un déluge, trois histoires
étude intéressante sur le mythe du déluge et son interprétation religieuse.

Les rapports entre le monothéisme et les mythes
Un déluge, trois histoires

L'un des problèmes essentiels que l'on rencontre dans les interprétations modernes – mais désormais devenues classiques – de la Bible, est celui du rapport entre elle et les mythes des Anciens. Il faut dire que la découverte des tablettes mésopotamiennes a provoqué un véritable séisme dans les études bibliques, lorsque l'on s'est rendu compte du fait que certaines "histoires" relatées dans la Bible ressemblent – un peu trop pour que cela soit une coincidence – à d'autres histoires déchiffrées sur des tablettes provenant de civilisations bien antérieures.

L'une de ces histoires est celle du déluge. Les points communs entre, par exemple, le texte de la Genèse et celui de l'épopée de Gilgamesh sont nombreux : on retrouve dans les deux cas la condamnation à mort de l'humanité, la survie d'un seul individu avec sa famille et les couples d'animaux recueillis dans l'arche, la pluie, les premiers oiseaux envolés revenus, etc. Mais ce sont les différences qui sont intéressantes et, pour qui lit ces deux textes d'un peu plus près, elles sont considérables tant en quantité qu'en qualité.

Le lecteur rapide de la Bible, c'est-à-dire celui qui ne prend pas la peine de considérer le message global inhérent à la Torah, sera satisfait du premier résultat perçu : l'histoire du déluge est bien d'origine mythique, ce qui tendrait à démontrer que la Bible est elle aussi une collection de textes du même genre, qui doivent donc être étudiés avec les mêmes méthodes et techniques. Et cette sorte d'analyse n'a pas manqué. Ainsi, comme pour toutes les analyses de mythes, on s'est empressé de différer sur la nature de l'explication qu'il convient de donner aux narratifs bibliques, les uns y voyant par exemple un rendu symbolique de tout autre chose, les autres, un compte rendu "amplifié"d'un phénomène naturel bien réel.

Cependant, l'affaire se complique du fait que l'histoire du déluge apparaît encore une fois, et à plusieurs reprises, dans le Coran. Les quelques paragraphes qu'il lui consacre indiquent que – décidément – cette histoire est restée prégnante dans la conscience sémitique et qu'elle a sans doute plus d'importance qu'il ne pourrait paraître uniquement à la lecture du récit assez héroïque raconté sur les tablettes cunéiformes. Quel est le rôle, quelles sont les fonctions de ces trois histoires d'un même événement dont la validité historique n'est même pas certifiée ? Par ailleurs, a-t-elle besoin de l'être ?



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"Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous en faisons."
(Albert Einstein / 1879-1955)
je n'ai jamais vu dans ce sous/forum de réponse lorsque que l'antiquité et plus particulièrement ,l'histoire de la Mésopotamie, était évoquée en relation aux textes bibliques et coraniques



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La Boetie a écrit:
je n'ai jamais vu dans ce sous/forum de réponse lorsque que l'antiquité et plus particulièrement ,l'histoire de la Mésopotamie, était évoquée en relation aux textes bibliques et coraniques

Qu'est-ce qu'on peut répondre ? Que les polythéistes mésopotamiens étaient aussi inspirés par Dieu ?
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Jan a écrit:
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La Boetie a écrit:
je n'ai jamais vu dans ce sous/forum de réponse lorsque que l'antiquité et plus particulièrement ,l'histoire de la Mésopotamie, était évoquée en relation aux textes bibliques et coraniques

Qu'est-ce qu'on peut répondre ? Que les polythéistes mésopotamiens étaient aussi inspirés par Dieu ?

le problème vois tu c'est qu'ils étaient inspirés par plein de dieux grinning smiley
Les polythéistes avaient donc raison ! Je veux bien partir de ce postulat

le probléme c'est que là aussi , il y a un probléme, c'est que historiquement, la disparition de tous les humain sur terre et une inondation générale n'est pas du tout en accord avec les sciences et l'histoire de l'humanité

ensuite

si on part de la supposition que dieu n'a inspiré que certains mythes et que sa croyance est la bonne (par exemple celle contenue dans la Bible)

alors là il y a des énormes problémes supplémentaires a affronter , tu ne vois pas lesquels ?

