Publié le 21.06.2007 | 14h11
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Le Syndicat national des techniciens de la sécurité aérienne menace de mener plusieurs formes de protestation dans les jours qui viennent. Une situation qui risque d'entraîner une véritable paralysie de l'activité dans les aéroports marocains en cette période de grande affluence. Et ce d'autant que le cahier revendicatif est assez fourni en doléances.
Le syndicat national des techniciens de la sécurité aérienne est mécontent, et menace même d'observer un débrayage si aucun arrangement n'est trouvé avec la direction de l'ONDA (Office national des aéroports). Les attentes sont nombreuses, indique Ahmed Moutiî, secrétaire général du syndicat des techniciens de la sécurité aérienne de l'office. Une réunion du bureau syndical est prévue vers la fin de cette semaine. Ordre du jour : programmer et arrêter les différentes formes d'action et de protestation au cas où des négociations «sérieuses» ne sont pas rapidement engagées. Le SG des techniciens des aéroports confirme que le syndicat reste ouvert à tout dialogue civilisé qui tient compte des spécificités d'un secteur hautement stratégique et sensible pour l'économie marocaine. Raison pour laquelle la représentation syndicale affiliée à l'UMT (Union marocaine du travail) a préféré reporter, voire même supprimer, différents mouvements de contestation depuis le mois d'octobre 2006. Ahmed Moutiî rappelle toutefois que les techniciens de l'ONDA supervisent tous les avions (RAM et autres) qui atterrissent sur le sol marocain et assurent toutes les autres tâches afférentes à la navigation et la sécurité aériennes (maintenance des radars, radio, angle de distance pour l'atterrissage). Et d'ajouter que les techniciens jouent un rôle si important que l'observance d'une grève risque de paralyser, sinon d'avoir des conséquences néfastes sur l'activité des aéroports.

Le syndicat dit vouloir aujourd'hui passer à la vitesse supérieure pour désamorcer la passivité de la direction quant à la prise en considération des doléances des techniciens.

Ces dernières renvoient à la détermination de la date de lancement des cycles de formation comme c'est le cas pour les contrôleurs qui en ont bénéficié depuis octobre 2006 et à la reprise des stages usine à l'occasion de chaque réception de nouveaux matériels, stages qui ont été suspendus pour des raisons budgétaires.

Autres doléances : accélérer la publication du décret ministériel relatif à la licence nationale pour pouvoir exercer la fonction de technicien aérien, accorder une indemnité de renfort aux techniciens qui travaillent en période de repos notamment ceux de l'aéroport Mohammed V qui travaillent en même temps à l'aéroport de Benslimane celui d'Oujda.

Les techniciens de la sécurité aérienne réclament aussi l'indemnité de déplacement pour les Qts (super qualification) et le remplacement des techniciens sortant dans le cadre de l'opération de départ volontaire ou de retraite. Ils invitent, par ailleurs, la direction de l'ONDA de revoir à la hausse les remboursements des heures du soir soit 10 dirhams contre 3,80 DH l'heure actuellement.

Source: Al Bayane
Ali AIJJOU
27 Juin 2007, 02:03
likas

D'un côté vous soulignez le droit de grève comme reconnu par la constitution et de l'autre vous implorez à ne pas prendre les vancanciers comme otages

OUI, en effet, l'article 14 de la constitution stipule: "le droit de grève demeure garanti. Une loi organique précisera les conditions et les formes dans lesquelles ce droit peut s'exercer"

Ladite loi organique n'a toujours pas vu le jour

Quant à la "garantie du droit de grève" est loin d'être assurée. Si même le conraire qui se produit

Celles et ceux qui ont la chance de travailler peuvent "prier" que ça dure, sans naturellement se poser des questions sur les conditions de leur travail
likas
22 Juin 2007, 12:36
Bonjour;
Le droit de gréve est dans la constitution; et il reste le dernier recours aprés épuisement de toutes les formes de négociations pour arriver à une solution valable et viable pour tous, les salariés des aéroports au maroc comme tous les autres travailleurs ont le droit de faire gréve,personne ne peut le contester, mais de grâce; ne prenez pas les vacanciers comme otages de vos revendications.
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