l'emmission de grand angle que j'ai mentionnee en haut fit cela en partie. elle laissa quelques candidats choisis raconter leur histoire et leur chemin depuis leurs pays tout en montrant une carte shematique de leur route en afrique. c'etait boulversant. on ne sait pas par exemple que la plupart de ces gens passent parfois des annees dans leur parcourt avant d'arriver au Maroc. et quand ils arrivent au Maroc ils habitent dans les forets et passent des annees a mendier avant leur pas decisif vers l'europe ou vers la mort.
ceci dit merci bobobabil pour tes observations analytiques et critiques. aussi tu souleves le fait important qu'en general on ne se penche que sur la petite tete de l'ice-berg qu'est le passage du detroit, oubliant le grand reste et fond des choses.
Malheureusement je suis sur Mac et je n'arrive pas à lire ce type de fichier... Est-ce un reportage sur l'immigration clandestine dans le sud de l'Espagne?
: Bobobabil (IP enregistrée) Date: le 19 août 2005 à 11h30
C'est toujours surprenant de constater la capacité féroce de l'Homme à exploiter la misères d'autres hommes...
Cependant, ce reportage me semble quelque peu orienté... La question n'est pas l'inhumanité des passeurs (c'est de l'ordre anecdotique,), mais plutôt l'état pitoyable du tiers-monde face à la forteresse occidentale... Pourtant ce reportage n'insiste que sur une seule chose: des crapules marocaines qui volent l'argent de pauvres africains... On peut faire exactement le même reportage du côté des passeurs albanais ou chinois...
J'ai aussi des doutes sur ces deux journalistes qui se seraient embarqués sur une "barquette-passoire" tout en sachant que cette dernière peut se retourner à tout moment en plein océan avec aucune possibilité d'aide... Qu'ils aillent jusqu'à mettre leur propre vie en jeu pour la vérité journalistique me semble peu probable...
Bref, comme disait l'autre, la "société du spectacle"...
salam bobobabil:
je suis d'accord avec toi , surtout que c envoyé special une emission que j'ai pas souvenir, ca ne serait ce qu'une fois ,d'avoir traiter un sujet positif sur les arabos-musulmans
c un probleme du tiers monde , comme celui des marocains qui se font dilapidé en cote d'ivoire par exemple
bien sur certains africains se font maltraiter par certains marocains mais ca reste une minorité les trois "été" passés j'ai vu de mes propres yeux des centaines d'africains dans la region de nador ils avaient meme une espece de campement et c'etait des familles marocaines qui les nourissaient
Effectivement, on imagine mal un reportage de "envoyé spécial" qui décrirait la solidarité apportée par des familles marocaines à des clandestins africains... C'est pas assez "spectaculaire", ça n'impressione pas et surtout n'apporte rien à ce "sentiment d'insécurité" qui est le principal fond de commerce de la mondialisation...
Merci Baugayau pour le lien pour realplayer; j'avais entendu parler de ce reportage sur les fraises du Sud de l'Espagne. Pas mal la journaliste qui ne lâche pas le morceau devant les petits voyous en col blanc...
Oui, ce reportage aborde une question très complèxe. Celle de la rencontre entre les mouvements migratoires et l'économie mondialisée. D'un côté une main d'oeuvre corvéable à souhait, sans aucun droit et de l'autre une industrie dont le seul moteur est le profit le plus vite possible. Une industrie qui a déjà entièrement détruit la classe ouvrière locale, et qui use maintenant la jeunesse du tiers-monde. Et bien sûr, tout cela se fait avec la bénédiction de l'Europe des soi-disant droits de l'Homme.
