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Imprimer l'article La visite du roi Mohammed VI à l'orphelinat d'Aïn Chok en 2005 aura finalement été fatale pour l'équipe dirigeante. Mais il aura fallu plus de 2 années de procédure pour voir enfin un jugement en première instance dans cette affaire. Le verdict est donc tombé mardi 17 juin. Sur les 9 accusés dans ce sulfureux dossier, un seul a été acquitté. Il s'agit de Noureeddine El Alaoui, employé au service d'alimentation au sein de l'orphelinat. Pour les autres accusés, les peines varient entre 2 et 5 ans de prison ferme. Mohamed Kassi ex-directeur général de l'orphelinat et présenté comme le principal accusé a été condamné à 5 ans de prison et au paiement d'une amende de 50.000 DH. Thami Chouaïd, vice-président de l'association et Mohamed Loulidi son secrétaire général (tous deux membres bénévoles du bureau de la fondation) ont également été condamnés à 5 ans de prison et à 50.000 DH d'amende. La cour a été plus clémente envers les autres accusés en les condamnant à 2 ans de prison et à 20.000 DH d'amende. Le tribunal a en outre déclaré la confiscation des biens de tous les condamnés. Ceux-ci disposent désormais d'un délai de 10 jours pour interjeter appel contre ce verdict. Passé ce délai, il deviendra définitif. Signalons qu'après avoir passé quelques mois en détention préventive, les 9 accusés avaient été libérés au cours du procès. Par conséquent, s'ils n'interjettent pas appel, les condamnés devront être incarcérés pour l'exécution de leurs peines. «L'appel est quasi systématique en matière pénale. Il devient même nécessaire lorsque l'accusé a été condamné à la prison ferme, car il y va de sa liberté», analyse un avocat au barreau de Casablanca.L'affaire de l'orphelinat d'Aïn Chok a éclaté au grand jour en avril 2005. Le roi Mohammed VI effectuait alors une visite de l'orphelinat casablancais, tenu par l'Association de bienfaisance musulmane de Casablanca. La première partie de la visite ressemble à toutes les autres visites royales : réfectoire, cuisine, dortoir des jeunes enfants.. .Le tout, sous les projecteurs des caméras. Le chef d'Etat paraît très satisfait des installations présentées jusqu'au moment ou Abderrahim Harouchi, alors ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité décide de faire une exception au protocole. Il invite le souverain dans un bâtiment isolé où sont entassés des dizaines de jeunes dans des conditions insalubres. Choqué, le roi ordonne alors une enquête qui avait démarré le dimanche 3 avril, soit le premier jour après la visite qui avait eu lieu samedi 2 avril. Source: Le Soir Echos
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21 Juin 2008, 03:13