Antidotes contre l'incertitude et le manque de confiance
Asalamo 3alikom,

al hamdoulilelh ,wa salato wa salamo 3ala achrafil'morsaline mohammed anabiyl'amine


Voici un résumé concis du prêche de Saïd Ramadan Al Bouti du vendredi du 21/03/2003.




Nous vivons des jours difficiles, mais il y a de ces épreuves qui sont d'autant plus dangereuses : Celles qui pourraient provoquer l'ébranlement de la foi, à travers l'incertitude et le manque de confiance provoqués. Quels sont les antidotes pratiques pour parer à cette contagion de perplexité, inspirations venant des diables parmi les hommes et les djinns ?

Il s'agit de trois fondements. Si le musulman y prête quelque peu attention et en saisit le sens le plus profond, il se verra sans doute protégé de ces émanations, de ces doutes en contradiction avec les promesses, la sagesse et les lois divines.

1- Nous devons croire en une victoire certaine de la justice divine : Elle correspond à l'anéantissement des tyrans et des semeurs de discorde sur terre. Mais cette croyance ne doit pas se dissocier d'une seconde, qui correspond aux lois de Dieu préétablies : Un champ d'activité est accordé à l'ennemi, un temps imparti pendant lequel il ne goûtera aucun châtiment. Ce serait une erreur d'interprétation, que de lire uniquement les versets parlant de la victoire de la Justice et de la défense des opprimés, sans pour autant jeter un regard sur :


« Nulle communauté ne devance son terme, ni ne le retarde. »
Sourate 15, Al Hijr, verset 5


« Laisse-Moi avec celui que J'ai créé seul,
et à qui J'ai donné des biens étendus,
et des enfants qui lui tiennent toujours compagnie,
pour qui aussi J'ai aplani toutes difficultés.
Cependant, il convoite [de Moi] que Je lui donne davantage. »
Sourate 74, Al Muddaththir (Le revêtu d'un manteau), versets 11-15


« Et quand Nous voulons détruire une cité, Nous ordonnons à ses gens opulents [d'obéir à Nos prescriptions], mais (au contraire) ils se livrent à la perversité. Alors la Parole prononcée contre elle se réalise, et Nous la détruisons entièrement. »
Sourate 17, Al Isra' (Le voyage nocturne), verset 16

2- Nous devons nous soumettre totalement au destin divin, sans rechercher les signes physiques de cette victoire. Cette information est exclusivement détenue par Dieu et il n'incombe pas que nous la recherchions absolument. Nous devons croire qu'Il est le Juste, le Très Sage et que par conséquent qu'il a pris en compte le sentiment de détresse de ses serviteurs.


« […] A chaque communauté un terme. Quand leur terme arrive, ils ne peuvent ni le retarder d'une heure ni l'avancer." »
Sourate 10, Younous (Jonas), verset 49

3- Ouvrir les deux yeux devant les événements actuels : Le premier regard doit scruter attentivement nos erreurs impardonnables, notre déviance excessive vers le mal qui s'est manifesté en nous. Nous devons constater amèrement la trahison, particulièrement celle des chefs d'état musulmans, mais aussi celle des masses : La première remarque est qu'il est difficile de distinguer dans le lot, ceux qui méritent la victoire et le soutien divins de ceux qui méritent son châtiment… Sans compter qu'il y a parmi les musulmans des personnes qui sont se sont avilies au point de servir l'ennemi, pour des intérêts personnels… Que pensez-vous de l'attitude de ces dirigeants qui ont accepté de cautionner la guerre ? Plus encore qui fournissent une aide financière et logistique ? On leur a promis quelques butins, « des offrandes » auxquelles ils bavent d'envie de posséder… Mais il faut être certain qu'ils n'obtiendront même pas ces gratifications.
C'est ensuite que le second regard doit fixer les ennemis de Dieu et leur arrogance. Tant que nous n'aurons pas effectué notre réforme individuelle, en devenant de vrais croyants irréprochables, il ne nous incombe pas d'implorer sa victoire et il serait vain de le faire…

