Algérie-Etats-Unis : Belkhadem se fâche
ALGÉRIE - 9 mars 2008 - par CHERIF OUAZANI

Coup de sang du Premier ministre, qui reproche à l’ambassadeur des États-Unis de s’intéresser de trop près à la vie politique algérienne.


En marge de la cérémonie d’ouverture de la session printanière du Parlement, le 1er mars, Abdelaziz Belkhadem, Premier ministre et secrétaire général du FLN, s’en est vertement pris, sans le citer, à Robert Stephen Ford, ambassadeur des États-Unis à Alger. Il lui reproche de trop s’intéresser au projet de révision de la Constitution, ainsi qu’à l’idée d’un troisième mandat pour le président Abdelaziz Bouteflika, multipliant des réunions avec des chefs de parti et des représentants de la société civile. Ces déclarations stigmatisant « l’ingérence dans les affaires intérieures » ou encore « l’atteinte à la souveraineté nationale » en ont désarçonné plus d’un. Quelques jours auparavant, le 25 février, le Premier ministre avait longuement et chaleureusement reçu David Welch, numéro deux du département d’État.
Les propos de Belkhadem n’ont pas manqué de faire les gros titres des quotidiens algériens datés du 2 mars : « Tensions entre Alger et Washington ? » Abderrachid Boukerzaza, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, tempère comme il peut : « Aucune demande d’explication n’a été envoyée à Son Excellence Robert Stephen Ford », assure-t-il à l’issue du Conseil du gouvernement. Mais si l’incident diplomatique a été évité, l’affaire n’en a pas moins pris une tournure politique. Pour avoir rendu visite, le 18 février, à l’ambassadeur des États-Unis, Saïd Sadi, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition), s’est senti visé par les déclarations du Premier ministre. Qualifiant ses propos « d’un autre âge », il rappelle à Abdelaziz Belkhadem que lui-même fréquentait assidûment l’ambassade de la République islamique d’Iran à Alger au début des années 1990. Ambiance…
Et Robert Stephen Ford dans tout ça ? Il continue à recevoir dans son bunker de la Colonne Voirol, sur les hauteurs d’Alger, personnalités politiques, de l’opposition ou proches du pouvoir, universitaires et journalistes. Rien, dans les usages, ne lui interdit de s’informer. En fait, si l’on devait trouver un contentieux entre Alger et Washington, ce ne sont pas les méthodes de travail de l’ambassadeur Ford, mais le sort réservé aux détenus algériens de Guantánamo. Contrairement aux autres pays de la région, l’Algérie a refusé d’accepter les conditions accompagnant la libération de ses ressortissants qui croupissent, sans jugement, dans le tristement célèbre camp de détention. Les Américains souhaitant jouir de la possibilité d’interroger ou d’interpeller à tout moment les futurs élargis, ces derniers doivent être interdits de déplacement à l’étranger, et donc privés de passeport. Le rejet de ces conditions par le gouvernement Belkhadem retarde d’autant la libération des dix-sept Algériens de Guantánamo et embarrasse Washington, qui envisage la fermeture définitive du camp.


JeuneAfrique.com
Appelé à rester au pouvoir, Bouteflika s'en tient au présent


12.03.08 |


Par William Maclean


ALGER (Reuters) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, pressé par ses alliés d'amender la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, a laissé cette question en suspens et indiqué, dans une interview accordée à Reuters, se concentrer sur la fin de son mandat actuel.


Le chef d'Etat algérien, qui est âgé de 71 ans, a dit à Reuters qu'il se félicitait de l'intérêt du public pour l'élection présidentielle de 2009, dans lequel il voit "une preuve de maturité politique", et a qualifié les récentes attaques menées par Al Qaïda d'actes désespérés de terroristes vaincus.

Répondant par écrit aux questions qui lui avaient été adressées, il a indiqué avoir repris une activité normale après sa maladie, fin 2005. Son état de santé, qui fait l'objet de nombreux commentaires de la presse algérienne, ne devrait pas provoquer de spéculations "fantaisistes", a-t-il ajouté.

"Pour l'instant, il s'agit pour moi d'achever correctement mon deuxième mandat en espérant atteindre tous les objectifs que je m'étais fixés et qui faisaient l'objet de mon programme électoral."

"Que des organisations ou des partis politiques se préoccupent déjà des prochaines élections présidentielles, je n'y vois que la manifestation de l'intérêt que notre population et la classe politique apportent à la vie politique et au devenir de notre pays."

"C'est une preuve de maturité politique dont je ne peux que me réjouir."

Bouteflika est peu à peu apparu comme le dirigeant algérien le plus influent depuis Houari Boumedienne dans les années 1960, en contribuant à la stabilité de la société après la guerre civile des années 1990 et en mettant fin au long isolement subi par le pays sur la scène internationale.

