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Décès du Sénégalais à Tanger : le Consulat confirme la version des autorités marocaines

Les circonstances du décès de Moussa Seck, un ressortissant sénégalais en situation irrégulière à Tanger, se précisent. Aujourd’hui, le Consulat du Sénégal à Casablanca a « recadré les faits » et précisé que l’homme âgé de 24 ans a été « pris de panique » lors d’une opération de routine de la police avant de s’enfuir par le balcon du 9ème étage de l’immeuble où il résidait. Une version qui contraste avec celle donnée par ses amis au lendemain de cette mort tragique. 

Le voile se lève sur les conditions du décès de Moussa Seck survenu jeudi dernier à Tanger. Le Consulat du Sénégal à Casablanca a démenti les allégations de meurtre et indiqué que la victime est « accidentellement tombée du 9ème étage [ndlr la Wilaya de Tanger a mentionné le 4ème étage] de l’immeuble où elle résidait ». « C’est le jeudi 10 octobre 2013, vers 7 h que les forces de sécurité marocaines ont investi un quartier populaire de Tanger dit ‘’Boukhalef’’, pour procéder à des rafles parmi les nombreux subsahariens, notamment des ressortissants sénégalais », a-t-il expliqué, ajoutant que ces subsahariens sont pour la plupart catalogués candidats à la traversée clandestine de la méditerranée pour rallier l’Espagne, à partir des côtes marocaines.

D’après le Consulat, c'est au cours de cette opération que Moussa Seck, né en janvier 1989, « vraisemblablement pris de panique, a tenté de s'enfuir par le balcon du 9ème étage de l'immeuble où il résidait et d'où il est malheureusement tombé, se blessant gravement ». Evacué par les sapeurs pompiers à l'hôpital Mohamed V de Tanger, le sénégalais y a rendu l’âme vers 12h45, a-t-il conclu.

Le Consulat confirme la version des autorités marocaines

Cette énième version vient confirmer en quelque sorte celle émise premièrement par les autorités marocaines. Pour rappel, la Wilaya de Tanger avait souligné, au lendemain des faits, que Moussa Seck est décédé après avoir eu une « hémorragie interne consécutive à une chute accidentelle du quatrième étage d'un immeuble situé au complexe résidentiel Al Irfane 2 au quartier de Boukhalef ». Le décès est survenu lorsque la police menait ses opérations de routine contre toutes les formes d'atteinte à l'ordre public.

Après une enquête préliminaire, la police avait également souligné que, le défunt, qui a eu connaissance de la présence des autorités dans le quartier, « a tenté de quitter l'appartement en empruntant une fenêtre, sans se soucier du danger qu'il courait ». 

Deux versions différentes vendredi

Selon la MAP, c’est vers 08h00 du matin que le concierge dudit immeuble, situé loin de la zone d'intervention des services en question, « a alerté les autorités locales de cette chute accidentelle ». « Suite à cet accident, une ambulance a été dépêchée sur les lieux pour transférer le ressortissant sénégalais à l'hôpital où il a été examiné et placé sous surveillance médicale jusqu'à son décès survenu à 12h45 », avait-elle précisé.

Contacté vendredi dernier lorsqu’il retournait à Casablanca après s’être rendu à Tanger, le vice-consul, nous a bien indiqué qu’il avait reçu deux versions différentes sans donner plus de détails. Ce lundi, il nous a fait savoir qu’il n’était pas habilité à s’exprimer sur cette affaire, nous informant qu’après son rapport, le Consulat disposera de plus de détails sur les circonstances du décès de Moussa Seck. Ce matin, nous avons tenté de joindre le Consul en personne en vain.

Le Gadem ne comprend pas les opérations répétées de la police

Tout compte fait, les multiples allégations de meurtre lancées après la mort de Moussa Seck, par des amis et quelques colocataires, ont été toutes désavouées par des versions officielles marocaine et sénégalaise. Un colocataire du défunt avait bien précisé que la victime avait été brutalisée par la police avant sa mort. De même, un représentant du Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem) qui était à Tanger lors des faits, a indiqué qu’il y aurait eu des affrontements ces derniers jours entre la police et les Subsahariens.