Quand je disais que le reportage de france2 semblait présenté les africains comme des braves petits gars qui cherchent un avenir meilleur, contrairement à ces "négriers" de maghrébins; et bien, il ne faut pas oublier qu'en Andalousie, on a commencé les ratonades contre les illégaux marocains, quand ces derniers on commencé a réclamé un salaire et des conditions de vie meilleures. Comme le reportage suisse le montre, aujourd'hui ce sont des bulgares et autres polonais qui travaillent dans ces serres du Sud espagnol. Explication officielle des producteurs espagnols: les gens de l'Est sont plus proches culturellement de nous. Explication officieuse: les gens de l'Est sont des exclaves qui ont courbé l'échine définitivement...
« RATONADES » A EL EJIDO En Espagne, un apartheid sous plastique
Par Victor Angel Lluch Ecrivain.
« Tout ça, c’est un piège... Mon frère est au Maroc et il voulait venir. Je lui ai dit : ne viens pas, ici c’est dégueulasse. » Dans le contre-jour, le piège dont parle M. Ahmed Zenoun ressemble à la mer, une mer géométrique, croisée, mate et morcelée, découpée par bandes. Une mer qui prolongerait l’horizon marin et monterait d’une seule vague vers la montagne, puis se figerait, bleue et blanche, sur les flancs. De loin en loin, un arbre perce, un figuier de Barbarie. Quelques rares zones restent encore vides, quadrillées, mais vides et couvertes de buissons ras auxquels s’accrochent par milliers des bouts de plastique effilochés. Ce sont les serres d’El Ejido, 17 000 hectares de terre bâchée de plastique bleu et blanc.
Par-dessus les murs de plastique mouvant, un ciel sans horizon. Et le silence. Loin, le plus loin possible de la route goudronnée, du linge pend à des cordes. Les travailleurs immigrés vivent par là, dispersés, éloignés les uns des autres, relégués au centre du labyrinthe des serres ou rejetés vers les flancs de la montagne. Parias que l’on veut muets, invisibles et sans droits. Ils vivent entre les murs d’une vieille bâtisse au toit effondré et recouvert d’une bâche en plastique. Ou dans les carcasses de ces deux « combi » posés côte à côte sur essieux. Ou dans des remises, à côté des pesticides et des engrais.
Ici, deux palettes dressées l’une contre l’autre et protégées par une bâche en plastique. Au milieu, un trou : la fosse d’aisance. Ailleurs, entre entrepôt et réservoir d’eau d’arrosage qui sert aussi pour la cuisine et la toilette, une guérite de béton, étroite, sans fenêtre. A l’intérieur, lavabo, miroir et siège d’aisance. Murs et sol nus. L’oeil va à l’intérieur des serres : cultures hors sol. Poivrons, tomates, concombres, aubergines, pastèques et fleurs selon les saisons. Sous les bâches, des formes lointaines : les ouvriers au travail.
Pas de lumière, pas d’eau
Cortijo (1) de travailleurs immigrés. Le terme recèle une telle mémoire évocatrice d’oliveraies, de manades, d’étendues paisibles ouvertes au soleil, que l’on est saisi quand les travailleurs immigrés l’emploient pour parler des masures dans lesquelles on les loge. « Avant de venir, moi je savais ce qui se passe ici. Mais tu t’imagines pas, s’irrite Hazroud. On habite comme ça, cinq personnes. Le plafond, c’est du plastique. Pas de lumière, pas d’eau, pas de douche. Rien. Pas de toilettes... Tout le monde sait qu’on vit comme ça. Mais les gens ici ne veulent pas nous donner un domicile parce qu’ils n’aiment pas les Marocains. Même si on paie, ils ne veulent pas. »
