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Ramadan, Aïd, Haj, ..
Diabète et jeûne du Ramadan
Auteur: srnit
Date: le 11 septembre 2009 à 23h15
Diabète et jeûne du Ramadan
Selon la jurisprudence islamique, toute personne est autorisée à s’abstenir du jeûne si ce dernier lui est nuisible. Cela est particulièrement vrai pour les personnes atteintes du diabète. Pourtant, un certain nombre d’entre elles s’efforcent de jeûner. Ce qui n’est pas sans risques. Le jeûne du mois de Ramadan est obligatoire pour tout musulman dès la puberté. Il existe cependant des dérogations pour certaines personnes, en particulier pour les malades. En effet, lorsque le jeûne peut avoir des conséquences néfastes sur son état de santé, le musulman est autorisé à ne pas jeûner. Malheureusement, de plus en plus de personnes exemptées de jeûne insistent pour le faire et refusent la dispense qui leur accordée sur le plan religieux. Elles commettent alors un acte répréhensible puisque le jeûne nuit à leur santé. Cette situation se retrouve notamment chez des patients atteints de maladie chronique comme le diabète. Des critères précis d’interdiction du jeûne La Conférence de consensus médico-religieuse de Casablanca de 1995, regroupant la Fondation Hassan-II pour la recherche scientifique et médicale sur le Ramadan ainsi que les principales institutions islamiques, islamo-culturelles et islamo-médicales du monde musulman, a retenu des critères interdisant le jeûne chez les patients diabétiques. Ces critères sont les suivants : le diabète de type 1, le diabète de type 2 non équilibré, la présence de complications dégénératives (rétinopathie diabétique, neuropathie diabétique, néphropathie diabétique), l’état d’acido-cétose et la femme enceinte ou allaitante diabétique. Cependant, une étude a montré que de nombreux patients musulmans répondant à un ou à plusieurs de ces critères d’interdiction jeûnent malgré les risques qu’ils encourent. « Pendant la période du Ramadan, le week-end, quand je ne travaille pas, je me réveille tard. Comme il n’y a personne pour déjeuner, j’en profite pour ne pas déjeuner, voire ne pas manger du tout et me dire : “ Si jamais je suis en hypoglycémie, je mange.” », raconte Saloy, 31 ans. « Des soucis, des fois quand j’essaye de faire comme mes enfants, faire le jeûne. C’est ça, le problème. Quand j’essaye des fois, je me retrouve avec soit des hyperglycémies, soit des hypo », se souvient Abdelkader, 52 ans. Pour Mimount, 43 ans, cela se traduit de la façon suivante : « Ben, on en a déjà parlé depuis des années, et puis ils m’ont dit : “Non, tu ne dois pas le faire, tu ne dois pas le faire, tu ne dois pas le faire.” Oui, mais moi, à côté, je vais essayer quand même. Je vais essayer. Si j’y arrive, j’y arrive comme cette année. Je me dis que je vais essayer. Si je n’y arrive pas, si je suis en hypo ou en hyper, je suis obligé de manger. Enfin, en hyper, d’habitude je ne mange pas en hyper parce que je me dis : je vais essayer encore demain. […] La rapide [insuline d’action rapide], si on a bien dosé la dose, on peut faire le Ramadan parce qu’on la fait que au repas. » Une envie de jeûner, malgré des conséquences qui peuvent être graves Or ces essais aléatoires de jeûne peuvent avoir de graves conséquences sur l’état de santé à court ou à long terme. Comment s’expliquent ces attitudes ? Plusieurs éléments peuvent être avancés. Tout d’abord, la pression sociale peut être telle que si une personne ne jeûne pas, elle peut se sentir jugée et exclue du reste de la communauté musulmane. Voici un dialogue que nous avons eu avec Saloy. « Par rapport au jeûne du mois de Ramadan, vous vivez les choses comment ? Saloy : C’est le mois de l’année où je me sens complètement exclue. − Exclue… ? Saloy : bNon, c’est juste que c’est… je ne sais pas comment. J’en fais toujours trop à cette période là, parce que j’ai l’impression que je ne fais pas partie de l’ensemble. C’est en fait là où je me rends plus compte que je suis diabétique, que je suis différente. » Suite : [www.saphirnews.com] je suis daccord mais??
Auteur: sahara31
Date: le 11 septembre 2009 à 23h27
je suis d accord avec ce que tu as écris mais moi mon père QUI A 59 ANS es diabétique et hamdoullah il a toujours fais le ramadan et justement je lui ai posé la question car il fais un travail fatiguant et j'avais un peu peur pour lui mais il m'as répondu qu'il ne pourrait pas "ne pas jeuner et qu'ALLAH nous aide pendant le ramadan donc je suis d accord avec toi mais je comprends aussi ceux qui malgré LA MALADIE s'en remette a ALLAH. Re: je suis daccord mais??
Auteur: srnit
Date: le 11 septembre 2009 à 23h34
Citer: Salam sahara31, Cela dépend du type de diabète. Mon père est également diabétique et il jeune sans problème. Par-contre, si le matin, la mesure est trop élevé alors il prend ce qu'il faut en terme de comprimé puis rattrapera le jeune de ce jour. En revanche, il y a des diabétiques qui ne peuvent jeuner sous risque évident pour leur santé. Donc, ce sont des choses qui s'évaluent en fonction du diabète et des avis médicaux. S'en remettre à Allah le Très Haut y compris dans les facilités qu'Il nous accorde quand cela nous est nécessaire. C'est à nous (enfants) de conseiller au mieux les ainés en fonction de la situation afin qu'il n'y a pas de risque inconsidéré. Allah i taqabal lil jami3 amin et bonne fin de Ramadan ![]() |