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Prix CNN 2006 : Trois questions… à Salwa Jaâfari

Après Nadia Lamlili en 2005, c’est Salwa Jaâfari qui vient de se hisser au firmament du journalisme audiovisuel africain francophone. C’était le 15 juillet dernier, à Maputo (capitale du Mozambique), que la journaliste Marocaine recevait le prix CNN 2006 de la meilleure journaliste africaine francophone pour la TV/Radio grâce à un reportage de 50 minutes sur l’odyssée des immigrants clandestins intitulé "A la vie, à la mort". Un document arrivé en finale avec 21 autres et qui, selon les termes de Souleymane Diallo président du forum des journalistes ouest-africains et membre du jury de l’édition 2006, a su cerner son thème d'une manière très pointilleuse assortie d'une recherche complète et d'un très bon "montage des séquences d'images qui a abouti à une histoire cohérente".
Le prix CNN a été crée en 1995 par l’ancien directeur de "Turner Broadcasting System Inc." pour la zone Afrique, Edward Boateng, pour promouvoir et encourager l’excellence journalistique en Afrique.

Entrée à 2M en 2000 comme reporter après un passage à mi-temps à l’agence de presse "Reuters", Salwa Jaâfari se consacre dès l’année suivante à la présentation de la revue de presse matinale et à la présentation du flash du matin. Elle devient en 2002 reporter pour la rédaction avec 12 pays couverts, puis "Grand reporter" pour le magazine "Grand Angle" présenté par Réda Benjelloun et pour lequel elle réalise une dizaine de reportages de formats 13 mn, 26 mn et 52 mn avant de passer à la présentation du journal télévisé de 20 heures pendant une année (de 2004 à 2005). Salwa Jaâfari est actuellement employée à l’ambassade des Etats-Unis à Rabat en tant que spécialiste de l’information. Une manière aussi pour l’ex de la chaîne d’Ain Sebaâ de renouer avec la langue anglaise, ses premières amours, puisqu’elle est titulaire d’un DESA dans la langue de Shakespeare.


Interview

Bassirou Ba : Qu'est ce que cela vous fait de gagner un si prestigieux prix, surtout dans le sillage d'une compatriote et consœur Nadia Lamlili une année après ?
Salwa Jaâfari :
C’est un grand honneur bien sûr ! Mais je dois avouer que je ne m’y attendais pas vraiment. Etant donné que c’est une compatriote et consœur, Nadia Lamlili, qui en était récipiendaire l’année dernière, et que je trouvais un peu trop ambitieux de ma part d’espérer rafler le même prix une année plus tard…
Par ailleurs j’ai été très fière de représenter la chaîne 2M à laquelle je suis reconnaissante pour m’avoir permise de réaliser ce document. Je dois remercier également toute l’équipe qui m’a soutenue, notamment les vaillants cameramen qui m’accompagnaient, en l’occurrence Amine Ghaichate et Abdellah Ait Tabia.

Justement, parlez nous brièvement du reportage qui vous a propulsée au firmament du journalisme audiovisuel africain francophone pour cette année 2006.
Le reportage que j’ai choisi pour la compétition est intitulé « A la vie, à la mort ». C’est un document de 50 minutes qui raconte le périple des immigrants clandestins des côtes marocaines du sud aux îles canaries : les difficultés qu’ils rencontrent dans le désert marocain, le travail des autorités marocaines et espagnoles pour venir à bout de ce fléau, l’après immigration… Le moment fort du reportage est la séquence où l’équipe a rencontré des clandestins en plein désert en train de fabriquer des barques, le récit de leur histoire, de leurs souffrances…

Pour terminer, quelles sont les raisons de votre départ de 2M ?
Quitter 2 M après cinq années consacrées au reportage et à la présentation du journal n’a pas du tout été une décision facile. Mais bon il nous arrive à nous tous de changer souvent d’air, comme on dit. Ce que j’ai fait pour découvrir un autre cadre, un autre métier, celui de spécialiste de l’information à l’ambassade des Etats-unis.
Les raisons de mon "changement d’air" sont peut-être dues à la pression du direct qui devenait trop pesante. Comme vous le savez il n’est pas toujours facile de travailler pour une chaîne de télévision, passer tout son temps dans une rédaction.

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1 commentaire
الضحك بفسد البيع
Auteur : zsahara
Date : le 20 octobre 2012 à 16h26
على نسمة ان تفهم ان الشيء اذا زاد عن حده انقلب الى ضده
وان الحر بالغمز
اذا عليها الا تسقط في الملل وتكرار الافمار والمنظر
والسي بن كيران زربية واسعة =====غمض عينه وطبع اذنه وترك نسمة تبحث دون جدوة
واش مابقي في العالم الا بنكيران
واللي بغى يضحك بزاف كيضحك في دار
احترموا المغاربة ليحترموكم
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