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Imprimer l'article Casablanca n'en finit pas de compter ses morts. Frappée de plein fouet par le décès, samedi, de 55 ouvriers dans l'usine Rosamor et de trois autres dans l'incendie d'un atelier de tapisserie, la capitale économique a de nouveau été le théâtre d'un drame humain. C'était hier mardi quand un bus, appartenant à la société de transport urbain M'dina Bus, est sorti de la route, écrasant sur son passage plusieurs personnes. Bilan, au moins 5 morts, dont deux femmes (l'une était enceinte) et plus de 30 blessés. Des témoins oculaires affirment que vers 10h30 du matin, le bus, qui roulait à toute vitesse et dont le conducteur avait visiblement perdu tout contrôle, a heurté une fontaine d'eau située à proximité du lycée Ibn Sina 2 et autour de laquelle plusieurs élèves étaient regroupés au moment des faits. Ceci en plus de plusieurs personnes qui traversaient la rue séparant le lycée des tristement célèbres Carrières Thomas.Une source policière affirme que le conducteur en question a été placé en garde-à-vue. De ses premières déclarations, on apprendra que ses freins ont tout simplement lâché. Pour limiter la vitesse, et les dégâts, il a même dû littéralement raser le mur du lycée. Mais rien n'y a fait. Sur son passage, le bus a heurté plusieurs personnes. Fait notable, la rapidité de la réaction des autorités qui, comme craignant de nouvelles constations après le scandale de Rosamor, ont vite étouffé l'affaire et pris la précaution d'encercler la zone où l'accident a eu lieu. Les quelques gradés surplace ont même interdit l'accès des journalistes et autres photographes au site de l'accident. Les agents de la protection civile et des forces de l'ordre ont également vite fait de laver les lieux. Des témoins affirment également avoir vu défiler devant eux une voiture avec, à l'intérieur, un certain Mohamed Kabbaj, wali de la région du Grand Casablanca. Celui-ci ne s'est cependant pas donné la peine de descendre de son véhicule, de crainte d'être lynché par la foule, aussi nombreuse qu'en colère contre l'absurdité d'un accident que de simples contrôles de l'état des bus en circulation auraient pu éviter. Une colère qui s'ajoute à celle de toute une opinion publique contre les récents et ravageurs accidents survenus ces derniers jours dans la métropole. Les larmes des familles des 55 victimes de Rosamor n'avaient pas encore séché que les Casaouis apprenaient avec stupéfaction et douleur qu'un autre incendie s'était déclaré le lendemain dans une autre usine textile. Le cas de se rappeler la célèbre phrase de Nass El Ghiwane : «deqqa tabâa deqqa...» (les drames se suivent, et on n'en voit pas la fin). Tarik Qattab Source: Le Soir Echos
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30 Avr 2008, 16:15