Publié le 21.05.2008 | 14h43
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Si en Europe, la consommation de boissons alcoolisées n'est pas un interdit religieux, elle est sévèrement contrôlée et des moyens considérables sont mis en œuvre pour sensibiliser la population aux effets néfastes sur la santé et les risques d'accidents. Au Maroc, pays musulman où l'alcool est normalement réservé aux non-musulmans, la société est prise en otage entre la réalité et les discours moralisateurs religieux.
Maroc : Le tabou de l'alcool empêche toute politique de prévention Plusieurs dizaines de millions de litres de boissons alcoolisées sont consommées chaque année au Maroc. Il est évident que les non-musulmans -très minoritaires au Maroc- n'ont pu consommer à eux seuls toute cette quantité. Leur foie (l'organe et non la foi religieuse) ressemblerait à une éponge baignant dans une mare alcoolisée. Il est donc certain que les musulmans aident un peu à écouler tout le stock de bière Spécial et autre alcool fort au moins hors période de ramadan.

Le problème du débat sur l'alcool au Maroc tient en la taxation d'extrémiste religieux toute personne qui tiendrait un discours mettant en relief le coût social au niveau de la santé publique, la sécurité routière... Difficile de se faire une place entre les discours où le religieux est la seule grille d'analyse et les thèses qui prônent la liberté totale au détriment de la santé des individus et des finances publiques. Au Maroc, un Claude Evin auteur de la loi portant son nom et qui interdit la publicité pour l'alcool, passerait pour un Ben Laden en col blanc. La cravate et le visage rasé ne pourrait tromper les anti-islamistes compulsifs.

Or, il est urgent de poser le débat de ce fléau au Maroc. Les marques de gin, vodka, whisky s'affichent ouvertement dans les magazines et journaux du pays. Aujourd'hui, ce qu'on appelle les « premix », subtil mélange entre alcool fort et soda, qui créé la polémique en France par exemple, font un tabac chez les adolescents du Royaume grâce notamment à leur machine marketing dramatiquement efficace. L'Etat, si prompt à faire du copier-coller de la législation française s'est montré très prudent -pour ne pas dire fébrile- sur une interdiction de publicité qui serait salvatrice.

L'Etat est également aux abonnés absents quand à la prévention routière et l'alcoolisme au volant. Les forces de l'ordre si prompt à vous arrêter dès que vous grillez un feu orange imaginaire, ou un excès de vitesse de 7 km/h, ne prennent pas la peine de traquer les poivrots au volant. Vous pouvez vous balader avec une bouteille de Vodka à moitié vide sur le siège passager qu'ils n'y verront que du feu. D'ailleurs aucun policier n'a de matériel pour contrôler le taux d'alcoolémie des conducteurs. Pourtant l'alcool au volant tue ! Le nombre de morts et de blessés sur nos routes sont là pour attester du coût pour la société marocaine.

On parle souvent des dangers de l'alcool sur la santé des personnes (cirrhose du foie, dépendance, accident de la circulation...) mais on oublie trop souvent que ce fléau touche également le reste de la population. Un accident de la circulation, une personne malade à cause de l'alcool représente un coût pour la société et grignotent chaque années quelques pour cent du PIB. A l'heure où l'on parle de généralisation de la couverture sociale, de prise en charge des maladies graves, on ne peut faire l'économie d'un débat « dépassionné » sur le coût social de l'alcool au Maroc et mettre en place des mécanismes de régulations, de contrôle, de prévention, et n'ayons pas peur des mots de répression.

Chacun est libre d'acheter au prix fort sa bouteille de premix ou de gin, à condition qu'il ne prenne pas le volant et qu'il ne trouble pas l'ordre public. Les responsables politiques doivent par contre cesser l'hypocrisie générale et réfléchir aux lois qui limiteront les dérives. A force de laisser la place aux discours essentiellement politico-religieux, on oublie aussi et surtout le bien être général de la société et des individus qui la compose.

Mohamed Ezzouak
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scorpion02
28 Mai 2008, 06:08
connaissant trés peu et mal le Maroc jn ne peux pas me permette de juger des autorités compétentes de la santé, mais ce que je sais c'est que ce magnifique pays devrait avoir l'accés aux soins remboursés, car quand on connait le salaire moyen d'un ouvrier, je me pose la question: comment peeuvent-ils se soigner.Je l'ai vu et vécu lors de mon voyage en mars de cette année avec un accompaganateur souffrant d'une angine, la croix et la bani"re pour se procurer ou trouver un dispensaire en dehors des grandes villes.Il estvrai qu'en FRANCE nous pouvons aider les malades alcooliques,mais sans couverture social cela ne serait pas possible! Alors je dit que le gouvernement marocain devrait se pencher trés vite sur les problémes de santé, en général,car c'est quand même un pays en pleine expension et si rien ne se débloque dans les années futurs je crains que les touristes ou futurs candidats à y vivre définitevement se posent des questions sur l'avenir de ces personnes qui travaillent durement et sans une véritable couverture sociale pendant et aprés leur vie active. Un marocain travaillant en France et retournant définivement au pays peut-il prétendre cotiser à une caisse de couvertur sociale?
adine
25 Mai 2008, 02:47
Et non cher Echiadmia, je ne veut pas raconter des bobards à mon bonhomme de 14ns, il n'est pas bete, il voit ts quand on rentre au Maroc, il faut rendre à césar ce qu'il lui appartient, je ne lui ai jamais menti, car je ne fais pas parti des hypocrites, c'est ça le malheur, on croit que le modernisme commence par l'alcool et le reste , et bien non, tout ce que je peux dire que l'Islam existe mais les VRAIS musulmans n'existent pas, et si tu crois que la démocratie c'est : que si qq'1 veut se saouler la gueule ou pas,il est libre de le faire, alors bravo pour cette démocratie, ça ce voit qu'encore on ne comprends pas le vrai sens de la parole démocratie????? nous sommes comme les autruches pour les gaffes , on cache juste la tete sous le sable ! ! !
toobkal
23 Mai 2008, 08:59
Ce qu'on oublie de dire c'est que le pire fléau au Maroc, n'est pas l'alcool mais la misère sociale, et la quête de paradis éphémère. ce qui pousse des gens à mettre leurs enfants dans les bras de pervers. Cette misère qui nous pousse à nous tirer dans les pattes des que l'un de nous décide d'entreprendre quelque chose.
Ce fléau ne date malheureusement pas d'aujourd'hui. Etant enfant je voyais ces jeunes adultes partir boire en cachette pendant les mariages, pour oublier leur quotidien ou leur misère sentimentale.
Le débat n'est pas celui de l'alcool mais celui de gens égarés et fonçant dans une course dont la finalité et l'autodestruction. Aucun Marocain ne boit pour le plaisir car culturelle ment on ne boit pas par héritage culturelle mais pour se suicider un court instant son esprit.
Alors d'ici j'entends dire " la religion
dis que c'est péché" mais malheureusement la religion n'a plus sa place au Maroc depuis longtemps, c'est devenu un décor de cinéma trop usé par des corrompus, des tartuffes, il reste encore quelques figurants qui donne l'illusion de sauver les apparences.
Le mal vient de l'intérieur, oui mes amis, l'occident n'y est pour rien pour une fois, et pour celà je vais vous citer un dicton chinois " mauvais élève, car mauvais maitres" vous m'aurez compris.
Si les marocains noient leur misère dans l'alcool ou le cannabis c'est parce que certains le veulent bien.
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