Mon maître Cheikh Ibrahim était parmi les pieux musulmans qui vécurent la période de la chute du califat, pendant la première guerre mondiale. Il me raconta alors qu'il se préparait au combat : « J'ai fait la prière de l'Istikhara (consultation) et j'ai demandé au Seigneur de figurer parmi ses combattants à l'aide de la prière prophétique célèbre de cette occasion, puis je me suis endormi. J'ai vu en rêve que les musulmans s'étaient préparés et rangés d'un côté et que les ennemis de Dieu s'étaient rangés de l'autre. Soudain, j'ai aperçu le Prophète qui s'était dressé entre les deux partis. J'accourus donc vers lui et le salua. Puis, je lui ai demandé : C'est ta communauté, ne lui apporteras tu pas secours ? Il répondit : Je suis venu afin de venir en aide à ma communauté, mais je regarde tantôt à droite, tantôt à gauche et je n'arrive pas à les distinguer. »
Cette histoire m'a été contée par Cheikh Ibrahim Ar Rawi, cet homme pieux qui a vécu à Bagdad et y est décédé. Voyez-vous ce qu'il dit ? Que pensez-vous de la situation aujourd'hui ? Ce genre de trahisons que nous connaissons aujourd'hui n'était pas répandu autrefois et il ne viendrait pas à l'esprit d'un dirigeant, qui aurait causé de nombreux dégâts ou étant grand pécheur, de délaisser sa patrie, son honneur ou ses biens à des ennemis, qui n'ont d'objectif que d'anéantir cette religion. Que pensez-vous de la réponse qu'aurait obtenue cet homme pieux s'il avait vécu à notre époque et aurait fait la même demande ?


K'Allah nous guide vers le droit chemin . amine

fi amani lleh





** ÑÖíÊ ÈÇááå ÑÈÇ æ ÈÇáÇÓáÇã ÏíäÇ æ ÈãÍãÏ Õáì Çááå Úáíå æ Óáã äÈíÇ æ ÑÓæáÇ **
Je crains que les propos du Cheikh Ramadan Al Bouti ne soient dangereux pour l'Islam et le monde. Voici quelques années, il tenait des propos bien plus respectables... Malheureusement, depuis quelques temps, il est connu comme appelant au jihad terroriste...

Je ne suis pas un inconditionnel de Mohammed VI pour tout ce qu'il fait. Mais aux propos du cheikh, je préfère largement ce discours tenu vendredi 30 avril. Il me paraît bien plus porteur d'espoir...

Casablanca, 30/03/04 - SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a prononcé, vendredi au Palais Royal de Casablanca, un important discours devant les membres du Conseil Supérieur et des Conseils provinciaux des Ouléma.
En voici le texte intégral :

"Louange à Dieu, prière et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons

Mesdames et Messieurs,

Depuis que Nous avons assumé les charges d'Amir Al Mouminine, Nous astreignant au pacte sacré de l'allégeance et aux devoirs qui en découlent d'assurer la protection de la religion et de ses adeptes, Nous avons constamment porté la plus haute attention aux affaires religieuses, veillant à ce que les institutions qui s'en occupent s'acquittent au mieux des missions qui leur sont dévolues et que la situation des personnes qui en ont la charge reçoive toute l'attention voulue. Notre démarche s'inscrit dans le prolongement de la voie que Nos vénérés ancêtres avaient empruntée pour préserver la sécurité spirituelle du Maroc et l'unité du rite Malékite.

S'il est dans l'ordre des choses que la gestion des affaires ici-bas donne lieu à des avis divergents qui traduisent, du reste, un aspect de la démocratie et de la diversité des vues sur les moyens d'assurer l'intérêt général, en revanche, la question de la religion exige que l'on s'attache au référentiel historique unique qui est le nôtre, à savoir le rite Malékite sunnite sur lequel s'est construite l'unanimité de cette nation et dont la protection est un devoir et une mission dont Nous sommes le dépositaire. En effet, Nous considérons que notre attachement à notre unité doctrinale, au plan religieux, s'apparente à notre engagement constitutionnel pour défendre l'intégrité territoriale et l'unité nationale de la patrie. A cet égard, Nous veillons à la poursuite de tout effort jurisprudentiel pertinent qui aide à rester en phase avec les nouvelles exigences de l'époque.


Après les décisions que Nous avions annoncées dans le dernier Discours du Trône, et dans le discours du 29 mai 2003 à Casablanca, et suite aux mesures et dispositions que Nous avons prises pour les concrétiser, Nous entamons aujourd'hui la finalisation et la mise en oeuvre d'une stratégie intégrée, globale et multidimensionnelle. Cette stratégie à l'élaboration de laquelle Nous avons veillé et qui repose sur trois fondements, a pour but d'impulser et de renouveler le champ religieux en vue de prémunir le Maroc contre les velléités d'extrémisme et de terrorisme, et de préserver son identité qui porte le sceau de la pondération, la modération et la tolérance.


