Rhany Kabbadj - Zinek 2'56'' | 88 auditeurs
Transports

Comanav : Un ancien employé dénonce des détournements de fond estimés à 860 millions de dirhams

La compagnie marocaine de transport maritime Comarit-Comanav continue à faire parler d’elle. Après l’affaire des deux bateaux saisis à Sète, en France, c’est un ancien employé de la Compagnie marocaine de navigation (Comanav), auparavant propriété de l’Etat, qui tire la sonnette d’alarme.  D’après lui, si la société se retrouve aujourd’hui au bord de la faillite, c’est à cause de certains responsables de la société qui auraient détourné dans le passé la somme de 860 millions de dirhams.

M.I., un ancien employé de la Compagnie marocaine de navigation (Comanav), vient d’adresser un courrier bien garni au procureur général. Un courrier qui risque de porter davantage préjudice à la compagnie de transport maritime, actuellement au bord de la faillite.

Dans son courrier, cet ancien employé qui dit avoir passé une vingtaine d’années au service de la Comanav, dénonce de graves dysfonctionnements au sein de la direction de la compagnie maritime marocaine. Il accuse, en effet, plusieurs responsables de la Comanav, sans pour autant citer leurs noms, d’avoir détourné dans le passé la somme de 86 milliards de centimes, soit 860 millions de dirhams.

140 millions de dirhams envolés  lors de l’acquisition de deux navires?

D’après lui, la société maritime, qui était détenue auparavant par l’Etat avant sa privatisation en 2007, aurait procédé à de « gros » détournements de fonds à cette époque, lors de l’opération d’acquisition de deux navires, à savoir le« Ouadi Zir » et le « Ouadi Dahab », rapporte le quotidien arabophone Assabah, dans son édition d’aujourd’hui, mardi 14 février. Il affirme que la Comarit a procédé à l’achat de ces deux bateaux pour la somme de 190 millions de dirhams chacun, en déclarant sur les documents officiels une somme nettement plus supérieure, à savoir 260 millions de dirhams. M.I. accuse en réalité, certains responsables d’avoir dérobé, lors de cette opération, quelques  140 millions de dirhams.

Mais ce n’est pas tout. Le même employé affirme également que certains responsables avaient pour habitude de vendre des navires se trouvant dans un très bon état, pour les louer par la suite à leurs propriétaires avec l’argent en devises.

Plusieurs anciens employés de la Comanav pourraient ainsi comparaitre prochainement devant la justice marocaine, croit savoir le quotidien. Ce qui est sûr c’est que les malheurs de la compagnie maritime sont loin d’être finis.

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12 commentaires
article midi libre
Auteur : 2002nidal
Date : le 17 février 2012 à 14h12
Ferries marocains : "On partira d’ici payés, ou dans un cercueil"
PATRICE CASTAN
16/02/2012, 09 h 35 | Mis à jour le 16/02/2012, 14 h 00
33 réactions
Hier, pour la première fois, une délégation a osé parler ouvertement.
Hier, pour la première fois, une délégation a osé parler ouvertement. (CH. FORTIN)

Humbles, calmes, déterminés. Hier, Najat, Abdeljalhil, Mohamed, Karim et Haddou ont poussé la porte de la rédaction de Midi Libre. Ils sont hôtesse, matelot-timonier, maître d’hôtel ou encore mécaniciens sur deux des trois ferries marocains bloqués dans le port. Et particulièrement courageux.

Trouver une solution

Assez pour avoir formulé, au nom de leurs collègues, une demande d’assistance auprès des syndicats FO et ITF afin de trouver une solution négociée à leurs problèmes. Et une protection contre d’éventuelles représailles une fois le contentieux réglé, et la ligne “redémarrée”.

C’est qu’ils ne demandent pas autre chose, les 220 marins, que de reprendre le travail. Malgré des conditions qui, notamment sur les anciens bateaux de la compagnie nationale (le Marrakech et le Bni Nsar), n’ont fait que se dégrader en trois ans - plus une pièce de rechange ; six femmes de ménage (contre 12 avant la privatisation) pour 500 passagers. Ils tiennent à leur emploi, et à leur boîte. Ce dont on se doutait un peu en observant le mouvement de résistance pacifique qui a pris corps ces dernières semaines dans l’antre de bateaux glacés, parfois privés de chauffage, et de sanitaires. Des navires dans lesquels des hommes occupent tous les jours, des “cellules” situées sous la ligne de flottaison, sans lumière.

"On ne fait pas la mendicité"

"On ne fait pas la mendicité, nous assurent les “délégués”. Ce n’est pas nous qui avons bloqué notre outil de travail. Mais on est prêts à rester un an ici, on ne descendra du bateau qu’une fois nos arriérés de salaires réglés, ou alors dans un cercueil…" À demi-mot, l’un d’entre-eux évoque une grève de la faim.

