Bourde d'Obama
On savait les Ricains nuls en histoire-géo.Même au plus haut sommet de l'Etat!!



La Pologne choquée par le faux-pas d'Obama sur les "camps polonais"

Le faux-pas du président américain Barack Obama parlant de "camp polonais de la mort" a choqué la Pologne qui s'insurge contre ce malentendu sur les camps d'extermination installés par l'Allemagne nazie en Pologne occupée

"Les mots du président américain Barack Obama prononcés hier (mardi) ont blessé tous les Polonais", a déclaré mercredi le Premier ministre Donald Tusk.

"Je suis convaincu que nos amis américains peuvent se permettre aujourd'hui une réaction plus forte qu'une simple mise au point et des regrets du porte-parole de la Maison Blanche, une réaction susceptible d'éliminer une fois pour toutes de telles erreurs", a souligné M. Tusk dans une déclaration à la presse. Il a rappelé que la Pologne fut l'un des pays les plus touchés par l'agression nazie et la guerre.

Entre 1939 et 1945, les Allemands ont tué près de six millions de citoyens polonais, dont trois millions de juifs. L'Allemagne nazie a installé plusieurs camps de concentration et d'extermination sur le sol polonais, dont Auschwitz-Birkenau (sud), devenu le symbole de l'Holocauste.

"Nous attendons que le président Barack Obama rectifie ces mots personnellement", ont écrit dans une déclaration les responsables de la communauté juive polonaise, dont Michael Schudrich, le grand rabbin de Pologne.

"Dommage que l'ignorance et l'incompétence aient assombri une cérémonie solennelle", a déploré pour sa part sur Twitter le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski.

Le président Bronislaw Komorowski a annoncé avoir adressé mercredi une lettre à Barack Obama. "Je suis convaincu que les paroles injustes et douloureuses sur le +camp polonais+ ne reflètent ni les intentions ni les opinions de notre ami américain", a-t-il déclaré à la presse, en ajoutant que toute faute était "réparable".

Le faux-pas du président américain avait assombri mardi une cérémonie à la Maison blanche en hommage posthume à Jan Karski, un ancien officier polonais qui avait fourni aux Occidentaux les premiers témoignages sur la politique d'extermination des Juifs par les nazis.

"Avant un voyage au travers des lignes ennemies, des résistants lui avaient raconté que les Juifs avaient été tués en masse, ils l'ont introduit en cachette dans le ghetto de Varsovie et dans un camp polonais de la mort pour qu'il voie lui-même ce qu'il en était", avait déclaré le président américain.

La Maison Blanche a tenté d'apaiser ce "couac" diplomatique. Tommy Vietor, un porte-parle de M. Obama pour le Conseil national de sécurité, a déclaré que le président s'était "mal exprimé".

Depuis des années, le gouvernement polonais observe d'une manière très sourcilleuse les descriptions faites par la presse internationale des anciens camps de concentration dits "polonais", soulignant que ce terme --même s'il est utilisé simplement comme une indication géographique-- peut donner l'impression que la Pologne porte une responsabilité dans le génocide perpétré par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le ministère polonais des Affaires étrangères a indiqué mercredi dans un communiqué être intervenu plus de 200 fois entre 2010 et 2012 pour rectifier cette erreur.

A la suite de cette action, selon le ministère, plusieurs médias américains, dont The Wall Street Journal, le New York Times, Yahoo et Associated Press, ont inscrit dans leur manuel des règles journalistiques l'interdiction d'évoquer "les camps polonais", recommandant à la place "les camps allemands nazis en Pologne occupée".

"Si on parle de +camps polonais+, qui alors tuaient les soldats américains, des mains de qui l'oncle de Barack Obama libérait Buchenwald?", a insisté M. Tusk.

"Parler de +camps polonais+, c'est comme s'il n'y avait pas de nazis, pas de responsabilité allemande, comme s'il n'y avait pas de Hitler", a-t-il ajouté, en demandant aux Etats-Unis de soutenir les efforts de la Pologne pour rétablir la vérité historique.

L'ancien chef du syndicat polonais Solidarité Lech Walesa a estimé pour sa part que le faux-pas du président Obama était une "occasion en or pour finir une fois pour toutes" avec cette contre-vérité.
 
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