’Israël s’est lancée, sur place, dans des travaux de terrassement annonciateurs de projets à long terme. Graduellement, le passage a été interdit aux voitures portant des plaques d’immatriculation palestiniennes et parfois même le passage a été interdit aux habitants de certaines régions de Cisjordanie ou appartenant à un groupe d’âge déterminé. Le tracé de la clôture de séparation - qui est ici un mur - coupe dans cette zone le nord de la Cisjordanie de sa partie sud. Jusqu’à nouvel ordre, les habitants de Cisjordanie sont autorisés à passer, à pied, par ce barrage. Au sud du barrage, ils montent dans des taxis pour se rendre à leurs maisons, si proches et si lointaines, par des routes secondaires sinueuses. Seuls les Palestiniens habitant Jérusalem sont autorisés à passer par ce barrage aussi bien à pied qu’à bord d’un véhicule (au prix d’une longue attente). Les blocs de béton qui avaient été placés là au début ont progressivement laissé la place à une monstruosité dont la construction s’achève ces jours-ci : une suite continue de tours de guet en béton renforcé qui ont la prétention d’être un « terminal » international : une construction couverte, une clôture de fil de fer barbelé partant de Qalandiya vers l’est et de hauts murs de béton d’ouest en est et de nord au sud, séparant les membres d’une même famille, séparant ceux qui, jusqu’il y a peu, étaient des voisins qui faisaient un saut les uns chez les autres, pour aller chercher du sucre ou jouer au backgammon. Le tout en profondeur à l’intérieur du territoire de la Cisjordanie. A la différence du désengagement unilatéral de Gaza, les colonies ne sont pas évacuées du territoire de l’Etat de Ramallah. Le désengagement de Gaza respecte la Ligne Verte. Mais l’établissement des barrages de Qalandiya et de Bitounia comme points de passage « internationaux » au cœur de la Cisjordanie occupée est lié à l’annexion à Israël d’une plantureuse bande de terre allant de Modi’in à Geva-Adam et Psagot. C’est dire le mépris à l’égard de toute décision internationale portant sur une résolution du conflit. Mais l’Europe et l’Amérique, qui ont ratifié ces décisions, se comportent comme si c’était du vent. La liberté des autres étend la mienne à l'infini. Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: siryne
Date: le 26 novembre 2005 à 19h44
Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: be
Date: le 26 novembre 2005 à 19h52
Je ne comprends pas le titre du post. Jérusalem est déjà annexé par l'entité sioniste. Arafat n'a même pas eu l'autorisation d'y être enterré.
La majorité des correspondants des télévisions de l'UE sont à Jérusalem. Ils ne sont pas là par hasard!! Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: siryne
Date: le 26 novembre 2005 à 20h07
Salam Be ,
Ce que tu dis c'est la réalité , mais helas certains croient que arabes et juifs ont les memes droits là bas et que tout va bien ! CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU QUARTIER JUIF ANNONCEE A JERUSALEM EST par CAPJPO-EuroPalestine Un projet de construction d’un quartier juif de 90 logements dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à Jérusalem-est a obtenu la première des autorisations nécessaires à son lancement, a indiqué vendredi un hebdomadaire israélien. C’est l’escalade au grand jour des provocations et des violations du droit international, par le gouvernement israélien que nos dirigeants politiques ne cessent d’encenser. (ci-dessous la dépêche AFP) "La commission pour la préservation des sites historiques de la mairie de Jérusalem a donné son aval à la destruction de l’hôtel Shepherd vieux de plus d’un siècle et qui a été acquis en 1985 par le millionnaire juif américain Irwin Moskowitz, a précisé l’hebdomadaire "Bonus" qui fait partie du groupe de presse du quotidien Yédiot Aharonot. Irwin Moskowitz est un des principaux bailleurs de fonds d’organisations d’extrême-droite qui se sont fixées comme objectif de "judaïser" les quartiers arabes de Jérusalem-est conquise et annexée par Israël en 1967. "Bonus" en citant des membres du conseil municipal de Jérusalem précise que le projet peut désormais avancer et être soumis pour une approbation finale à la commission de la construction et de la planification de la municipalité. Le quotidien Haaretz a pour sa part précisé que la construction d’un nouveau quartier permettra de relier différents quartiers juifs de Jérusalem. Le plan prévoit la construction d’un bâtiment de six à huit étages ainsi que d’une synagogue et d’un jardin d’enfants. Le bâtiment où se trouve l’hôtel Shepherd appartenait à l’origine au grand Mufti de Jérusalem Hadj Amin al-Husseini. Il a ensuite servi d’hôtel à partir de 1945 avant de devenir après la guerre de juin 1967 et la conquête de Jérusalem-est par Israël, le quartier général des gardes-frontières. Yossef Alalo, conseiller municipal au nom du Meretz, un mouvement d’opposition de gauche cité par les journaux, a estimé que ce projet de nouveau quartier constitue une "provocation" vis-à-vis de la population palestinienne. Irwin Moskowitz, qui a financé dans le passé la construction d’un autre quartier juif dans la partie arabe de la ville à Ras al-Amoud, a également acheté des lots de terrain à Abou Dis situé dans les faubourgs de Jérusalem-est. Selon le Haaretz, il pourrait être également celui qui a financé l’achat ces derniers mois de deux hôtels près de la porte de Jaffa dans la vieille ville de Jérusalem auprès de l’église orthodoxe grecque. Le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem Irénéos 1er a été destitué en mai par le Saint-Synode de cette église à la suite du scandale provoqué par cette transaction. A sa place a été élu le 22 août Théofilos III. La Grèce a reconnu la destitution d’Irénéos 1er, ainsi que l’Autorité palestinienne et la Jordanie. En revanche, Israël n’a jusqu’à présent pas pris acte de sa destitution. Israël a déclaré l’ensemble de Jérusalem capitale éternelle de l’Etat hébreu, une mesure qui n’est pas reconnue par la communauté internationale. Quelque 200.000 Israéliens sont installés à Jérusalem-est. Les Palestiniens pour leur part, ambitionnent de faire de Jérusalem-est la capitale de l’Etat qu’ils appellent de leurs voeux." AFP 04.11.05 | 15h29 siryne Re: L'UE estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem
Auteur: telev
Date: le 29 novembre 2005 à 12h46
moi aussi Je ne comprends pas le titre du post puisque Jérusalem est déjà annexé par israel ( |