S'agissant du fondement institutionnel, il repose essentiellement sur la restructuration du Ministère des Habous et des Affaires islamiques. A cet égard, Nous avons promulgué un Dahir portant création d'une Direction de l'Enseignement originel, et d'une autre chargée des mosquées. Il est également prévu de procéder à une révision de la législation régissant les lieux de culte, en vue de leur adaptation aux exigences architecturales, de sorte que l'exercice du culte puisse s'y faire dans une atmosphère de sérénité, que l'on en maîtrise les sources de financement et que l'on s'assure de leur transparence, leur légalité et leur pérennité.


Nous avons ordonné la nomination de délégués régionaux du ministère, appelés à assurer, sur le terrain, une gestion moderne des affaires islamiques. S'agissant par ailleurs de l'institution du Waqf, Nous insistons sur la nécessité de réactiver et de veiller à la rationalisation de son fonctionnement, pour qu'elle reste fidèle à ses finalités légales et à sa vocation d'instrument de solidarité sociale, et pour qu'elle poursuive son essor grâce aux apports des bienfaiteurs.


Toutefois, ce pilier institutionnel ne peut atteindre sa plénitude, pensons-Nous, qu'avec l'appui d'un autre fondement, celui d'un encadrement efficace. Aussi, avons-Nous apposé Notre sceau sur les Dahirs de nomination des membres des Conseils des Oulémas dans leur nouvelle composition. Nous avons chargé Notre ministre des Habous et des Affaires islamiques de les installer dans leurs fonctions. Déployés à travers le territoire national, et constitués de théologiens connus et reconnus pour leur loyauté aux constantes et aux institutions sacrées de la nation et pour leur capacité d'allier érudition religieuse et ouverture sur la modernité, ces Conseils ont une mission de gestion de proximité des affaires religieuses. Nous les exhortons à se mettre à l'écoute des citoyens, surtout les jeunes, et à oeuvrer pour protéger leur foi et leur esprit contre les égarés et les mystificateurs. Nous tenons, en outre, à voir des femmes versées en sciences religieuses siéger dans ces Conseils, et ce par souci d'équité à leur égard et d'égalité entre l'homme et la femme. Pour empêcher que le champ religieux ne soit investi par des intrus agissant en dehors du cadre institutionnel légal, Nous avons confié au Conseil Supérieur des Oulémas le soin de proposer, à l'occasion d'occurrences à implications religieuses, des fatwa à Notre Majesté en Notre qualité d'Amir Al Mouminine et de Président dudit Conseil. Il s'agit, en effet, de faire barrage aux expédients et autres prétextes fallacieux et de couper court aux fauteurs de discorde et de zizanie. A cet égard, Nous affirmons que Notre volonté d'élargir et de renouveler les Conseils des Oulémas, n'a d'égal que Notre souci d'empêcher que ces structures ne se réduisent à des îlots désertés par les Oulémas non membres. Bien au contraire, Nous tenons à ce qu'elles soient des espaces de rencontre pour tous les Oulémas éclairés.


Nous tenons à ce que la réforme que Nous engageons englobe la Ligue des Oulémas du Maroc qu'il faudra sortir de sa léthargie et qu'il convient de régénérer pour en faire un organe dynamique agissant en synergie avec les Conseils des Oulémas. Nous promulguerons, à cet effet, un Dahir portant organisation et composition de cette structure appelée à opérer dans un cadre portant Notre Prénom Chérifien, à savoir "La Ligue Mohammadia des Oulémas du Maroc". Elle sera composée des vénérables Oulémas que Nous entourons de Notre haute sollicitude et de Notre affection.


Pour autant, Nous savons que la mission d'encadrement assignée à ces structures risque de demeurer purement formelle en l'absence d'un troisième fondement, qui en constitue, du reste, la clé de voûte, à savoir : une éducation islamique saine et une formation scientifique moderne. Aussi, et faisant suite aux efforts précurseurs menés en la matière par Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu sanctifie Son âme, Nous donnons Nos instructions à Notre Gouvernement pour qu'il prenne, après mûre réflexion et en toute connaissance de cause, les mesures qui s'imposent pour assurer la rationalisation, la modernisation et l'unification de l'éducation islamique, et pour dispenser une formation solide dans les sciences islamiques, toutes disciplines confondues, et ce dans le cadre d'une Ecole nationale unifiée.


