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Imprimer l'article C'est ce 8 mai, date anniversaire du Prince héritier Moulay El Hassan, que la Cour d'appel de Tanger statue sur l'affaire «Illy», cette fillette pour laquelle les parents adoptifs ont choisi un prénom amazigh qu'un juge de Larache a refusé d'inscrire sur les registres de l'état-civil. Selon un communiqué des parents de «Illy», ces derniers espèrent voir la Cour d'appel rectifier le tir et mettre fin à l'injustice subie par la fillette âgée aujourd'hui de 19 mois. Mais toujours privée de prénom et d'identité, l'un des droits fondamentaux consacré par les conventions internationales engageant le Maroc.En janvier dernier, un juge de Larache avait rejeté le prénom «Illy», qui signifie «ma fille» en langue amazighe. Cette décision a suscité non seulement la stupéfaction des parents adoptifs de la fillette, mais aussi la consternation des milieux culturels et associatifs amazighs qui y voient une «survivance» du passé, de la fameuse liste établie sous Driss Basri, et d'une forme de ségrégation à l'égard d'une composante essentielle du Maroc. «Les parents d'Illy ne doivent pas lâcher prise et aller jusqu 'au bout de la procédure judiciaire», déclare le responsable d'une association amazighe qui explique que la justice a toujours fini par donner raison aux parents en citant les précédents de «Numédia» et autres «Sifaw». «Dans la majorité des cas, ce sont les officiers d'état-civil qui suscitent ce genre de problèmes, mais là, c'est un juge qui est à l'origine de la polémique et c'est encore plus grave»y explique notre interlocuteur. Surtout qu'il s'est basé sur le fait qu'il s'agissait de parents adoptifs. «La kafala n'a jamais signifié la privation de l'affection d'une mère et d'un père. «Illy», qui signifie «ma fille» en amazigh, en porte désormais toute la charge», indique le communiqué de la famille adoptive de la fillette. «Je mettrai la chose sur le compte d'un racisme individuel En plus, il s'agit d'une grave erreur et plus grave est encore la soi-disant justification sur laquelle ils 'est basé en disant aux parents que la fillette n'était pas la leur !», avait expliqué, au «Soir échos», le chercheur Ahmed Assid. Mohammed Boudarham Source: Le Soir Echos
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