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Maroc : Le sort des baleines est discuté à Agadir... et Willy n'y sera pas sauvé

Malgré les efforts marocains de médiation entre les pays pro-chasse à la baleine et les pays et organisations qui veulent interdire cette pratique, les négociations qui se déroulent actuellement à Agadir sont dans une impasse. L'atmosphère paisible de la ville balnéaire ne semble pas influencer les différentes délégations.

source: geo.fr

Depuis lundi 21 et jusqu'à vendredi 25 juin, la ville d'Agadir héberge la conférence annuelle de la commission baleinière internationale (CBI), un des plus importants rendez-vous annuels ou les 88 membres de cette organisation créée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale pour réguler la chasse à la baleine.

Si au départ, les conférences de la commission étaient un rendez-vous des nations chassant la baleine pour s'assurer de la viabilité de la chasse, la CBI est devenue, avec les années, un lieu de conflits ouverts entre ces nations et celles qui veulent abolir entièrement la chasse aux baleines qui met en danger l'existence même de ces animaux marins. Plusieurs espèces sont en voie de disparition.

Il y a 25 ans, les adversaires de la chasse avaient réussi à imposer un moratoire international sur la chasse à la baleine, mais trois pays continuent depuis à abattre ces mammifères des mers : la Norvège, l'Islande et le Japon. Avançant des raisons scientifiques et l'impact négatif des baleines sur les populations des poissons et donc la pêche, ces pays tueraient actuellement 1500 baleines par an. Qui se retrouvent ensuite aux menus de restaurants japonais et norvégiens ou dans des produits cosmétiques islandais, critiquent les adversaires.

Le Maroc, soucieux d'œuvrer pour un compromis...

Cette année, les discussions portent sur une proposition de compromis qui prévoyait de remplacer par le moratoire par une pêche hautement régulée, autorisée seulement à ces trois pays qui chassent déjà, et cela en diminuant le nombre de baleines tuées.

En tant que pays organisateur de la conférence annuelle de la CBI, le Maroc aurait déployé beaucoup d'efforts pour faire aboutir les négociations, indique la MAP. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, aurait ainsi « multiplié mardi les contacts avec les chefs des délégations prenant part à la réunion de la Commission baleinière internationale (CBI) à Agadir, dans l'espoir de réduire le fossé qui séparent les pro et les anti-pêche à la baleine ».

...mais impuissant face aux conflits d'intérêts

Mais ce mercredi, les nouvelles qui proviennent d'Agadir sont mauvaises; les négociations seraient dans une impasse. Et les accusations fustigent déjà.

Des délégués norvégiens auraient ainsi accusé les pays anti-chasse de ne pas céder d'un pouce dans leurs revendications, rapporte l'agence de presse Reuters. D'autre part, on accuse le Japon de ne pas vouloir accepter une interdiction totale de chasser les baleines dans l'Antarctique.

Résultat : les négociations au sein de la CBI seront interrompues pendant un an. Et les ONG telles que le Pew Environment Group craignent aujourd'hui que, suite à l'échec des négociations, le Japon augmente ses activités de chasse. Un Japon qui prenait des tons menaçants à la table des négociations. Interrogé sur sa position ferme au sujet de la chasse dans les mers du sud, un délégué japonais expliquait que « nous ne parlons pas seulement au sujet de l'océan du sud. Nous discutons l'avenir de cette organisation. » Comme quoi la conférence à Agadir pourrait même sonner le glas de la CBI elle-même..

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1 commentaire
Le massacre des baleines
Auteur : hautatlas_14593
Date : le 23 juin 2010 à 21h17

Un bel exemple de la cupidité humaine !
Un bel exemple d'insensibilité à l'égard de la biodiversité, gravement menacée dans sa dimension et sa composante cétacée.
L'attitude des trois pays prédateurs reste inadmissible compte tenu du tort considérable fait aux espèces chassées. Des interêts financiers mesquins et des habitudes alimentaires étranges font que ces magnifiques cétacés effroyablement massacrés par le passé, continueront hélas à payer un lourd tribut à la voracité prédatrice des êtres humains.
Si au moins des sanctuaires protégés pouvait durablement être érigés au niveau des mers du sud et de l'antarctique pour restreindre les éffets des massacreurs.
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