Puis le regard plie, fuit sur les matelas de mousse, le réchaud, flotte sur les murs lézardés. A supporter des conditions de vie indignes, à les dévoiler pour apporter le témoignage et la preuve, on s’expose à la honte de soi. Révéler la vérité revient à s’infliger une blessure supplémentaire. « Quand quelqu’un trouve du travail, le patron lui dit : "Toi tu vas dormir ici." Et comme l’autre ne peut pas trouver de logement, l’exploitation commence. "Je te paie seulement 3 500 pesetas (2) puisque je te donne où dormir." Ici, ça fait vingt ans que l’agriculture a commencé à se développer. Ces gens-là n’ont pas su assumer la richesse qui leur est venue. Ils ont fait un essai de serres qui a bien marché, mais ils n’ont pas reçu une culture pour savoir comment on traite les gens. Il y a une super-richesse, les produits d’Almeria vont maintenant partout dans le monde. Mais la situation de l’immigré qui y travaille va de pire en pire (3). »
Impossible de ne pas penser à ce qui manque, aux relations humaines, aux femmes, à la famille. « De temps en temps, on appelle la famille, sourit Hazroud. On peut pas beaucoup dire... On commence à parler des manques, mais on ne dit pas la vérité. Pour ne pas blesser la famille. Des fois, on dit "Ça commence à s’améliorer", alors que ça s’améliore pas du tout. »
Une étude menée par Almeria Acoje (association d’aide aux travailleurs immigrés) signalait en juin 1999 : « Sur 260 logements dans lesquels vivent 1 150 personnes, 33 % seulement peuvent être considérés comme étant aux normes, 42 % sont de simples magasins agricoles, 15 % des maisons semi-détruites non habitables et 10 % des cortijos en ruine. La majorité n’ont pas l’eau courante ; 60 % des logements sont situés dans des zones disséminées, en marge des noyaux de peuplement des villes. » Le rapport concluait sur une mise en garde prémonitoire : « Cela signifie qu’il y a peu de possibilités, pour ne pas dire aucune, pour les immigrés d’avancer sur la voie de l’intégration dans la société d’Almeria... Une bonne partie de la population voit les immigrants comme des marginaux "parce qu’ils vivent dans des maisons que nous ne voulons pas pour nous". Si nous ne souhaitons pas que se produisent ici les affrontements que l’immigration a générés dans d’autres pays, il est encore temps de les prévenir. Mais nous n’en prenons pas le chemin. »
A la relégation loin des villes, s’ajoute, très classiquement, la discrimination raciale dans les lieux publics. Les travailleurs maghrébins sont indésirables dans les bars et les cafés. Le refus de les servir est systématique. Brahim : « On nous veut dans les serres et dans les maisons. On ne veut pas nous voir dans les cafés, ni dans les rues, ni rien. On veut juste nous voir au travail. »
Le travail, c’est d’abord l’embauche, le matin entre 6 et 8 heures, sur une place d’El Ejido ou dans le haut d’une des avenues. Les journaliers attendent par groupes sur les trottoirs et en bordure de la chaussée. Automobiles d’entrepreneurs qui arrivent, pick-up, Land-Rover, voitures de tourisme. Fièvres rapides quand l’une d’elles s’arrête. Les travailleurs convergent en groupe : pourparlers, négociations parfois, embauche. Rivalités sans hargne entre les travailleurs. Quelques problèmes de préséance - l’un dit qu’il était là avant l’autre, ou dit à l’autre qui monte avec lui dans la camionnette que c’est lui qui a été choisi et pas l’autre... Des tensions, pas de heurts. Les voitures repartent avec deux, trois, parfois quatre travailleurs. « Le patron vient, il choisit, il prend une personne et, si ça va, il te reprend le jour d’après... Il prend pour la journée. Il te paie à la fin. Si c’est bon, s’il te reprend le lendemain, il te paie le lendemain. Il te fixe un autre endroit et il vient te chercher... S’il ne te prend pas, tu reviens au logement, à dormir toute la journée... Sans travail. »
