Algésiras continue sa dégringolade face à Tanger Med

Le port d’Algésiras, premier port d’Andalousie et d’Espagne, frôle la crise. Le trafic de conteneurs de cette plateforme connait un recul important en 2010, une chute de 20% par rapport à l'année dernière. Premier responsable désigné de la chute de l’activité à Algésiras, le port de Tanger Med.

Vue aérienne du port d'Algésiras.Teleprensa.es

L’heure est grave à Algésiras. La situation du port d’Algésiras a été qualifiée de « critique » en début novembre par Manuel Morón, président de l’Autorité portuaire de la baie d’Algésiras (APBA). Ce dernier s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec le nouveau maire de la ville, Diego Sánchez Rull, élu le 14 octobre 2010 en lieu et place de Tomas Herrera. Le président de l’APBA a indiqué aussi que les solutions de sortie de crise « ne peuvent pas attendre ». Et il y a de quoi, car les statistiques du trafic portuaire des derniers mois ont vu une baisse continue du mouvement des conteneurs en transit au corus du troisième trimestre.

Selon les mêmes données, au mois de septembre, les deux terminaux du port d’Algésiras ont vu transiter un total de 203 967 conteneurs, équivalent vingt pieds (EVP), ce qui représente 19,4% de moins qu'en septembre 2009.

Cette baisse de fréquentation d’Algésiras est le résultat du transfert par la multinationale danoise, Maersk Line, d’une partie de son activité conteneur vers d'autres ports. Principal concurrent : Tanger Med. Maersk Line, qui avait pris cette décision en mars 2010, avance comme raison de ces transferts le coût d'exploitation trop élevé à Algésiras. Et même le gel des taxes de 2009 cumulé à une réduction des taxes portuaires à Algésiras (introduite par une nouvelle loi sur les ports), n’ont pas permis à ce port espagnol de redresser la barre et renverser la tendance.    

En plus de la loi sur les ports, Madrid avait même choisi de miser sur le chemin de fer pour faciliter le trafic de marchandises à Algésiras, a expliqué Diario de Cadiz. Toutes ces mesures sont restées insuffisantes et n’ont pas permis le redécollage du port andalou.  L’ouverture d’un nouveau terminal exploité par le groupe Sud-Coréen Hanjin, n’a pas non plus eu de grand impact.  

Les responsables de l’APBA sont à pied d’œuvre pour donner une bouffée d’oxygène à leur structure, sachant que le port de Valence représente également un sérieux concurrent. En attendant, le port marocain rafle la mise et le secteur en Espagne s'inquiète de la future extension de Tanger Med qui aggravera cette crise en Andalousie.

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Et l'ecologie dans tout ça?
Auteur : Cielsaumon
Date : le 29 novembre 2010 à 10h36
Les problèmes écologique au Maroc devraient être un souci dès ce grand départ vers l'avenir, car il ne peut y avoir d'avenir justement sans ce soucier du coté écologique.
Nous restons à la traîne et c'est bien dommage.
Parti écolo pratiquement inexistant.
Or je le dis sans rougir, nous avons un pays super beau avec une variété de faune et de flore considérable.
Nous devons absolument préserver cette belle patrie qui est la notre à tous.
Bonne gouvernance
Auteur : hautatlas_14593
Date : le 28 novembre 2010 à 22h47

Tanger med, un symbole de bonne gouvernance du Maroc amorcé sous le régne de M6. Relever les défis par le développement, apporter des solutions économiques audacieuses et fiables dans leurs choix et leurs conceptions, voilà les réponses sereines d'un pays qui se met debout pour marcher vers le bien être de ses citoyens.
Ceux qui rêvent toujours d'un Maroc sous développé et vulnérable ne sont pas au bout de leur cauchemar.
Economie
Auteur : bzou
Date : le 28 novembre 2010 à 19h00
Je pense que les grands de ce monde doivent prendre conscience et accepter les régles et les mécanismes du MARCHE .Les principes de la déclaration universelle des droits de l'homme devraient s'appliquer aussi dans une certaine mesure pour les ETATS. Permettre aux petits d'avoir une toute petite place parmi les grands c'est aussi un principe de DEMOCRATIE,et de JUSTICE .
Une des raison de l'acharnement ...
Auteur : naimo slaoui
Date : le 26 novembre 2010 à 18h22
Je disais que l'Espagne ne peut pas accepter que le Maroc gène son économie qui demande au surplus la restitution des territoires occupés...
Hassan II, le plus grand des Rois, avait suggéré le dialogue pour trouver une solution qui satisfasse les deux nations sœurs.
Et bientôt Nador
Auteur : Rif_ino
Date : le 26 novembre 2010 à 17h28
Algésiras continue sa dégringolade face à Tanger Med .Ce fait est l'une des " raisons"" parmi d'autres qui expliquent l'hystérie presque collective des médias et partis espagnoles néo franquiste et stalino-fasciste contre le Maroc.
Sebta et Mélilia ont amorcé leur déclin économique face Tétouan et Nador et aussi leur déclins démographique chrétien
Ce déclin économique et démographique en faveur du Maroc concerne aussi la péniscule ibérique
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