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Imprimer l'article Reporters sans frontières (RSF) revient à la charge pour dénoncer les tracasseries dont font l'objet la presse et les médias au Maroc. Dans un communiqué daté d'hier et intitulé «Que reste-t-il de la liberté de la presse au Maroc ?», l'ONG dirigée par Robert Ménard affirme que «les six premiers mois de l'année 2008 ont été marqués par une avalanche de procès et par des décisions judiciaires et administratives liberticides». Au moment où, ajoute l'ONG de défense de la liberté de la presse, «les promesses du gouvernement et du Premier ministre Abbas El Fassi. qui s'était engagé à réformer le code de la presse, n'ont toujours pas été concrétisées». En guise d'exemple des plus flagrants. RSF note que «à ce jour, aucun projet n'a été présenté à la Chambre des députés».«Le sentiment de méfiance des journalistes vis-à-vis du pouvoir est renforcé par la multiplication des poursuites judiciaires engagées à leur encontre et les nombreux obstacles auxquels ils doivent faire face», ajoute l'ONG qui revient sur le cas de Mostapha Hormatallah, le journaliste de «Al Watan Al An», obligé par la justice de revenir à la case prison pour purger une peine de sept mois. «Cette sentence a également été perçue comme un message d'avertissement envers tous ceux qui coopèrent avec les médias», commente RSF. «La justice a rarement penché du côté des journalistes qui doutent, de plus en plus, de son indépendance», enchaîne l'ONG qui revient sur la condamnation de Rachid Niny à verser six millions de dirhams de dommages et intérêts et 120.000 DH d'amende suite à une plainte en «diffamation et injures publiques» émanant de quatre juges. «Aucun prétoire n'avait jamais prononcé une amende aussi exorbitante», ajoute l'ONG. Et, pour finir, RSF revient sur un cas plus récent et jugé assez éloquent de la dérive actuelle des pouvoirs publics. Il s'agit de la convocation de Karim Selmaoui, photoreporter de Al Massae, par la BNPJ, le 16 juin 2008, au sujet de la célèbre photo du commissaire de police rudoyant une femme tombée par terre avec son enfant sur le dos. Les griefs de RSF ne s'arrêtent pas là. «Poursuivi pour publication de fausses nouvelles, les autorités ont décidé, le 13 juin 2008, de retirer l'accréditation (de Hassan Rachidi) sans attendre les délibérations de la cour. La culpabilité du journaliste, accusé d'avoir intentionnellement omis d'évoquer à l'antenne le démenti officiel concernant le bilan d'affrontements à Sidi Ifni (Sud), ne semble faire aucun doute pour le pouvoir», conclut RSF. Mohammed Boudarham Source: Le Soir Echos
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22 Juin 2008, 13:49
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