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Polisario : Ca chauffe à Tindouf !

Le Polisario est au centre de plusieurs polémiques depuis Vendredi. Coup sur coup trois affaires viennent jeter un climat glacial dans le désert de Tindouf. Le retour de Mustapha Salma, l'arrestation de deux journalistes marocains à Tindouf, et l'interdiction par le Polisario de l'accès à l'aéroport dans le cadre de l'opération d'échange de visites familiales organisés par le Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR).

Vue d'un camp de refugiés à Tindouf

Conformément à la résolution 1282 de l’année 1999, et d’autres résolutions successives adoptées par le Conseil de sécurité, le HCR a été chargé d’un « programme de mesures de rétablissement de la confiance destiné à faciliter les contacts de personne à personne entre les réfugiés sahraouis hébergés dans les camps de Tindouf, en Algérie, et les membres de leur famille résidant au Sahara ». Depuis 2004, l’organisme onusien s’active dans ce programme d’échange qui comporte des appels téléphoniques gratuits, dont plus de 8 000 personnes ont bénéficié.

Le HCR a décidé de reprendre ce programme – qui était à l’arrêt – de visites familiales, avec un vol entre Smara et Tindouf, le vendredi 17 septembre. Mais le Polisario a choisi d’empêcher le contact entre les visiteurs venus du Maroc, et leurs proches refugiés des camps. « A notre grande déception, les 20 passagers du vol ont été empêchés de débarquer par les représentants du Front Polisario à Tindouf », a expliqué, samedi, le HCR dans un communiqué.

La mission n’ayant pas pu aboutir, le HCR n’avait « d'autre choix que de ramener les passagers à Smara », a-t-on ajouté de même source. Il a néanmoins précisé qu’il chercherait à connaître « les motifs du débarquement du Polisario ».

Le Maroc a réagi officiellement à ce « blocus » du Polisario. « La partie marocaine dénonce cette nouvelle manifestation de dédain envers les sentiments et les attentes des familles de personnes incluses dans la visite avortée, comme elle dénonce les alibis que les autres parties ont invoqués pour justifier cet acte irresponsable, en essayant d'en imputer la responsabilité au HCR promoteur et maître d'œuvre exclusif de cette opération humanitaire », indiquait un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. La société civile marocaine a également condamné l’attitude du Front Polisario.

Corollaire de l’affaire Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud ?

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, le Polisario aurait justifié son refus l’absence d’accord avec le HCR sur la reprise des opérations d’échanges de visite. Mais il semble aussi que le mouvement indépendantiste ne veut pas regarder dans une autre direction, que celle du chemin de retour de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, son inspecteur général de police.  Ce dernier a en effet affirmé mercredi soir (deux jours avant le vol du HCR), qu’il repartirait vers Tindouf.

D’ailleurs deux journalistes de l'hebdomadaire marocain « Assahrae al Ousbouiya », partis en Algérie le vendredi pour couvrir le retour de Mustapha Salma, ont été arrêtés samedi à Tindouf, par les services de sécurité algériens, selon leur direction de publication. « Lahcen Tigbadar et Mohamed Slimani étaient toujours retenus le dimanche dans un hôtel à Tindouf en toute illégalité », d’après la même source. L’hebdomadaire arabophone, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et des associations marocaines de défense des droits humains, ont tous appelés l’Algérie, à libérer les deux journalistes. 

Toutefois, ce lundi, la situation restait inchangée. Du coup, Assahrae al Ousbouiya  toujours sans nouvelles de ses collaborateurs, a prévenu qu’il enverra dans 48h, une autre équipe de journalistes vers la frontière algéro-mauritanienne pour couvrir le retour de Mustapha Salma. 

Ces trois affaires semblent avoir comme dénominateur commun Mustapha Salma. En effet, depuis l'annonce de son retour à Tindouf, le Polisario semble en émoi comme l'ont prouvé les menaces faites à l'égard de sa famille. Difficile de garder son sang froid quand les projecteurs ne sont plus rivés sur le Maroc, mais sur les camps de Tindouf. 

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Accueil
Auteur : nacirikabir
Date : le 23 septembre 2010 à 10h27
@Melkafr : Tout les mois des centaines de Sahraouis rejoignent le Maroc, ils traversent tout le sud du Sahara, la Mauritanie et remontent au Maroc au péril de leurs vies (plus de 1800 km dans la fournaise du Sahara, pourchassé par les milices du Polisario). Je crois que c'est plutôt l'Algérie qui ne veut pas ouvrir les camps et les frontières, le Maroc est prêt à les accueillir les bras ouverts.
Partager le bonheur des provinces du sud!
Auteur : Melkafr
Date : le 22 septembre 2010 à 22h36
nacirikabir, moi je ne sais franchement pas comment vivent les gens de ces contrées et encore moins la proportion de sahraouis et de marocains
Mais il faut savoir partager le gateau, cassons donc les murs et laissons ainsi venir de Tindouf ces malheureux sequestrés. Qu'en pensez-vous?


Prosperité
Auteur : nacirikabir
Date : le 22 septembre 2010 à 10h18
Je crois que vous n'avez pas encore visité les provinces du Sud Marocain. Layoune et Dakhla sont devenu de véritables bijoux touristiques, donc comparé à Tindouf c'est le jour et la nuit.
........
Auteur : bebe78000
Date : le 22 septembre 2010 à 09h48
En meme tps c pareil partout comme au maroc comme en alégérie la misere d'un coté et la prospérité de l'autre malheureusement
Prospérité à Alger, misère à Tindouf
Auteur : nacirikabir
Date : le 21 septembre 2010 à 11h38
Prospérité à Alger, misère à Tindouf : la comparaison effarante entre Tindouf et les autres villes de l'Algérie participe d'une cruelle inégalité qui interpelle les consciences. Alors que le régime algérien thésaurise dans ses coffres-forts pas moins de 160 milliards de dollars, que les investissements se diluent ici et là, que les pétrodollars valsent à n'en plus finir, il a délibérément choisi de garder les camps de Tindouf sous la chape de la misère et de la souffrance des populations. Jamais contradiction entre paroles et agissements sur le terrain n'a été aussi flagrante. Les peuples du monde ne comprendront jamais que le fruit du partage des richesses pétrolières et gazières, étalées un peu partout, prive les camps de Tindouf du minimum vitale pour survivre. Car, le gouvernement algérien, qui dilapide des sommes colossales en achat d'armes et en projets pharaoniques, devrait tout de même être moins parcimonieux dans la conception qu'il se fait de la solidarité avec les peuples. On se prendrait à rêver qu'il accordât réellement ses actes à ses paroles, à doter les camps du minimum d'équipements décents et à cesser surtout d'instrumentaliser ces derniers à des fins politiques et de propagande grossière. Plutôt que d'étaler dans les télévisions les images de nos frères parqués sous des tentes, des sites démunis et des enfants chétifs, ne devrait-il pas, faute de générosité, se résoudre à cette idée que la meilleure voie pour les aider, c'est d'abord de les considérer en termes de principes humains.
C'est donc la richesse d'un côté et la misère de l'autre ! Où est la générosité musulmane, où est encore la solidarité révolutionnaire que le président Bouteflika lui-même, autrefois arpentant les estrades de l'ONU avec des accents guévaristes, ne cessait de vanter ?
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