« Le problème, acquiesce Larbi, c’est quand le travail manque. Le patron est là et tous veulent travailler. Alors il propose le prix qu’il veut. Parfois, il dit j’ai besoin de dix personnes, voilà, c’est 4 000 pesetas [157 francs]. il n’y a pas de négociation. » Le recrutement de travailleurs clandestins a lieu au grand jour. Aucun contrôle de police. « La police ? Ils s’en foutent... Ils savent que tu es là, ils te parlent pas, il n’y a pas de problème. Il n’y a pas d’inspection de police. Il te voient dans la rue, pas de problème. »
En revanche, la soumission à l’employeur, l’acceptation silencieuse et totale de l’exploitation économique sont des impératifs si l’on veut obtenir une régularisation. Celle-ci passe par un pré-contrat, établi par l’employeur lui-même, et par un retour au pays afin d’obtenir un visa d’entrée en règle, le nombre de contrats accordés chaque année étant stipulé dans le cadre d’une politique de « contingents » (4). « C’est la colère et c’est le désespoir... Il y a un entrepreneur qui dit qu’il a besoin de toi, tu travailles, il dit qu’il va te faire les papiers. Et quand le moment arrive, il commence à dire qu’il a des problèmes, qu’il n’a pas le temps et il laisse ça pour l’année suivante... C’est une torture, pendant deux ans, trois ans... Lui il sait que tu vas résister à tout le travail qu’il va te donner en plus, pour t’exploiter à fond. Il sait bien que si un jour tu as les papiers, tu vas changer de travail, tu vas aller chercher ailleurs. Sans papiers, tu restes toujours le même. Tu dépends de ces papiers... »
Dans de telles conditions d’exploitation, la régularisation tant attendue, à laquelle on a tant sacrifié, produit un effet pervers. Le fruit se révèle être empoisonné : « Quand tu as les papiers, l’entrepreneur ne veut plus de toi. Il va falloir qu’il paye la sécurité sociale. Il va devoir te payer 4 700 pesetas au lieu de 4 000. Pour lui, c’est de l’argent perdu. » Tout s’effondre à nouveau. Certains immigrés régularisés sont obligés d’accepter les conditions de travail et de salaire des clandestins sous peine de connaître le chômage et de perdre les droits acquis. Tout était donc en place pour l’explosion raciste, il a suffi d’une étincelle le 5 février dernier pour embraser une population locale branchée en boucle sur l’ignorance, la haine et la peur, nourrie de fantasmes et de discours xénophobes servis à l’envi par une partie des médias, des organisations politiques et des pouvoirs publics qui jouent sur l’équation : Maghrébins = danger.
L’assassinat d’une Espagnole et l’arrestation d’un jeune Maghrébin déséquilibré ont mis le feu aux poudres. Pendant trois jours, du 5 au 7 février, la violence raciste a déferlé sur la ville avec, pour cible, les immigrés. Pendant soixante-douze heures, des hordes d’agriculteurs armés de barres de fer et auxquelles se joignaient des adolescents des collèges ont frappé, poursuivi dans les rues et traqué leurs proies jusque dans les serres. Routes coupées, barricadées, flambantes. Dans le lieu clos qu’était devenu El Ejido, les boutiques des résidents maghrébins ont été dévastées, leurs logements détruits et brûlés, la mosquée saccagée, les textes sacrés profanés. Certains fuyaient sur le flanc de la montagne pour sauver leur vie. D’autres se terraient dans les serres ou tentaient de protéger leurs logements et d’empêcher que la fureur ne parvienne jusqu’à eux.
