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Gouvernement Benkirane : Le fossé se creuse entre PPS et PJD

La majorité gouvernementale commence à se lézarder.  Les divergences entre le PPS et le PJD se font jour. Un cas nullement isolé. Les clivages idéologiques commencent à prendre le dessus sur les calculs politiciens ayant présidé à la formation du cabinet Benkirane.

La majorité du gouvernement Benkirane chancelle. Ses composantes sont loin de jouer la même partition. Au fil des jours, les fausses notes se multiplient, le dernier acte c’est cette rebuffade, dûment sanctionné par un communiqué, de El Houcine El Wardi, le ministre de la Santé du PPS (parti du progrès et du socialisme), contre des poursuites judiciaires lancé par le département de Mustapha Ramid, PJD, contre deux infermière et un médecin. Un incident qui n’est d’ailleurs pas le premier entre ces deux partis, les clivages idéologiques entre les « frères » et les « camarades » commencent à prendre le dessus sur les calculs politiciens lors de la formation du cabinet Benkirane. L’affaire aurait été traitée dans le cadre de la majorité, sans grand tapage médiatique. Mais ce fut autrement. Le ministre de la Santé s’est engagé à soutenir fermement les intérêts deux mis en cause. Des avocats, dont les honoraires sont payés par le ministère, assurent leurs défenses. Mieux encore, le budget du département de El Wardi prendra sur sa charge les dédommagements des victimes de fautes commises par les hommes et les femmes en blouses blanches.  Les syndicats applaudissent la décision du ministre. Un point pour le bilan de El Ouardi et pour le PPS.

El Ouradi contre Hakkaoui

Force est de constater que le courant ne passe pas entre Houcine El Wardi et certains de ses collègues PJDistes.  Quelques jours après sa nomination, une divergence de vue éclate entre lui et la très conservatrice Mme Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité et de la famille, au sujet de l’avortement. Février, le ministre de la Santé, PPS, s’est prononcé pour un assouplissement des restrictions contre l’avortement. Il s’est déclaré favorable à la mise en place de normes facilitant le recours à ce genre d’opération. El Wardi a précisé que l’introduction de ces mesures figure parmi ces priorités, rejetant, au passage, l’interdiction totale de l’avortement. Des propos qui ont suscité une réplique rapide de Bassima Hakkaoui. La ministre PJDistes a choisi, le site du MUR (Mouvement unicité et réformes), la matrice du PJD, pour exprimer son opposition aux déclarations de El Wardi. Bien entendu, elle a critiqué, comme il se  doit de l’être, la position du camarade, suggérant que seul un referendum pourrait changer l’interdiction de l’avortement, en vigueur actuellement au Maroc.

PPS et PJD, l’entente n’est pas au rendez-vous

Ces différents entre El Wardi et Ramid ou Hakkaoui attestent, si besoin est, d’un fossé, qui ne cesse de prendre de la profondeur, entre le PPS et le PJD. La publication des listes des agréments de transports routiers par le département de Abdelaziz Rebbah, sans qu’elle soit discutée en conseil de gouvernement, n’a pas été apprécié par la direction du PPS. Quelques jours plus tard, c’est Habib Choubani, ministre des Relations avec le parlement et la société civile, également du PJD, de tirer à boulets rouge sur les festivals et notamment Mawazine. Cette fois, c'est au bureau politique du PPS de s’inscrire en faux contre ces propos. Petite précision, Nabil Benabdellah, le secrétaire général du PPS, ministre de l’Urbanisme, est le président du festival du cinéma méditerranéen de Tétouan. Le 8 mars, un nouveau communiqué du bureau politique du PPS, dénonçant des « agressions » présumés contre ses étudiants de l’université de Settat qu’auraient commises des jeunes appartenant à l’organisation du renouveau estudiantin, une autre émanation du PJD.

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1 commentaire
vermine
Auteur : ichiadmia
Date : le 29 mars 2012 à 03h38
En ce qui concerne l'avortement ce n'est ni wardi ni hakkaoui qui doivent en decider mais les personnes concernes eux meme. Bien sur Mr. Wardi doit mettre en place les procedure et le personels mais la dame elle doit faire son boulot mais pas dicte aux femmes comment elles doivent vivre.
et ce PJD n'ont que cette vermine a mettre en vitrine?
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