c'est que par exemple quand on vois l'histoire de Sargon d'akkad bien plus ancienne que celle de Moïse, on est en droit de se dire que de ces deux histoires identiques c'est la seconde qui est copiée sur la premiére et que donc toute histoire de Moïse doit etre considérée en rapport a cela
surtout que là encore, malgrés tout les recherches, malgré les nombreuses trace historiques posible, là encore on ne vois pas de traces de Moïse en Egypte
par contre on a des traces historiques de Sargon d'Akkad

alors là on doit quand ême rectifier pas mal de choses dans la Bible et carrément toute référence a l'egypte pour reporter cela en mésopotamie, ça risque de coincer



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Modifié 2 fois. Dernière modification le 18/07/08 11:47 par La Boetie.
se pose aussi le probléme du Dieu unique qui dénoncerait les faux message anciens polythéistes, tout en renouvelant les mythes qui, scientifiquement, ne tiennent pas du tout

C'est quand même un bon sujet de réflexion



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Jan a écrit:
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La Boetie a écrit:
je n'ai jamais vu dans ce sous/forum de réponse lorsque que l'antiquité et plus particulièrement ,l'histoire de la Mésopotamie, était évoquée en relation aux textes bibliques et coraniques

Qu'est-ce qu'on peut répondre ? Que les polythéistes mésopotamiens étaient aussi inspirés par Dieu ?

L'idée développée dans le lien que j'ai indiqué est que ces histoires sont évidemment des légendes mais que les différentes façons de les raconter traduisent les différentes conceptions religieuses de ceux qui les racontent.
un peu comme si on racontait les fables de La fontaine en les modifiant à la marge pour en tirer une morale différente.

l'erreur des fondamentalistes, c'est de prendre ces histoire au pied de la lettre et de s'attacher à la forme et non au fond.
mais comme la science actuelle ne laisse plus de doute sur le fait qu'il s'agit de légendes, ils décrédibilisent plutot leurs religions.
Jean Paul II était plus intelligent qu'eux quand il disait que la théorie de l'évolution est plus qu'une hypothèse.

le Dalaï Lama aussi qui disait dans une de ses conférences :
Bien sûr, si on se reporte à l'Abhidharma, le monde est dit comporter une montagne centrale entourée de quatre continents et de leurs sous-continents. Sinon, de nos jours, grâce à la science, l'on dispose de données précises, que ce soit à propos de la position du soleil et de la lune, de leur mouvement ou de leur taille, etc., toutes données en contradiction avec l'Abhidharmakosha. Aujourd'hui, admettre la cosmogonie de l'Abhidharma revient à nier l'évidence, et comme il serait incorrect de suivre un système qui dénierait l'évidence, il ne reste qu'à l'abandonner. Il est plausible que les indications notées dans l'Abhidharma correspondent à d'autres univers, mais en tout cas, pour ce qui est de celui dont nous usons présentement, reportons-nous plutôt aux relevés scientifiques qui se fondent soit sur l'expérimentation directe, soit sur le calcul. Dès lors que la démonstration a été faite, il faut y adhérer. Vous connaissez nos quatre principes de fiabilité :
- se fier non à l'individu mais à son enseignement ;
- se fier non à la lettre mais au fond ;
- se fier non au sens apparent mais au sens certain ;
- se fier non aux perceptions ordinaires mais à la sagesse supérieure.
L'essentiel est de ne pas aller contre la logique. On ne peut se prévaloir de thèses démenties par la raison, et sitôt que quelque chose se révèle ne pouvoir soutenir une approche logique, il faut y renoncer. En aucun cas, il ne conviendrait de s'obstiner pour une absurdité flagrante. Cela est une règle de conduite pour les bouddhistes en général, plus encore dans le mahayana.




"Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous en faisons."
(Albert Einstein / 1879-1955)
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