Le local de l’association d’aide aux immigrés Andalucia Acoje a été entièrement dévasté par les agriculteurs qui accusaient ses membres d’« enseigner leurs droits aux immigrés pour que ceux-ci puissent les revendiquer ». Selon M. Juan Miralles, « cela a été trois jours de démence et nul ne pouvait savoir jusqu’où ça irait. Il aurait pourtant été facile d’empêcher cela en intervenant dès le début. Les pouvoirs publics ont laissé faire (5). La municipalité a directement alimenté la pression des agriculteurs. Personne n’a freiné la folie qui se développait. Au contraire, on l’a laissée durer jusqu’à ce que les différends entre communautés deviennent inconci liables. » Et il ajoute : « Je reste saisi par le sang-froid de la communauté maghrébine. S’ils avaient répliqué à la mesure de ce qu’on leur a fait, je ne sais pas ce qui se serait passé... Beaucoup ont fui la ville, certains vers l’intérieur, d’autres sont repartis au Maroc. Ce sont malheureusement ceux qui étaient les plus intégrés qui ont fui, c’est-à-dire les familles. »
Pendant que cette « ratonade » se déroulait - plus de quarante blessés, des commerces mis à sac, des véhicules et des habitations brûlés -, l’attention des médias et des gouvernements de l’Union européenne se concentrait sur l’arrivée au pouvoir, en Autriche, d’une coalition conservateurs-extrême droite. Non que l’événement soit négligeable et qu’il ne faille s’en préoccuper. Mais la bonne conscience antiraciste s’exprimait là à peu de frais.
Pourtant, au même moment, ce racisme que les gouvernements européens prétendaient combattre en Autriche explosait en Espagne, concret, criminel, condamnable sans analyses ni détours. S’en prendre à l’un n’interdisait pas de dénoncer l’autre. Seulement, ce dernier sévissait en Espagne, sous un gouvernement qui se dit aussi attaché que les quatorze autres à ces « valeurs communes euro péennes » si hautement, si fortement, si rapidement affichées. Il aurait fallu s’en prendre directement à l’économie souterraine, dénoncer la politique migratoire du pouvoir espagnol. Aucun gouvernement de l’Union européenne n’a protesté.
Fort d’une pétition signée par 8 500 administrés, M. Juan Enciso, le maire (droite) d’El Ejido, a refusé à la Croix-Rouge l’installation de campements provisoires destinés à héberger les travailleurs immigrés qui ont perdu leur logement et qui dorment sous le plastique des serres. Dès la fin des événements, les entrepreneurs d’Almeria ont fait appel à des travailleurs immigrés roumains et lituaniens. « Avec les Marocains, disent-ils, c’est fini. Il y a trop de problèmes. »
A quoi M. Juan Miralles répond : « Encore une fois, on croit que ce sont les immigrés qui créent le problème. Les gens disent : si on élimine les Maghrébins, on élimine le problème, alors que celui-ci est d’ordre social, humain, administratif ; c’est une affaire de logements, de droits, de papiers, etc. Maintenant, il va y avoir des conflits, des rivalités très fortes sur les lieux de travail. Mais ce qui est plus grave, c’est que les habitants d’El Ejido pensent avoir fait une bonne chose, un bon nettoyage. Et si demain le problème ressurgit avec une autre communauté, que se passera-t-il ? »
(1) Le terme signifie une ferme, une métairie.
(2) 138 francs ; le salaire agricole minimum est de 4 500 pesetas [177 francs] par jour.
(3) Les produits de la province représentent en janvier et février 80 % de l’exportation espagnole en fruits et légumes. Bien que l’on ne connaisse pas la valeur exacte d’une richesse produite pour une bonne part par une économie souterraine, la valeur de la production a triplé en dix ans. Elle atteint actuellement 250 000 milliards de pesetas (10 milliards de francs). La fertilité de la huerta d’Almeria a attiré l’intérêt des banques. Avec 49 succursales, El Ejido est l’une des villes moyennes qui ont la plus grande concentration de banques au kilomètre carré.
(4) Pour l’année 1999, le contingent total retenu pour toute l’Espagne a été de 30 000 personnes. En Almeria, les offres acceptées par l’administration dans les années 1997, 1998 et 1999, ont été respectivement de 2180, 2 258 et 2 600, alors que les demandes effectuées par les entrepreneurs s’élevaient pour ces mêmes années à 7 137, 7 083 et 8 274.
(5) Le secrétaire général du syndicat professionnel de policiers en uniforme, M. Francisco Javier Santaella, assure que la police avait reçu « l’ordre formel » de ne pas intervenir.