Ancien Fellah versus Nouveau Fellah !!
Je me rappelle de mon grand père, comment, il gérait et manager ses affaires au bled. Juste après la récolte, il stockait sa production dans des MATMOURAS. D’abord, nous nous alimentions de cette récolte et lorsque mon grand père avait besoin des fonds, il sortait de ces Matmouras la ou les quantités nécessaires pour ses besoins courants ou pour financer ses projets (nouvelle récolte…). C’est lui en quelque sorte, qui maîtrisait le marché. Mon grand père était un homme heureux !!
De nos jours le Fellah n’opère pas en utilisant la Matmoura. S’il y a une récolte, ce dernier la liquide en urgence en s’adressant au loby « Maline Layraya… » qui n’attendent que ce moment pour guillotiner ce Fellah en lui proposant un prix, qui parfois, ne couvre même pas ses coûts (divers fellahs ne tiennent pas une comptabilité pour savoir si marge ou pas !!). Ce fellah acculé à vendre en urgence et en catastrophe ses récoltes pour payer dans la majotité des cas ses traites. Souvent, les banques sans les nommer accablent le fellah avec des crédits et des sommes non comparables avec ses capacités financières. Je dis bien, ses traites et souvent, la majorité de ces fellahs payent que les intérêts et non le principal qui lui, restera souvent à vie. Cette situation a été traitée par l’Etat, devant le fellah qui a cumulé des crédits et des crédits et n’en plus finir et ne plus honorer ses engagements. Donc, les banques ont été poussées par l’Etat à prolonger les dettes de ce pauvre Fellah. Un calcul qui va encore alourdir sa situation….
Je reviens donc à la gestion saine de mon grand père, qui ne dépendait nullement d’une banque et, il était maître de ses affaires et surtout sans hypothéquer ses terres… Résultat : valable, économiquement et surtout si on parlait religion. Certains considérent les intérêts bancaires comme une pratique prohibée « RRIBA ». Il s’agit ici d’une autre histoire !!
Je ne dis pas qu’il faut revenir aux Matmouras, mais, la morale de la Matmoura, c’est qu’il faut éviter de s’endetter et de dépendre de soi-même : se satisfaire du peu qu’on a et le bien gérer et surtout de ne pas aller au-delà de sa capacité ! Le commencement d’un crédit peut résoudre le problème dans l’immédiat, mais, dans des difficultés, il faut s’attendre à des jours infernaux ou il faut honorer ses engrangements bancaires. Les banques souvent ne pardonnent pas et qui n’auront aucune pitié pour envoyer son BON FELLAH à la morgue !!
De nos jours, le nouveau Fellah est un homme stressé ne sachant où aller, regardant le ciel attendant la pluie, espérant et rêvant toujourd d’une bonne récolte pour s’en sortir, en premier lieu avec sa banque, pour la satisfaire, sinon, « gentiment » cette même banque trouverait un autre moyen pour encore augmenter ses crédits !!
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