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Imprimer l'article Sitôt créée, la «Fondation Driss Benzekri des droits humains et démocratie» fait déjà face à ses premiers couacs. Alors que son baptême du feu ne date que d'à peine quatre jours, la Fondation doit gérer une première démission, celle de Mohamed Ali Tobji, lui-même victime des années de plomb et militant des droits de l'homme. Celui qui, le temps d'une assemblée constitutive, a siégé en tant que membre de l'instance dirigeante a vite jeté l'éponge. Et pour cause, le caractère «officiel» de cette fondation et les qualités tout aussi officielles de certaines figures qui en font partie. Il s'agit notamment de Abdeslam Ahizoune, patron de Maroc Telecom, de Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG (Caisse de dépôt et de gestion), mais aussi et surtout d'un certain Fouad Ali El Himma. Ce qui fait dire au concerné que la fondation est mort-née. Le déroulement de l'assemblée consécutive, samedi à Rabat, n'a pas été pour le rassurer. Marquée par la présence du conseiller du roi Abdelaziz Meziane Belfqih et de plusieurs membres du gouvernement, la cérémonie a donné le «La». Et c'est un certain Ilias Omari qui s'est chargé de le relayer, en sa qualité de membre de l'instance dirigeante. Ceci, en affirmant que la fondation a été «créée en application des Hautes orientations royales portant sur la création d'une institution spécialisée dans la recherche en matière des droits de l'Homme».Si la tutelle makhzénienne n'est pas du goût de Tobji, d'aucuns n'y voient pas d'inconvénients. «L'apriori voulant que tout ce qui vient du makhzen est forcément louche est dépassé. S'il y a un Etat de droit et une démocratie à installer au Maroc, c'est avec la monarchie et ses hommes qu 'ils devront se faire», dit cet acteur associatif, qui siège également au sein de la Fondation. «Il faut s'intéresser moins à ses initiateurs, dont on compte également des militants des droits de l'homme par ailleurs, qu'à ses objectifs. C'est cela qui importe», ajoute-t-il. Dotée notamment d'un Conseil d'administration de 115 membres et de commissions spécialisées, la Fondation aura pour champ d'action «les domaines du développement, de la démocratie, de la jusice transitionnelle, des droits de l'Homme, de la diversité culturelle et linguistique, de la gouvernance institutionnelle et de la citoyenneté». A rappeler que la Fondation est présidée par Abdeslam Aboudrar, un ancien prisonnier politique libéré en 1979 après cinq ans de prison, actuellement directeur général adjoint de la CDG. 20 membres siègent au sein de son instance dirigeante. Source: Le Soir Echos
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16 Mai 2008, 21:24