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Imprimer l'article Les premières victimes identifiées de l'incendie de l'usine Rosamor à Casablanca ont été inhumées dimanche, à Casablanca. Quatre ministres, dont celui de l'Intérieur, étaient présents. Mohammed VI a adressé, lui, un nouveau message aux familles des victimes. Du côté de l'enquête, les choses s'accélèrent. Le propriétaire de l'usine et son fils (qui était gérant) ont été placés en garde à vue et seraient encore interrogés au siège de la police judiciaire. Une enquête administrative a également été ouverte pour déterminer les responsables locaux ayant délivré de récentes autorisations d'extension à l'usine casablancaise d'ameublement. «De toute évidence, les gérants de l'usine ne respectaient pas les règles de sécurité exigées dans ce genre d'activités industrielles. Le personnel n'était pas non plus formé pour faire face à ce genre d'accidents», indique un responsable à la protection civile. Plus grave encore, a ajouté ce dernier dans une déclaration radio, «le propriétaire, en contrevenant à la législation, enfermait les employés à l'intérieur de l'usine pour, soi-disant, éviter le détournement des matières premières. C'est cela qui les a empêchés de quitter le lieu du sinistre».L'incendie aurait été déclenché par un court-circuit survenu au rez-de-chaussée, là où se trouvaient les machines de menuiserie et de tapisserie. Selon le commandant Touil, commandant régional de la Protection civile à Casablanca, «le manque d'entretien des différentes machines et installations électriques est la cause de cet incendie». Confirmation chez les survivants du drame de Lissasfa. Ils affirment à l'unanimité que toutes les portes et les fenêtres de l'usine étaient bloquées, empêchant les ouvriers de fuir les flammes qui consumaient le bâtiment. Une photo publiée en Une d'Al Ittihad Al Ichtiraki montre la silhouette d'un ouvrier rattrapé par les flammes et bloqué par le grillage d'une des fenêtres de l'usine. Par ailleurs, «sur les 400 employés de l'usine, 30 seulement sont déclarés à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS)», a notamment déclaré Fellah Hassan, un tapissier de 30 ans rescapé du drame. Selon des sources patronales, Rosamor est une société créée en 1996. Elle fournissait essentiellement des enseignes d'ameublement qui ont pignon sur rue dans plusieurs villes du pays. «Cette activité cachait une petite activité informelle dont la production partait dans des magasins isolés», affirme, sous le coup de l'anonymat, un industriel du textile. Source: Le Soir Echos
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