Joint ce lundi par téléphone, le président du Gadem, Ousmane Bâ, a déploré ce décès et exprimé son inquiétude par rapport aux opérations de la police à Tanger sur les Subsahariens. Il a indiqué de son côté être au courant de deux versions différentes, mais retient, après tout, que ces meurtres surviennent suite aux opérations menées par la police. « Pourquoi ces multiples opérations envers les Subsahariens ? », fustige-t-il. Depuis janvier 2013, le nombre de morts connus par la presse marocaine suite à ces opérations s‘élèvent à 4 personnes.

Reportage au journal télévisé de 2M

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JE NE COMPRENDS PLUS RIEN AU MAROCAIN!!!!
Auteur : cameleon1
Date : le 16 octobre 2013 à 10h37
je vois que plein de personnes prenne parti pris avec ses gens qui il faut le dire , vivent dans des maisons squatées appartenant a de pauvres marocains ki travaillent dur pour avoir un chez eux!!! voila la VERITE, !!!je voudrais bien vous y voir , et en plus on critique la police ki ,pour une fois, essaye de faire son travail.je souhaiterais demander au responsable du GADEM, comment il se sentirais si un jour il rentre chez lui au senegal ou je ne sais ou et trouve une famille marocaine squatant chez lui kil a travailler dur pour construire ou acheter , moi je vais vous dire , ce ki va se passer et selon ma petite experience de l'afrike de 10ANS, eh bien la machette va travailler avant l'arrivée de la police je vous assure !!!!donc reflechissons et donnons raison aselui ki a raison , regardez partt , il nya ke des mendiant subsaharien comme si on en avait po assez , le MAROC EST UN PAYS PAUVRE C'EST LA VERITE INCONTOURNABLE KI N'ARRIVE PO A SUBVENIR AU BESOIN DE SES PROPRES CITOYENS , ou allons nous ?????
arreter la repression policiere
Auteur : hyayna
Date : le 15 octobre 2013 à 10h51
les africains au maroc sont souvent en etat d'alerte et les accident du au precipitement sont habituelle helas ils faut arreter la chasse au noire bordel ils ne veulent que manger a leur faim et travailler
@berhoc
Auteur : sarafanxxl
Date : le 14 octobre 2013 à 23h42
4 étages ?
un étage a l'extérieur compte double lol
POURQUOI AIDER L'ESPAGNE , ALORS QUE L'ESPAGNE A TOUJOURS MIS LES BATTONS DANS LES ROUES DU MAROC
Auteur : luc vandenbrand
Date : le 14 octobre 2013 à 23h06
Pourquoi le Maroc fait la travail à la place des Espagnoles .
Qu'on laisse ces gens en paix , puisqu'ils ne resteront pas au Maroc , ils traverseront un jour ou un autre le détroit pour l'Espagne .
A moins qu'un ministre ou des ministres ont pris des pots de vins que l'Espagne peut leurs offrir pour faire le sale boulot à leur place avec l'argents des contribuables marocains .
communiqué du Gadem
Auteur : mehdialioua
Date : le 14 octobre 2013 à 20h05
Le GADEM a appris que le corps de Moussa Seck, le ressortissant sénégalais décédé jeudi 10 octobre dernier à Tanger, a été transféré aujourd'hui de Tanger à Casablanca pour être rapatrié dès demain au Sénégal, alors que l'autopsie annoncée, élément pourtant indispensable pour une enquête digne de ce nom, ne semble pas avoir été réalisée.
Plus étonnant encore, d'après un article publié cet après-midi par Yabiladi, le Consul du Sénégal à Casablanca aurait confirmée la thèse officielle d'une chute accidentelle du "9ème étage" (sic) , alors que le vice-consul avait pu prendre connaissance sur place à Tanger des nombreux témoignages directs mettant en cause l'action des forces de l'ordre.
Au moment où le cabinet Royal appelle à un changement radical de politique migratoire, il serait temps de mener des enquêtes crédibles quand il existe des allégations sérieuses, corroborées par de nombreux témoignages, mettant en cause les forces de l'ordre.
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