France : Une Marocaine arrêtée à la préfecture, en passe d’expulsion

L’affaire se déroule au sud de la France, à Nîmes, et nous est rapportée par le quotidien régional Midi Libre. Lundi 7 juin, une Marocaine de 22 ans s’est rendue à la préfecture du Gard pour déposer son dossier de régularisation. Au lieu d'être servie, la jeune dame a été arrêtée et risque une expulsion à n’importe quel moment.

Nîmes - Préfecture du Gard, photo Jacques Mossot

Selon son avocate, Me Laurence Bourgeon qui a protesté au parquet de Nîmes, sa cliente « s'est présentée à la préfecture du Gard avec l'un de ses proches pour déposer un dossier de régularisation en toute bonne foi. Vers 12 heures, elle a été interpellée par des fonctionnaires de la Police aux frontières ». Elle a ajouté que l’« arrestation dans les locaux mêmes de la préfecture est illégale ».

Cette Marocaine dont l’identité n’a pas été précisée, avait déposé une première demande de carte de séjour à la préfecture du département de l'Hérault. Selon ses témoignages, elle est arrivée légalement dans l’Hexagone il y a deux ans, après avoir vécu au Maroc sous la menace d'un mariage forcé. Ses parents l'auraient ensuite rejetée. Après l’arrestation à Nîmes, elle a été placée en garde à vue. Désormais, elle peut être refoulée de la France d’un jour à l’autre. « Au Maroc, elle va se retrouver à la rue. Sa famille ne veut plus d'elle (...) », a martelé un proche témoin de l’arrestation.

L’allégation d’union forcée nous rappelle dans une certaine mesure, les parcours d’autres Marocaines : Najlae en France, et Sanaa en Belgique. Le cas de la lycéenne Najlae Lhimer, expulsée puis repartie en France, avait suscité une grosse polémique, avant que sa famille ne parle de propagande médiatique. Najlae avait évoqué avoir fui un mariage arrangé alors que Sanaa a admis avoir été mariée de force.

Le parquet qui a été saisi par l’avocate a réagi dans la soirée et a fait savoir que la procédure appliquée était correcte. « Cette jeune femme s'est présentée spontanément à la préfecture. Elle faisait déjà l'objet d'une obligation de quitter le territoire dans l'Hérault, son dossier ayant été refusé. Les policiers ont donc agi en toute légalité. Il en aurait été autrement, cela aurait été différent », a indiqué le représentant du parquet.

De l’autre côté, l’avocate a estimé que son cliente n’a jamais été informée par la préfecture de l’Hérault. Elle est décidée à faire libérer la Marocaine, si elle n’est pas expulsée d’ici là.

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2 commentaires
nimes
Auteur : tahiri_80
Date : le 10 juin 2010 à 19h46
trés belle ville du sud est de la france ou il y fait bon vivre mais attention aux autorités tous hyper raciste que sa soit la police ou la prefecture .la ou se passe enormement d'expulsion ou de grande peine de prison a l'encontre de marocains alors si vous avez pas de papier c'est le seul endroit a ne pas s'y rendre .merci
kigolo : "Qtran bladi ola 3sl lbldan"
Auteur : rsimou1
Date : le 09 juin 2010 à 18h07
kigolo : "Qtran bladi ola 3sl lbldan"
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