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Maroc-Immobilier : Casablanca plus cher que Miami ?

Casablanca, capitale économique du Royaume, est un vaste chantier de construction avec la mise à niveau des artères principales (Massira Khadraa, la Corniche) avec l’objectif d’organiser la circulation, mais surtout le stationnement au abord des galeries commerciales. Pour ce qui est du paysage immobilier, il est lui aussi en pleine mutation. Les tracto pelles, grues et autres gros engins sont devenus familiers pour les casablancais. L’émergence de la classe moyenne constitue le moteur de la demande en logements. Ainsi, l’équation offre/demande a pour dénominateur commun : la flambée des prix. Les prix du marché en centre ville (Anfa, Racine, Gauthier, Moulay Youssef) sont tels que faire l’acquisition d’un habitat «respectable» à un prix «raisonnable», relève du parcours du combattant.

Pour beaucoup, c’est une mission quasi impossible. «Les prix ne répondent pas automatiquement en fonction de l’offre et de la demande. Ce sont les spéculateurs qui font la pluie et le beau temps ! En outre, la spéculation a plusieurs visages. Je pense à des décisions prises par l’administration et qui concernent les nouvelles zones urbaines. Leurs limites en terme de surface dopent la spéculation et assurent aux spéculateurs de belles perspectives», déclare un promoteur immobilier à Casablanca.

De facto, une nouvelle forme d’exode a vu le jour. Les destinations sont les quartiers près de l'ancien centre ville comme le boulevard Mohammed V (environ 8000 dirhams/m2) ou encore le boulevard des FAR (8500 Dh/m2). D’autres personnes s’orientent sur des villes périphériques comme Ain Sebaa, qui ne cesse de voir le prix de son foncier «flambé», (6000 Dh/m2) ou Sidi Bernoussi (4000 Dh/m2).

D’après les professionnels du secteur, le déséquilibre s’est accentué ces deux dernières années suite à la flambée des prix. La demande n’a cessé de croître alors que l’offre est restée inchangée voire a reculée. Situées légèrement au-dessus du logement social, les surfaces visées par la classe moyenne se situent dans la fourchette entre 70 et 100 m2.

Une offre produit en adéquation avec les attentes des Marocains résidents à l’étranger. «Cette population a évolué. L’accès à la propriété est resté dominant, néanmoins, ils optent aujourd’hui pour l’achat d’appartements et non plus de maisons. Avec les Marocains résidents à l’étranger, la demande est encore plus forte sur Casablanca», conclut le promoteur immobilier.

Autant dire que la désorganisation de la capitale économique conjuguée à la rareté du foncier se traduit par une grille de prix de l’immobilier qui n’obéit à aucune logique. Ce qui fait dire à une directrice d’agence immobilière, «un client en provenance de Miami, intéressé pour acheter un bien immobilier à Casablanca, semblait surpris des prix et il me lâchait que Casablanca est plus cher que…Miami. Il n’a pas tort. Mais que voulez-vous ? Chacun en fait à sa tête».

Prix des terrains, appartements et villas dans les principaux quartiers de Casablanca, mai 2009

Boulevard d’Anfa : appart Dh/m2 : 15 000 à 22 000 Dh au m2
Anfa supérieur : terrain villa Dh/m2 : 10 000 à 12 000 Dh/m2 ; villa : 8 à 12 millions de Dh
Californie : terrain villa : 8000 à 10 000 Dh/m2
Bd Massira : appart Dh/m2 : 10 000 à 14 000 Dh/m2 ; terrain immeuble Dh/m2 : 100 000 Dh/m2 ;
Bourgogne : appart Dh/m2 : 9 000 à 12 000 Dh/m2 ; terrain immeuble : 10 000 à 15 000 Dh/m2
Racine / Gauthier : 10 000 à 14 000 Dh/m2
Maarif : appart Dh/m2 : 10 000 à 15 000 Dh/m2
Ain Diab : terrain villa Dh/m2 : 10 000 à 12 000 Dh/m2 ; villa : à partir de 7 millions de Dh
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