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Imprimer l'article Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a "donné des instructions" pour que la Marocaine de 35 ans atteinte d'un cancer qui devait être reconduite à la frontière dimanche, soit libérée et sa situation régularisée, a annoncé dimanche son directeur de cabinet, Thierry Coudert Mme Bouchra Ahrram, une Marocaine de 35 ans atteinte d'un cancer, devait être expulsée vers le Maroc dimanche après-midi du centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir (Yvelines), après expiration de son titre de séjour pour soins médicaux."Le ministre a estimé qu'il s'agissait d'une application du droit un peu stricte, qui ne tenait pas compte des facteurs humains, auquel il tient tout particulièrement", a précisé M Coudert. Mme Ahrram va donc retrouver les membres de sa famille qui vivent en France, a-t-il ajouté. Le CEFY (Collectif étrangers-Français en Yvelines) s'était alarmé dimanche de la situation de Bouchra Ahrram, installée en France depuis janvier 2002 "avec des deux parents, deux frères et une soeur nés tous les trois en France". En 2005, elle avait obtenu une carte de séjour pour soins afin de traiter un cancer de la thyroïde, qui n'avait pas été renouvelée en novembre 2007, le médecin inspecteur ayant estimé qu'elle pouvait être soignée au Maroc. "Vendredi dernier elle est allée à la préfecture de Versailles pour relancer son dossier lorsqu'elle s'est fait arrêter par la police et conduire au CRA de Plaisir", indiquait le CEFY. La préfecture des Yvelines avait fait valoir de son côté que Mme Ahrram avait la possibilité de déposer un recours contre la décision de la renvoyer dans son pays et qu'elle ne l'avait pas fait dans le délai prévu, qui est d'un mois à compter de la notification de la décision. "Quand elle est venue en préfecture vendredi, elle était hors délai et a donc été emmenée en CRA pour être reconduite à la frontière", a déclaré un porte-parole de la préfecture à l'AFP. Le directeur de cabinet du préfet avait précisé que l'OQT (obligation de quitter le territoire) avait été notifiée à Mme Ahrram le 17 novembre. Elle était exécutoire dans un délai d'un mois, pendant lequel Mme Ahrram pouvait déposer un recours, c'est-à-dire avant le 17 décembre, a-t-il précisé. Dimanche après-midi, le CEFY avait indiqué que Mme Ahrram avait refusé de monter dans l'avion pour le Maroc et qu'elle avait alors été mise en détention à Roissy. Source: AFP
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14 Avr 2008, 12:49
On outrepasse les textes de loi pour faire valoir le côté humain. J'ai honte que le Maroc ait jeté aux portes du désert des africains sans autre forme de procès. Il y a eu alors plusieurs morts dans cette traversée du retour. A cette époque, j'avais dit que le Maroc aurait dû mettre un centre pour ces gens là et appeler les ONG et journalistes internationaux pour montrer cette situation. En effet, le Maroc n'étant qu'un pays de transit, c'était à l'europe de s'en occuper. Comme d'habitude, la makhzen n'a pas hésité à faire le sale boulot et de la manière la plus sale et inhumaine qui soit.
Viendra le jour où nous abolirons ce système médiéval in cha allah.
cordialement