Publié le 10.06.2008 | 12h15
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La situation était calme, lundi, à Sidi Ifni après une nouvelle journée d'escarmouches entre les manifestants et les forces de l'ordre.
Calme fragile à Ifni et manifestation à Paris Les élèves de la deuxième année du baccalauréat ont ainsi commencé les examens de fin d'année dans le lycée même qui servait de lieu de détention des manifestants. Une source sur place confirme l'organisation d'un nouveau sit-in, dimanche en début de soirée, avec une présence accrue d'enfants et de femmes munis de drapeaux et demandant le «départ du Makhzen» de leur ville. Le sit-in a été dispersé après l'intervention des forces de l'ordre, mais sans que ces dernières ne procèdent à des arrestations. D'ailleurs, le flou entoure touj ours le nombre de manifestants ayant été arrêtés. Le ministère de l'Intérieur avance le chiffre d'une dizaine tout au plus alors que les sources associatives sur place tablent sur un plus grand nombre. Ce qui est sûr, c'est que des dizaines de manifestants, entre 150 et 200, ont été relâchés après avoir été copieusement tabassés. Les mêmes sources affirment également que dimanche, en début d'après-midi, des dizaines de personnes étaient toujours réfugiées dans les montagnes qui surplombent la ville au moment où d'autres habitants, par dizaines, sont allés s'installer chez leurs proches dans les campagnes environnantes. Les forces de l'ordre, elles, continuent de rechercher des manifestants. Elles ont surtout encerclé «Jbel Boulaâlam», montagne surplombant la caserne de la ville, où squattent toujours plusieurs dizaines de personnes dont un bon nombre de membres d'associations locales.

Qu'en est-il des revendications à la base du blocage du port et donc de l'intervention musclée de samedi dernier ? «Les populations campent sur leurs positions et veulent bénéficier des ressources de la région», explique Abdellah Birdaha, secrétaire général de la section de l'AMDH à Tiznit. Des sources fiables affirment également que des Marocains établis en France et originaires de la région de Sidi Ifhi ont manifesté, dimanche 8 juin, devant le siège de l'ambassade marocaine à Paris, puis sur l'esplanade du Trocadéro, devant des centaines de touristes et de passants. Ces manifestants, organisés dans le cadre de l'Association des MRE originaires des tribus d'Ait Baâmrane, revendiquaient la levée du siège de leur ville d'origine. Certains seraient même allés jusqu'à réclamer une intervention internationale pour faire cesser les violences dont ils ont entendu parler à travers quelques chaînes de télévision ou sur Internet, notamment à travers le site de partage de vidéos YouTube.

Lire aussi:
:: Violences à Sidi Ifni sous fond de manipulations politiques
:: Emeutes de Sidi Ifni. Ce qui s'est vraiment passé

Mohammed Boudarham
Source: Le Soir Echos
freevoice
15 Juin 2008, 11:57
Mimosa, t'es hors sujet!
mimosa12
12 Juin 2008, 23:50
j'adores les rigolos qui parlent du Maroc sur internet et qui traite les autres d'incompétents et tout çà vivant à l'etranger et profitant des allocations des pays d'accueil ...
et çà donne des leçons au Maroc et aux Marocains ..wa baz 3ala chou7a !!
Agadirois
11 Juin 2008, 23:39
Cher MRE, le maroc n'est pas une identité, c'est un pays, hélas dirigé par une bande d'incompétents à l'image de tous les pays arabes. Le Maroc a un potentiel énorme, sauf qu'il est bloqué par ces mêmes incompétents qui le dirigent. Notre proximité de l'Europe, notre situation géographique stratégique, nos ressources minières et maritimes sont pillées par ces mêmes incompétents. A force de marginaliser et d'opprimer le peuple, on se trouve avec un nombre conséquent de diplômés chômeurs qui n'arrive pas à s'adapter au marché du travail. A force de naviguer à vue, on doit désormais former 3000 ingénieurs par an en catastrophe pour répondre à la demande des investisseurs, je ne sais pas comment ils vont faire sachant que le nombre d'écoles d'ingénieurs est limité. Ce genre de demandes, nos dirigeants ne le voient jamais venir. En ce moment, l'ONE, pour la nième fois, faire avec les moyens du bord pour répondre à la demande (devine qui est le pdg de l'ONE?). Beaucoup de choses ne tournent pas rond dans le royaume désenchanté. Y en a marre de voir les mêmes erreurs se reproduire, y en a davatange marre de voire les mêmes têtes qui changent d'administration sans que personne ne leur demande de rendre des comptes sur leur bilan. La culture du résultat est abstente, on est une économie figée, avec des marionettes en guise d'acteurs. Assez, enough, baraka, basta!
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