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Code de la route: Les discussions des amendements reportées au 30 juin
Les représentants des syndicats et fédérations de transporteurs, réunis le 4 mai avec Karim Ghellab, ministre de l'Équipement et du Transport (MET), ont fait un tour d’horizon sur la situation du secteur, émis des réserves par rapport à certains articles du projet du code de la route et finalement renvoyé les discussions au 30 juin prochain, rapporte le quotidien « Al Bayane ».
Code de la route: Les discussions des amendements reportées au 30 juin
La Fédération nationale du transport routier (FNTR) affiliée à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a déjà fait le jeudi 16 avril, cinq propositions d'amendements du projet du Code de la route, au président de la Chambre des Conseillers, Maâti Benkaddour. Ces propositions sont relatives au permis à point, au certificat médical de 6 jours, aux peines privatives de libertés et aux amendes jugées trop élevées. Maâti Benkaddour s'est alors engagé à ce que soient pris en considération les amendements proposés. Même discours au sein du Département de Karim Ghellab.

Les opposants au projet ont désormais du temps pour soumettre par écrit les changements qu'ils jugent indispensables. « Nous sommes appelés à préparer un contre projet pour le soumettre au ministère de tutelle et à la deuxième Chambre d’ici fin juin », souligne à Al Bayane, Abderrahim Chenaoui, secrétaire général (SG) de la Fédération générale du transport des routes et ports (FGTRP). Mais avant même cette échéance, les différents représentants des intérêts du secteur des transports tiennent des discours divergents.

Pour Chenaoui, il est nécessaire de créer un conseil national du transport, car selon lui, il n'y a pas une bonne « représentativité du secteur » de même qu'il y a un « manque d’interlocuteur unique ». De ces situations découlent des problèmes, conclut-il. Pour le vice-président de la FNTR, Saâd Raïssi, il y a une insuffisance en « matière d’encadrement et de communication » autour de ce projet du code. Quant à Mustapha Lkihel, SG de la Coordination nationale des professionnels du transport (CNPT), le projet du code la route doit faire « l’objet d’un accord collectif et commun de toutes les organisations syndicales ». Le responsable de la CNPT annonça aussi à « Al Bayane », la tenue rencontre nationale le 8 mai à Casablanca. Tous les syndicats devraient y participer pour déterminer une feuille de route des actions à mener. Enfin, un autre syndicaliste, Khalid Idrissi, SG de l’organisation démocratique du transport routier du Maroc, parle des prémices d'une nouvelle grève nationale dans le secteur des transports. Dans tous les cas, tous les professionnels doivent parler le même langage avant de se confronter au MET et à la Chambre haute du Parlement.

Le projet du code de la route est passé entre les mailles de la Chambre des Représentants mais il a dû mal à faire de même chez les Conseillers. À la suite de la grève des transporteurs qui avait paralysé le pays tout entier en début avril, le gouvernement a retiré le projet qui était en discussion au sein de la deuxième chambre du Parlement. Toutefois, le MET n'entend pas le retirer de la procédure d'approbation, comme le réclamait certains.

Ibrahima Koné
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