Publié le 28.06.2007 | 09h26
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Le mois de juin sonne le début de la période estivale, annonce les prémices des vacances, certes, mais également la période des intoxications alimentaires !
A Tétouan, le lundi 18 juin, près de soixante-dix personnes ont été intoxiquées suite à la consommation de sandwiches, autrement appelés "bocadillos", dans un fast-food du quartier Jamae Mezouak. A 23 heures, le local suspecté d'être à l'origine de cette intoxication a été fermé par les autorités compétentes après les procédures d'usage. Les personnes atteintes ont été, quant à elles, acheminées vers l'hôpital civil et la clinique du Croissant-Rouge. "ce sont des cas de salmonellose", nous apprend-on au service d'hygiène de la commune urbaine. Il s'agit d'une infection bactérienne due à la consommation d'aliments contaminés crus ou peu cuits comme la viande, la volaille ou les oeufs qui provoquent de la diarrhée, de la fièvre et des crampes d'estomac. De source hospitalière, toutes les personnes contaminées ont subi les examens nécessaires et mises sous traitement. "C'est très certainement une personne travaillant dans le fast-food qui a contaminé les autres ( ) La femme de ménage et ses enfants ont eux aussi été atteints ".

Quoi qu'il en soit, au-delà de l'état de santé des personnes atteintes, plusieurs questions se posent, notamment en ce qui concerne l'origine de la contamination et les moyens qui auraient pu l'éviter . En effet, au cours de l'enquête, plusieurs défaillances sont apparues. Tout d'abord, on nous indique que le propriétaire du local possédait une autorisation pour ouvrir une "laiterie". Celle-ci se serait transformée bon gré mal gré en "sandwicherie" alors que les équipements nécessaires n'étaient pas respectés. "après l'incident, une visite des lieux nous a permis de constater que les conditions de travail laissaient à désirer ( ) aucun plat réfrigéré, aucun plan de travail approprié, une méthode de travail assez douteuse et la présence de déchets en grand nombre ". D'autre part, aucun lave-mains n'était installé pour les employés qui manipulaient à longueur de journée des produits divers comme la viande, la volaille, les pommes de terre frites. Ce qui suffit pour imaginer le degré d'hygiène des mains des employés, véritables vecteurs d'infections en toute genre

A noter que pour obtenir une autorisation d'ouverture d'établissement de restauration quel qu'il soit, un dossier doit être déposé auprès du service économique de la commune qui sollicite l'avis de plusieurs services comme le service technique, la protection civile, le service vétérinaire, la santé publique ou le bureau d'hygiène qui possède un service d'hygiène alimentaire et de contrôle des lieux publics L'avis de cette dernière instance est primordial et son veto décisif. Composé d'un médecin et de huit techniciens, ce service serait d'ailleurs chargé tout au long de l'année de contrôles "inopinés" mais "cela reste largement insuffisant devant le nombre important et croissant d'établissements alimentaires ( )", nous rappelle-t-on. "Il existe près de 2000 établissements sur la ville, l'équipe ainsi réduite ne peut tout contrôler !". A l'approche de la période estivale, une commission interdisciplinaire chargée de contrôles quotidiens, nous apprend-on, aurait été formée et chapeautée par le wali afin de renforcer la vigilance. Il est clair que le renforcement des équipes de contrôle d'un point de vue quantitatif et qualitatif, tout au long de l'année, est nécessaire ainsi que la rigueur pour les autorisations. L'on pourrait d'ailleurs s'interroger sur l'autorisation donnée à une laiterie en l'absence de lave-mains. Serait-ce un luxe ?

Alors que faire ? "S'aventurer" dans les fast-foods en espérant secrètement que l'établissement en question a bien subi le fameux contrôle inopiné de l'équipe sanitaire de la commune urbaine, demander à vérifier l'état des mains des employés ou se résigner à ne plus consommer à l'extérieur. Ce n'est certes pas une question existentielle mais en pleine période estivale, dans une ville aspirant à accueillir de plus en plus de touristes, la question se doit d'être posée ouvertement

De l'avis de toutes les personnes interrogées sur cet épineux dossier, l'absence d'éducation sanitaire est sans doute le point noir de l'affaire. Sans formation professionnelle des propriétaires et employés d'établissements de restauration (du vendeur de "harcha" au restaurant bien coté), de ceux qui préparent la nourriture et la servent, nos vies seront continuellement en danger.

Amel Nejjari
Source: Libération (Maroc)
hassan sbai
30 Juin 2007, 03:04
En l'absence des services concernés, les profiteurs des gains illicites courent vers des actes non sanitaires.L'approche des périodes estivales,où la foule rue en masse vers les endroits de repos, constitue un appat des fast food et autres.les intoxications relèvent des services d'hygiène .la corruption et le laisser aller font que c'est le pauvre consommateur qui paie les pots cassés.Si tout bon citoyen,dénonce ces faits,nous vivrons mieux que ca .Mais ........
TETUANI
30 Juin 2007, 01:20
Tetuan , LA PALOMA BLANCA, hamama bida , une ville tres proche a CEUTA a L,ESPAGNE, ses habitant sont propres cevilises , le qurtier JAMAH MAZUAK, presque inconnu pour les autres tetouanis , mais pour le bureau municipale d,hygiene je pense que oui , mais le probleme c,est le bakchich , qui roule facilement dans la ville de TETUAN , dans tout les demaines , la constriccion , les restaurants , les cafes , autoriser ces chauses la , est tellement facil que tu ne peux pas imaginer , arretez tadouira , bakchich , rachoua , et les choses vont bien.....
tanjawi
29 Juin 2007, 16:25
ya de taf dans ce domaine le cancer de notre maroc c pas le terrorisme mais la "réchwa"
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