le roi n'aime pas la proximité de la "populace"
1 km de son palais c'est trop prés pour le roi.
sans compter qu'il a un palais dans chaque ville.
le roi des pauvres aiment les pauvres , mais devant les caméras de télévision et loin de chez lui.
ce que tu dis est en principe logique, mais en supposant que tu connaisses les details de l'affaire.

dans l'article il y a un soupcon d'explication, comme il peut y avoir d'autres pieces qu'on ignore jusque la. le directeur de l'agence urbaine est limoge, pourquoi? les terres appartiennent au maire de la ville ce qui laisse suggerer qu'il y a une implication de l'autorite politique, chose courante au Maroc, et l'autorisation donnee par le palais lui-meme??

d'un autre cote, le palais deja apres un fait semblable a marrakech est-il si "bete" de se lancer dans des mesaventures arbitraires? je ne crois pas qu'on peut affirmer ceci de maniere aussi facile. meme le palais fait attention, plus attention que tout le monde au Maroc et une telle action est loin d'etre "arbitraire".

bref, avant de juger il faut d'abords etre un peu sur des faits. mais lancer comme cela que le roi "n'aime pas la populace" c'est du n'importe quoi gratuit, populiste et ignorant. du khoroto quoi.




Almouha a écrit:
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> "Ici" dans les pays de droit, ...


AGADIR : L¹affaire du projet Naâma d¹Agadir (11/9/2005)
Une démolition à plusieurs dimensions

On se souvient bien des réflexions élogieuses proférées par notre regretté Nadir Yata dans l¹une de ses chroniques «Mais dit l¹autre», à l¹égard de deux promoteurs marocains de haute qualité intellectuelle et entrepreunariale, en l¹occurrence Tarek et Khalid Kabbage.
Les louanges du chroniqueur allaient, en effet, mettre en valeur l¹engagement patriotique légué par feu Abbas Kabbage, nationaliste de première heure, à sa fidèle progéniture, fière de ce legs des idéaux suprêmes, mais également du patrimoine développemental dont elle fait bon usage, avec créativité et détermination, en particulier dans les zones fraîchement récupérées, là où l¹investissement relevait de l¹aventure. C¹était là, pour notre défunt éditorialiste, fin et perspicace qu¹il était, un bel exemple de patriotes marocains issus du mouvement national qui savaient, de la façon la plus éclatante, s¹approprier les valeurs démocratiques et s¹investir dans l¹entreprise citoyenne légitime, loin de tout enrichissement féodal et hégémoniste. Ironie du sort; les deux hommes de c¦ur dont on dit beaucoup de bien, fort connus par ces qualités peu communes dans le monde des affaires, viennent de concéder une gifle des plus cinglantes durant leur honorable itinéraire. Une sacrée gifle qui vient pareillement faire remuer dans sa tombe leur auguste père reposant en paix pour avoir si majestueusement rempli sa mission envers la nation.
Effectivement, beaucoup d¹encre a coulé à propos de l¹affaire du projet immobilier «Naâma» qui vient d¹être martelé à coup de bulldozers, il y a quelques jours. L¹événement a fait le tour de la ville et nourri les commentaires de toutes parts. En fait, il y avait de quoi alimenter tout ce bon bout de temps de réactions, pour la plupart, imprégnées de révolte et d Œindignation.
A priori, l¹acte de démolition n¹était pas si simple puisqu¹il concernait une fondation étalée sur 4 ha, appartenant aux deux frères associés et avoisinant le palais royal. Proximité certes, mais à 1,5 km et 96 mètres de la route quand même. Bien mieux que cela, l¹édification estimée à plus de 80 millions de dhs projetant 70 villas et appartements R+1 ne souffrait d¹aucune infraction urbanistique ni de la moindre transgression des lois en exercice. Les autorisations délivrées dans ce sens en témoignent, notamment du Secrétariat particulier du Palais, de la commission ad hoc de la wilaya, de la commune urbaine d¹Agadir et de l¹agence urbaine d¹Agadir. L¹idée du projet a été amorcée en 1995 et trouvait la voie de la concrétisation, il y a à peine quelques mois pour être avortée, vendredi 28 octobre dernier, après seulement 30% d¹exécution. C¹est cet avortement qui s¹est effectué pour le moins qu¹on puisse dire, d¹une façon brutale et expéditive, à l¹insu des propriétaires et des exécuteurs des travaux. Toute une armada de la plus haute sphère de l¹Etat, conduite par le ministre de l¹Intérieur en personne et escortée d¹un lourd détachement des services d¹ordre, toutes catégories confondues, s¹est déployée dans les lieux vers 22 heures pour parapher la destruction. Devant ce déplorable gâchis, les destructeurs feraient mieux de se mobiliser pour l¹inauguration de ce projet d¹envergure, une fois à terme. La nuit même de cet acte hâtif exécuté sans même se référer aux procédures judiciaires légales ni prendre la peine de mener les enquêtes idoines, ou congédia, ipso facto, le Directeur de l¹agence urbaine d¹Agadir procéda, le lendemain, en début d¹après-midi, aux passations des pouvoirs, d¹une urgence sans précédent, alors que maintes affaires administratives aussi simples qu¹elles soient peuvent traîner des éternités. Tout le mystère est là, d¹autant plus que le projet n¹a souffert d¹aucune contestation auparavant, a entamé, depuis une décennie, les démarches procédurales nécessaires sans l¹ombre d¹une défection quelconque et entretenu avec son entourage le rapport de bon voisinage légal et légitime. Pourquoi donc ce rebondissement de situation inopiné? Y¹a-t-il encore d¹autres explications sous-jacentes, d¹autres manipulations qui ont envenimé cette quiétude environnante? Autant de questions qui n¹arrêtent pas de bousculer le simple fait explicite, à l¹heure où le Maroc d¹aujourd¹hui se lance résolument à l¹ancrage de l¹Etat de Droit et des Institutions, avec l¹avènement de la nouvelle ère. L¹acte makhzénien dont on parle encore avec beaucoup d¹amertume et de frustration n¹est guère un fait fortuit relatif à un simple projet immobilier qui peut se réitérer sous d¹autres conditions légales et compréhensibles, mais, pour sûr, un coup dur asséné aux valeurs démocratiques pour lesquelles l¹institution Royale, aux côtés des forces vives du pays ne cessent de lutter. C¹est aussi un coup dur à l¹élan d¹investissement qui anime les opérateurs nationaux et étrangers, grâce justement, à la stabilité et l¹ouverture dont jouit le Maroc, fort propulsé en avant par ses choix démocratiques irréversibles. C¹est enfin un coup dur pour le projet sociétal auquel aspirent toutes les composantes de la nation, en termes de l¹autonomie des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c¹est ce que se pressent de dévoiler les résistances veules de la commune d¹Agadir, à l¹issue de cette affaire dont la victime n¹est autre que leur ennemi juré.
C¹est ainsi que les jubilations et les congratulations se donnent libre cours à leurs haines gratuites, tout en se servant de leurs plumitifs de caniveaux pour chanter victoire avant la lettre, surtout que le président, sous l¹effet du choc, a laissé entendre sa démission. Cependant, leur surprise fut grande, deux jours après, lorsque le président, remis de son ébranlement, présidait, comme si rien n¹était, la session ordinaire d¹octobre du conseil communal. Le triomphe des détracteurs fut de courte durée, à la grande satisfaction des adeptes des réformes municipales. Encore une fois, les réformes municipales. Encore une fois, les trouble fêtes d¹une commune en plein résurrection, doivent mordre la poussière car ils ont constamment affaire à un client qui a l¹habitude d¹assumer contre vents et marées. Même si, cette fois-ci, les circonstances en place sont de taille, lesquelles circonstances cherchent à se racheter, croit-on savoir, en prônant l¹indemnisation inhérente aux dégâts matériels causés par la démolition. Serait-elle une confirmation du tort perpétré? Mais, qu¹en est-il de l¹indemnisation morale, causée par un tel acte? Celle-ci, peut-elle être palliative vis-à-vis des victimes directes et de toutes ses retombées?
Néanmoins, le fait de penser déjà à indemniser les initiateurs du projet, en particulier Khalid Kabbage, promoteur d¹une discrétion et d¹une efficacité exemplaires et principal instigateur de la réalisation, est déjà une bonne chose, en attendant le dénouement salutaire. Cela servirait, sans nul doute, de leçon à la précipitation. Le grand vainqueur dans cette affaire ne serait autre que la démocratie dans notre pays.