Depuis quelques jours, l’armateur pourvoit à nouveau au ravitaillement en vivres, et en gazole. Un lien ténu, certes, mais qui porte les espoirs d’une solution négociée. D’une solution à l’issue de laquelle ils pourraient reprendre leur vie d’avant, et repartir, avec les bateaux. Sur la ligne Sète-Tanger, "le carnet de commandes est plein", assurent-ils. Du reste, le Bni Nsar comme le Marrakech ne vaudraient rien sans eux. Une étude d’un bureau Veritas estime en effet les ferries (Biladi compris) au prix de la ferraille, soit 5,1 M€. Pas de quoi payer l’ardoise de fioul. Comme quoi, là encore, il n’y a de richesses que d’hommes.
article midi libre
Auteur : 2002nidal
Date : le 17 février 2012 à 14h09
Ferries marocains : "On partira d’ici payés, ou dans un cercueil"
PATRICE CASTAN
16/02/2012, 09 h 35 | Mis à jour le 16/02/2012, 14 h 00
33 réactions
Hier, pour la première fois, une délégation a osé parler ouvertement.
Hier, pour la première fois, une délégation a osé parler ouvertement. (CH. FORTIN)

Humbles, calmes, déterminés. Hier, Najat, Abdeljalhil, Mohamed, Karim et Haddou ont poussé la porte de la rédaction de Midi Libre. Ils sont hôtesse, matelot-timonier, maître d’hôtel ou encore mécaniciens sur deux des trois ferries marocains bloqués dans le port. Et particulièrement courageux.

Trouver une solution

Assez pour avoir formulé, au nom de leurs collègues, une demande d’assistance auprès des syndicats FO et ITF afin de trouver une solution négociée à leurs problèmes. Et une protection contre d’éventuelles représailles une fois le contentieux réglé, et la ligne “redémarrée”.

C’est qu’ils ne demandent pas autre chose, les 220 marins, que de reprendre le travail. Malgré des conditions qui, notamment sur les anciens bateaux de la compagnie nationale (le Marrakech et le Bni Nsar), n’ont fait que se dégrader en trois ans - plus une pièce de rechange ; six femmes de ménage (contre 12 avant la privatisation) pour 500 passagers. Ils tiennent à leur emploi, et à leur boîte. Ce dont on se doutait un peu en observant le mouvement de résistance pacifique qui a pris corps ces dernières semaines dans l’antre de bateaux glacés, parfois privés de chauffage, et de sanitaires. Des navires dans lesquels des hommes occupent tous les jours, des “cellules” situées sous la ligne de flottaison, sans lumière.

"On ne fait pas la mendicité"

"On ne fait pas la mendicité, nous assurent les “délégués”. Ce n’est pas nous qui avons bloqué notre outil de travail. Mais on est prêts à rester un an ici, on ne descendra du bateau qu’une fois nos arriérés de salaires réglés, ou alors dans un cercueil…" À demi-mot, l’un d’entre-eux évoque une grève de la faim.

Depuis quelques jours, l’armateur pourvoit à nouveau au ravitaillement en vivres, et en gazole. Un lien ténu, certes, mais qui porte les espoirs d’une solution négociée. D’une solution à l’issue de laquelle ils pourraient reprendre leur vie d’avant, et repartir, avec les bateaux. Sur la ligne Sète-Tanger, "le carnet de commandes est plein", assurent-ils. Du reste, le Bni Nsar comme le Marrakech ne vaudraient rien sans eux. Une étude d’un bureau Veritas estime en effet les ferries (Biladi compris) au prix de la ferraille, soit 5,1 M€. Pas de quoi payer l’ardoise de fioul. Comme quoi, là encore, il n’y a de richesses que d’hommes.
enfin
Auteur : 2002nidal
Date : le 16 février 2012 à 21h31
"كوماناف"
عاد ضباط وبحارة وفندقيو شركة «كوماناف» إلى الاعتصام أمام مقر الشركة بطنجة، صباح أمس (الأربعاء). وقالت مصادر مطلعة إن الشركة لم تلتزم بوعودها وبالاتفاق الذي وقعته قبل أيام مع ممثليهم النقابيين، رغم تحديدها آجالا لذلك، مضيفة أن الضباط والبحارة والفندقيين يتوافدون من كل المدن للانضمام إلى الاعتصام المفتوح. وعلمت «الصباح» أن السلطات الفرنسية أمهلت الشركة مدة 15 يوما لأداء ديونها المتراكمة، قبل أن تبيع البواخر الموضوعة تحت الحجز التحفظي في المزاد العلني.
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