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Imprimer l'article Le Maroc a demandé à la «Audienca Nacional » (la plus haute instance pénale espagnole) la livraison de Hassan El Haski. Le Maroc voudrait juger El Haski, pour son implication dans les attentats de Casablanca en Mai 2003. L'exécutif espagnol a déjà dit oui quant à son extradition en Juillet 2006, date à laquelle la première demande de Rabat à ce sujet avait été faite.
En relation avec cette demande, le juge d'instruction de la « Audiencia Nacional » a demandé un rapport au Procureur pour étudier la situation d’El Haski et statuer sur la question de son extradition vers le Maroc. Baltasar Garzon l'avait condamné pour complicité avec les attentats terroristes contre la Casa de España à Casablanca en Mai 2003. C'est également pour cette affaire que le Maroc à demandé son extradition. Des dirigeants islamistes auraient avoué au cours des enquêtes menés lors de l'attentat perpétré à Madrid en 2004, que Haski était un "chef d'orchestre de plus haut niveau". Quand Hassan El Haski fut arrêté à Lanzarote (Iles Canaries) en 2004, il venait tout juste de commencer à former une nouvelle structure pour son groupe terroriste en Europe, avec comme ambition de gagner la direction absolue du continent. Mais l'extradition d'El Haski au Maroc semble tarder et pour cause, elle ne pourrait être possible qu’après avoir purgé sa peine d’emprisonnement de 14 années en Espagne. Jugement qui avait été rendu le 17 Juillet dernier pour appartenance à une organisation terroriste. La décision est à présent entre les mains du procureur Espagnol. Parcours du Cheikh Hassan Hassan el-Haski, alias Cheikh Hassan, est un des cerveaux présumés des attentats en Espagne et membre Al-Qaida. Il a été arrêté aux Iles Canaries, le 17 décembre 2004. En 1995, à l'Institut islamique al-Fatah de Damas, il s'occupait de jeunes étudiants marocains, ce qui lui a permis d'engranger de nombreuses relations. Il serait arrivé en France, fin février 2004 en provenance d'Espagne et était hébergé, avant et après, le jour fatidique du 11 mars, par des militants islamistes à Mantes-la-Jolie et à Goussainville. Mais son réseau d'amis est entièrement démantelé lors de deux opérations policières : le 19 mars, la police belge, lors de l'opération « asperge », interpelle six de ces amis, liés au groupe GICM, dans la commune de Maaseik (Limbourg), et le 5 avril, la DST française, arrête six autres de ses amis islamistes dans la région parisienne. Hassan échappe ce jour-là par miracle au coup de filet, mais il est désormais traqué de près et seul. Il se réfugie à Metz mais décide de revenir à Paris dans la voiture d'un militant islamiste d'Évreux. Le 11 avril 2004, alors qu'il était recherché par Interpol et selon l'acte d'accusation du juge espagnol Juan del Olmo contre les auteurs des attentats de Madrid du 11 mars 2004, il s'était rendu au congrès de l'UOIE, au Bourget pour rencontrer discrètement de nouveaux contacts et organiser sa cavale aux Iles Canaries. Mohcine Lourhzal Copyright Yabiladi.com
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