Coup d’envoi du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger

Ca y est ! C’est (enfin) parti ! Le président Driss El Yazami et son équipe ont décidé de convoquer les membres désignés pour siéger au sein de l’instance, les 6 et 7 juin 2008 à Rabat, pour deux journées de réflexions et de travaux et afin de présenter (et partager) les priorités dégagées par le staff dans le cadre de l’exercice 2008/2009.
Selon les informations recueillies, le duo composé de Driss El Yazami et Abdallah Boussouf (Secrétaire général), ont définis plusieurs axes qui seront sujets à débats avec les membres associatifs. Ainsi, les sociétaires du (désormais) CCME (Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger) pourront donner leur point de vue sur l’action des MRE dans le développement économique du Royaume, sur le transfert des compétences ou encore sur le renforcement du rôle social des MRE auprès de leur famille. Une période de 18 mois aurait été décrétée pour remettre au Souverain une synthèse sous forme de livre blanc.

Parallèlement à cela, des séminaires et des conférences seront organisés au Maroc et dans les pays de résidence afin de mener de larges consultations auprès d’un panel élargi de MRE. Un chantier titanesque en perspective tant l’éclatement géographique, les spécificités environnementales et les particularités politiques et sociales des ressortissants marocains installés à l’étranger sont importants.

En outre, la démarche philosophique repose sur la participation «participative» de l’ensemble des acteurs de la diaspora, sans exception, selon la direction du CCME. Quel défi ! C’est un véritable parcours du combattant qui se profile pour eux. L’option retenue par le binôme El Yazami/Boussouf semble obéir à la volonté de ne pas susciter de frustrations. Tel est le prix à payer pour la paix sociale.

Il semblerait que le débat sur l’exercice de la citoyenneté pleine (principale revendication des MRE) dans le pays d’origine ait été relayé au second plan. Comme du reste celui lié aux conditions d’accueil des MRE désireux de tenter une expérience professionnelle au Maroc. Un épiphénomène, selon certains, et un phénomène émergent, selon d’autres. Cependant, c’est une réalité qui nécessiterait un espace de débat. Ces citoyens du monde ne constituent-ils pas une valeur ajoutée ?

A l’heure où le Maroc souffre d’un déficit chronique en matières de ressources humaines combiné au désir de certains membres de la diaspora de venir tenter leur chance dans un Maroc en mouvement, il serait judicieux de mener une réflexion sur les mécanismes et les instruments à mettre en place pour construire un pont au-delà des frontières et des continents. C’est le moment où jamais !
Diaspora marocaine : un poids économique non négligeable

18 milliards de Dh en 1997, 55 milliards en 2007, la participation et la contribution des MRE dans l’économie marocaine ne cesse de croître. Elles représentent environ un quart des recettes courantes de la balance des paiements et 9% du PIB.

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