Saoudi El Amalki





Al Bayane,





Modifié 1 fois. Dernière modification le 09/11/05 22:18 par jabranci.


En fait, et comme d'hab, la décision est bonne, mais la communication est lamentable.

Vous imaginez les mecs de la sécurité, ils doivent s'arracher les douilles !

Cece dit, les blocages de routes lors des déplcements de M6 sont plus chiants et là, on peut parler de populace et d'abus.

Voilà
bonjour ohque,

de quelle decision tu parles? celle "d'indemniser les victimes"?

je ne sais pas si c'est la communication qui est lamentable ou que ce sont tout simplement des reflexes feodaux. les feodaux ne communiquent. ils ordonnent, prennent ou donnent.

peut-etre que l'on saura plus sur cette cette affaire, mais je crois qu'un dommage capital est deja fait.




ohquelesgenssontaigris! a écrit:
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> > En fait, et comme d'hab, la décision est bonne,
> mais la communication est lamentable.
>
> Vous imaginez les mecs de la sécurité, ils doivent
> s'arracher les douilles !
>
> Cece dit, les blocages de routes lors des
> déplcements de M6 sont plus chiants et là, on peut
> parler de populace et d'abus.
>
> Voilà


Il a raison. Sa sécurité est en jeu. En plus, un maire qui fait du bizness dans sa ville alors qu'il en est le premier magistrat, c'est zarbi.


zaki7 a écrit:
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> ou si le responsable administratif a donné une
> autorisation illégale pour une raison quelconque,
> il doit etre poursuivi...




deja fais a marakech!!!!!