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Italie : Après Sarkozy, Berlusconi s’apprête à doper les vols charters

Pour mieux savourer sa (large victoire) à l’élection présidentielle, «El Duce», plus précisément Silvio Berlusconi, le chef du parti de la droite italienne, s’est fendu d’un discours qui laisse craindre le pire. En effet, le patron du club mythique du Milan AC, a annoncé la couleur. «Ma priorité sera de lutter sans relâche face à l’immigration clandestine et l’immigration…», dit-il.
De quoi voulait-il parler ? Des vagues de migrants en provenance d’Afrique du nord, essentiellement du Maroc, pour répondre à des besoins (et des urgences économiques). Une fois de plus, le ton est donné et la «chasse» aux citoyens du monde est lancée. Pis, à peine élu à la fonction suprême, Nicolas Sarkozy, le président de la République française a manifesté «le désir de travailler étroitement avec le nouveau chef de l’exécutif italien».

Doit-on s’attendre à des charters collectifs avec comme partenaire aérien la future compagnie Air France / KLM /Air Italia ? Le rapprochement entre les compagnies aériennes Françaises et Italiennes semble en bonne voie, après quelques zones de perturbations. L’alliance en «Sarko» et «Silvio» devrait peser de tout son poids pour faire aboutir la fusion et donner lieu à une vision commune et partagée de l’immigration. Faute de solutions pour sortir leur pays respectifs du marasme ambiant, le dossier «immigration» sera leur atout majeur.

Le travail entrepris par Brice Hortefeux, ministre de l’Identité nationale et de l’Immigration, devrait servir de base pour la mise sur orbite d’une politique (hyper) répressive envers les personnes «culturellement différentes ». En règle ou pas avec la loi, nul n’ignore que les communautés étrangères sont la cible d’attaques en tout genre, d’humiliations répétées (contrôles d’identité à répétition) et d’actes discriminatoires en tout genre. Dorénavant, l’Italie est sur le chemin du populisme, des poussés d’intolérance et des tensions sociales.

Durant son mandat, l’ancien Premier ministre italien, Romano Prodi, chef de file du centre gauche, avait proposé la régularisation de ressortissants étrangers (dont de nombreux marocains), en règle avec les lois en vigueur dans le pays. Cette réalité va voler en éclat au plus grand dam des personnes concernées, mais également pour tous les acteurs de la défense et du respect des droits humains.

Triste constat et…réalité. En outre (et pour rendre encore plus morose l’ambiance), le récent discours de Luis Zapatero, brillamment réélu à la présidence du gouvernement espagnol, laisse entrevoir des perspectives sombres. Ce dernier a déclaré que sa priorité reposait sur la mise en place de canaux pour créer un espace propice au «retour au pays» d’étrangers. Là aussi, les MRE résidant en Espagne sont en ligne de mire. Il semblerait qu’au sien du «Vieux continent», une politique commune liée sur la gestion de l’immigration a été mise sur pied. A noter que l’Allemagne et les Pays Bas « invitent» des MRE à rejoindre la «mère patrie» sous la forme de soutien matériel et des soubassements idéologiques.

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