Publié le 30.04.2008 | 12h21
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Casablanca n'en finit pas de compter ses morts. Frappée de plein fouet par le décès, samedi, de 55 ouvriers dans l'usine Rosamor et de trois autres dans l'incendie d'un atelier de tapisserie, la capitale économique a de nouveau été le théâtre d'un drame humain.
C'était hier mardi quand un bus, appartenant à la société de transport urbain M'dina Bus, est sorti de la route, écrasant sur son passage plusieurs personnes. Bilan, au moins 5 morts, dont deux femmes (l'une était enceinte) et plus de 30 blessés. Des témoins oculaires affirment que vers 10h30 du matin, le bus, qui roulait à toute vitesse et dont le conducteur avait visiblement perdu tout contrôle, a heurté une fontaine d'eau située à proximité du lycée Ibn Sina 2 et autour de laquelle plusieurs élèves étaient regroupés au moment des faits. Ceci en plus de plusieurs personnes qui traversaient la rue séparant le lycée des tristement célèbres Carrières Thomas.

Une source policière affirme que le conducteur en question a été placé en garde-à-vue. De ses premières déclarations, on apprendra que ses freins ont tout simplement lâché. Pour limiter la vitesse, et les dégâts, il a même dû littéralement raser le mur du lycée. Mais rien n'y a fait. Sur son passage, le bus a heurté plusieurs personnes. Fait notable, la rapidité de la réaction des autorités qui, comme craignant de nouvelles constations après le scandale de Rosamor, ont vite étouffé l'affaire et pris la précaution d'encercler la zone où l'accident a eu lieu. Les quelques gradés surplace ont même interdit l'accès des journalistes et autres photographes au site de l'accident. Les agents de la protection civile et des forces de l'ordre ont également vite fait de laver les lieux.

Des témoins affirment également avoir vu défiler devant eux une voiture avec, à l'intérieur, un certain Mohamed Kabbaj, wali de la région du Grand Casablanca. Celui-ci ne s'est cependant pas donné la peine de descendre de son véhicule, de crainte d'être lynché par la foule, aussi nombreuse qu'en colère contre l'absurdité d'un accident que de simples contrôles de l'état des bus en circulation auraient pu éviter. Une colère qui s'ajoute à celle de toute une opinion publique contre les récents et ravageurs accidents survenus ces derniers jours dans la métropole.

Les larmes des familles des 55 victimes de Rosamor n'avaient pas encore séché que les Casaouis apprenaient avec stupéfaction et douleur qu'un autre incendie s'était déclaré le lendemain dans une autre usine textile. Le cas de se rappeler la célèbre phrase de Nass El Ghiwane : «deqqa tabâa deqqa...» (les drames se suivent, et on n'en voit pas la fin).

Tarik Qattab
Source: Le Soir Echos
Agadirois
30 Avr 2008, 16:15
Casablanca - capitale économique - est à l'image de l'économie marocaine. Tout est dans le trompe-l'oeil, du paraître. Il y a quand même une justice dans tout cela. Une justice qui - hélas a fait des morts innocents - met à jour la VRAIE IMAGE du Maroc. Une image totalement enjolivée afin d'attirer investisseurs et argent de MRE. Le plan de séduction concocté par nos officiels est tout bonnement en train de s'écrouler. J'en reviens à l'accident, tant qu'on continuera à importer des épaves de l'étranger, des épaves qui ont fait leur temps en Europe, il ne faut pas s'étonner de voir ce genre d'accident. Toute cette série de drames démontre que nos officiels sont d'un égoisme sans égal. Ils ne pensent qu'à accumuler fortune sans se soucier ni de leur cocitoyens ni de l'image qu'ils donnent de leur pays.Pour moi, ce sont des PARASITES. Si le Maroc était un pays de justice, ce WALI à la con ou plutôt cette OULIA (et même parmi les OULIATES y'en a qui sont d'un courage exemplaire) n'aurait pas peur de descendre de son véhicule. Il est à l'image de nos dirigeants, UNE BANDE DE LÂCHES cyniques. Je pense que nous nous dirigeons tout droit vers un chaos. Le système n'est pas confiant il a même peur, chaque fois qu'il y a un drame, première réaction : se prémunir de toute émeute. Ce sont souvent les forces de l'ordre qui sont dépéchés sur place avant les secours. ça promet! le système n'a pas confiance en son peuple et le peuple le lui rend bien d'ailleurs. Si cela continue, d'ici quelques années, c'est une guerre civile qui se profile à l'horizon ou alors une montée en puissance de l'intégrisme islamiste et la situation du Maroc sera comme celle de l'Irak d'aujourd'hui voire pire. Voilà le programme que nous préparent nos valeureux dirigeants! Marocains libres, un sursaut d'orgueil merde!
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