Ramadan : Portraits de 20 Français musulmans dans une série française

« Une heure avant la datte » est une série documentaire diffusée sur le site du Nouvel Observateur et d’Arte depuis le 25 juillet. 20 portraits de Français musulmans à travers une question simple « C’est quoi, pour toi, le ramadan ? » posée par Rachid Djaïdani, le réalisateur.

« C’est une punition collective, en famille ! Tu as déjà été puni avec ton père ? Non ? Et ben là c’est fait ! » Gharib, jeune parisien musulman de 28 ans, évoque le ramadan avec humour dans la nouvelle série particulière pour le ramadan :« Une heure avant la datte ». Diffusée depuis le 25 juillet sur les sites Internet du Nouvel Observateur et de Arte, ces 20 courts portraits de Français musulmans s'articulent autour d'une même question posée par le réalisateur, Rachid Djaïdani : « C’est quoi, pour toi, le ramadan ? » Le téléspectateur ne doit pas s’attendre à des enseignements de théologie mais à découvrir des individus qui vivent le jeûne du mois de ramadan chacun à leur façon.

« En 2007, je n’ai pas fait le ramadan, j’avais un doute sur ma foi et en même temps de la culpabilité. Je me demandais qu’est ce qui faisait que moi je doute parce que c’était trop éprouvant et qu’est ce qui faisait que mes propres amis, eux, continuent à le faire », explique le réalisateur, pour le Nouvel Observateur. De cette interrogation est venue l’idée de filmer ses amis et de les interroger pour mesurer ce qui faisait la différence entre sa foi et la leur.

Dans l’un des épisodes, Kamel explique que le ramadan « est une cadeau que l’on s’offre ». Très inspiré, il lance que tout ce qu'il voit au quotidien lui prouve l’existence de Dieu, « se balader avec toi dans une rue de Paris, c’est un peu miraculeux » dit-il à Rachid. A travers ces portraits, le réalisateur a voulu présenter des « Français musulmans de France » et faire découvrir des approches différentes de ce qu'est le ramadan pour chacun d'entre eux. A l'instar de Gharib qui rappele que le début du ramadan coïncide avec le nouvel an juif, « peut être un message de paix, qui sait ! », s'interroge-t-il.

Malgré ses messages pleins de bonne intention, Rachid Djaïdani a réalisé sa série lui-même, pendant 3 étés successifs, faute du soutien d’une maison de production. « Avec ce genre de sujet, si tu veux traiter d’un pixel caramel, d’une minorité, on te dit non, parce que ce n’est pas assez universel », ironise Rachid.

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