On lui doit également la normalisation des liens de la présidence avec l'armée, qui joue un rôle de premier plan dans le cadre de l'état d'urgence proclamé il y a quinze ans.

MODIFIER LA CONSTITUTION

Pour toutes ces raisons, ses alliés lui demandent à présent de modifier la Constitution afin de supprimer la limite de deux mandats imposée au chef d'Etat et de pouvoir se présenter à nouveau à sa propre succession en avril 2009.

Ces appels sont pour la plupart issus de groupes liés au Front de libération nationale (FLN), parti dont l'aile militaire avait mené entre 1954 et 1962 la guerre d'indépendance contre Paris.

Bouteflika a affirmé que l'Algérie avait regagné sa place légitime dans la communauté internationale depuis 1999, date de sa première élection.

"L'Algérie a traversé les épreuves tragiques d'un terrorisme aveugle et brutal durant les années 1990. Elle s'en est sortie victorieuse et renforcée. Elle a récupéré progressivement, depuis 1999, la place qui est la sienne dans le concert des nations."

"SUPPUTATIONS FANTAISISTES"

Pour les partisans de Bouteflika, un troisième mandat garantirait la poursuite de la reconstruction économique.

Ses détracteurs appellent au contraire au changement et l'accusent d'avoir fait preuve d'intolérance politique et de n'avoir pas réussi à atténuer la dépendance de l'économie vis-à-vis des hydrocarbures.

Le président algérien a assuré que la vie politique du pays se développait et qu'à mesure que les institutions se renforçaient, l'influence de l'armée dans la vie publique diminuait.

"L'armée, il est vrai, a joué un rôle très important dans la vie de notre pays tout en respectant le cadre qui lui a été fixé par la Constitution. Ce rôle décroît en importance à mesure que les institutions politiques du pays se renforcent et gagnent en efficacité pour prendre entièrement en charge leurs responsabilités."

"L'armée est ainsi appelée à devenir une armée professionnelle, comme cela a déjà commencé à se faire, conformément aux orientations de notre politique."

La santé de Bouteflika est fréquemment mise en question. Le président algérien a subi en avril 2006 des examens médicaux en France et y avait été opéré en décembre de l'année précédente d'un ulcère hémorragique à l'estomac.

"Tout le monde sait que j'ai été malade et que j'ai dû suivre une convalescence sérieuse", a reconnu Bouteflika. "Mais maintenant, j'ai repris mes activités normales et je ne pense pas que mon état de santé doive encore susciter des commentaires ou des supputations plus ou moins fantaisistes."
Salamou Alykoum,

Et que va faire Belkhadem contre les amerloks???

creer un nouveau GIA?




Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos


Boycottez pour la paix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Boycottez!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Boycottez pour les enfants de Gaza!!!!!!
Citation
Donatello a écrit:
Salamou Alykoum,

Et que va faire Belkhadem contre les amerloks???

creer un nouveau GIA?

les explpusler , on la deja fais avec d'autres ambassadeursevil
Franchement elwatan, tes interventions ressemblent de plus en plus à ce ministre de l'information Irakien au moment où les americains étaient entrain d'envahir le pays.
Tu seras peut être sollicité aussi par les teles americaines pour un one man show qui sait???

quote elwatan]
Citation
Donatello a écrit:
Salamou Alykoum,

Et que va faire Belkhadem contre les amerloks???

creer un nouveau GIA?

les explpusler , on la deja fais avec d'autres ambassadeursevil[/quote]



Pour défendre une femme , il faut commencer par la respecter
Etre tolérant , c'est faire un TOLLE A L'ERRANCE
Citation
elwatan a écrit:
Citation
Donatello a écrit:
Salamou Alykoum,

Et que va faire Belkhadem contre les amerloks???

creer un nouveau GIA?

les explpusler , on la deja fais avec d'autres ambassadeursevil


Salamou Alykoum,

J'aimerais bien voir ca avec les amerloks qui ont plutot tendance a ne pas lacher le steak sinon, ils ne quitte pas un pays avant de l'avoir detruit.




Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos


Boycottez pour la paix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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notre pays le maroc na pas subi ce que algerie à eux, cela peut très bien arrivée chez nous les années noir de algerie..
je pense que l on devrait réfléchir avant de commenter les affaires des autres!

notre Pays le Maroc" et gouverner par Qui? qui dirige le Pays? nous nous pouvons pas faire cela on ferme notre bouche alors on devrait se taire!
tu n'as pas l'impression que tu as un problème d'identité toi ????

Citation
rifati a écrit:
notre pays le maroc na pas subi ce que algerie à eux, cela peut très bien arrivée chez nous les années noir de algerie..
je pense que l on devrait réfléchir avant de commenter les affaires des autres!

notre Pays le Maroc" et gouverner par Qui? qui dirige le Pays? nous nous pouvons pas faire cela on ferme notre bouche alors on devrait se taire!
 
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