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Maroc : Le syndicat de la presse veut la fin de la tutelle du ministère de la Communication

A l’occasion de la journée mondiale de la presse, aujourd'hui, le syndicat de la presse au Maroc a publié un rapport sur la situation de la profession. Un document qui réclame une totale indépendance des médias et la fin de la tutelle du ministère de la Communication.

/DR Rooker

Le 3 mai est la journée mondiale de la presse. Au Maroc, la profession est appelée à connaître des mutations sous l'impulsion du ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi, membre du parti majoritaire le PJD. Ces changements ne sont pas du goût du syndicat de la presse marocaine qui demande la levée de cette tutelle.

Le ministre prépare trois projets : la création du Conseil national de la presse dont la présidence sera confiée, sans aucun doute, à Larbi Messari, ancien ministre de la Communication (1998-2000), issu des rangs de l’Istiqlal. L’homme vient d’être nommé à la tête d’une commission chargée de la préparation d’une conférence prévue en octobre. L’idée de mettre en place un tel mécanisme remonte à 2007 à l'époque où Nabil Benadellah était ministre de la Communication au sein du gouvernement Driss Jettou. Un nouveau code de la presse est également en gestation. Celui de 2002 a montré ses limites, il n’est plus en phase avec la nouvelle constitution. Enfin l'actuel ministre de la Communication prévoit l’élaboration d’une loi-cadre dédiée aux médias en ligne.

 Le « dynamisme » d'El Khalfi, qualifié par certains d’ « ingérence » dans un secteur hautement libéral, coïncide avec la controverse autour des cahiers de charge de l’audiovisuel. Le Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM), dans son rapport - dirigé par Younès Moujahid, membre de l’USFP, parti d'opposition - s’interroge sur la place du concept de la « tutelle » du ministère sur les entreprises de presse dans la nouvelle constitution. Il appelle à sa « révision ». « La tutelle sur la profession journalistique, les entreprises et les établissements médiatiques est incompatible avec les sociétés démocratiques », indique le document rendu public, hier, mercredi 2 mai.

Le ministre visé directement

La position du rapport est conforme avec le communiqué sanctionnant la réunion du conseil fédéral du SNPM, le 14 avril. Ses membres se sont dits « inquiets que l’élaboration des cahiers de charges n’obéisse à des motivations idéologiques au lieu de donner une place importante à l’évolution du contenu, le respect de la diversité de pensée, la liberté de création et l’ouverture linguistiques et culturelle », souligne le rapport du SNPM.

Ces craintes sont accompagnées de reproches visanr directement le ministre de la Communication sur l’absence de « concertation » avec les professionnels et la société lors de la préparation de ces cahiers des charges. Ces propos sont parfaitement en phase avec ceux exprimés par les députés de l’opposition et de la majorité qui ne sont pas membres du PJD. De plus, le rapport du SNPM a relevé de nombreux cas de violences subies par les journalistes dans le cadre de leur travail et dont les auteurs sont souvent les forces de l’ordre.

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