Nous avons, dans cette perspective, veillé à la mise à niveau des écoles de l'enseignement originel, à la sauvegarde du système d'apprentissage coranique et à la protection de ces établissements contre toute exploitation ou déviation portant atteinte à l'identité marocaine. Nous avons prévu, en outre, des passerelles et des programmes de formation permettant l'intégration des effectifs issus de ces écoles dans le système éducatif national qui, au lieu de former des esprits obtus et sclérosés, favoriseront, au contraire, l'ouverture sur les autres cultures.


A partir de tout ce qui précède, ce à quoi Nous Nous employons actuellement, ce n'est pas uniquement de doter notre pays d'une stratégie harmonieuse et intégrée, susceptible de l'aider à affronter les défis propres au champ religieux et de les relever sous l'impulsion de la Commanderie des croyants - institution qui fédère la nation et la conduit vers le progrès et la prospérité - mais également de contribuer, de façon rationnelle et ciblée, à redresser l'image de l'Islam, sciemment pervertie et mise à mal par des campagnes enragées, en réaction à l'extrémisme de scélérats désaxés et au terrorisme aveugle perpétré par des agresseurs et qui n'a ni patrie ni religion.


Il s'agit de l'Islam vrai et authentique, tel que nous l'a rapporté le sceau des Prophètes, Sidna Mohammed, prière et salut sur Lui. Cet Islam, les Marocains l'ont fait leur, parce qu'il est en accord avec le bon sens et leurs dispositions naturelles ainsi qu'avec leur identité unifiée par l'obéissance à Dieu, au Prophète et au Commandeur des Croyants, Amir Al Mouminine, auquel ils ont confié, par leur allégeance, le soin de prendre en main leurs affaires. Aussi les a-t-il protégés contre toutes les hérésies et tous les maux causés par les sectaires et les clanistes qui se sont placés en dehors de la Sounna et du consensus de la communauté.


Vous trouverez le Premier Serviteur du Royaume à la pointe du combat pour contrecarrer les courants destructeurs exogènes ayant fait irruption dans notre société qui demeure fermement attachée à l'Islam, dans tout ce qu'il a de pur et de modéré, attachement où se retrouvent tous les Marocains, y compris Nos fidèles sujets résidant à l'étranger.


Nous saluons comme un signe de bon augure que le lancement de ces réformes globales coïncide avec la fête du Mawlid, avec toute la symbolique attachée à la naissance de Notre aïeul le Prophète, paix et salut sur Lui, et au Message dont Il était porteur. Ce Message, annonciateur de l'éclosion d'une civilisation islamique tolérante, a grandement contribué au renforcement et à l'ancrage des idéaux humains, arrachant l'homme aux ténèbres de l'obscurantisme, prônant la solidarité en l'assimilant à une oeuvre de piété et mettant en garde contre le péché et l'agression. Puisse Dieu redresser Nos actes et les vôtres, et nous ranger parmi ceux qui "écoutent les paroles [de Dieu], et suivent ce qu'elles ont de plus beau". Véridique est la parole de Dieu.
Wassalamou alaikoum warahmatoullah wabarakatouh".
Mon cher Anouar
quand j'ai quitté l'islam, il y a trente deux ans, ce n'était nullement par manque de confiance, ni par je ne sais quel " Chaïtane ou Iblisse " ! C'est tout simplement une évolution personnelle basée sur la réflexion, la pensée et surtout l'ouverture d'esprit, la soif de chercher à comprendre LA VIE !
L'amour fou des droits de la femme et de l'homme. Evidemment, pour qulequ'un formaté pour refuser le questionnement l'analyse et surtout la nuance, je suis un apostat et la braise m'attend Fi Jahannam. Si dieu existait il m'aurait déjà élevé au rang de prophètes, et d'ailleurs des millions de femmes et d'hommes méritent le même statut, surtout celles et ceux qui sont dans les ONG comme moi qui défendent la justice et la démocratie sans trops s'occuper de la race de la couleur ou de la croyance de ceux qui souffrent. Les musulmans doivent admettre que les autres ne sont pas des mécréants et des mauvais parce qu'ils ne sont pas musulmans. D'ailleurs, si dieu il y a il n'a vraiment pas besoin de drapeau, ni d'enseigne, pas de propagande il en est apable tout seul. Tout ceux qui parlent en son nom le détruisent. Mais bon en attendant de savoir si il existe ou pas, ils se détruisent et détruisent l'humanité qui a tant souffert de toutes ses religions et de leurs guerres stupides et sales.
L'amour d'autrui n'a pas besoin ni de l'église ni de synagogue, ne de mosquée !
Un jour l'humanité apprendra l'essentiel; c'est à dire l'amour et le respect sans drapeau !!!
Limaada
 
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