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Imprimer l'article On les voyait souvent ces derniers temps dans les cafés, les parcs où tout simplement sous des réverbères jusqu’à tard le soir. Bûchant dur, apprenant par cœur des centaines, voire des milliers de lignes avec l’espoir de décrocher le fameux sésame qui leur donnerait accès à un cursus universitaire ou à de grandes écoles. Hier matin, et pour 3 jours, ils seront 290.000 lycéens à passer les épreuves du baccalauréat à travers tout le Maroc, contre 266.105 l’année dernière. Une augmentation d’effectif de l’ordre de 8,9%. Beaucoup d’entre eux se présentent en candidats libres: ils sont 65.397, soit près de 23% de l’ensemble des postulants. Le privé, quant à lui, connaît une augmentation record: plus de 40% (avec 4.877 personnes) alors que l’école publique n’annonce que 6% d’élèves de plus que l’année dernière (217.748).Plus de littéraires que de scientifiques, respectivement 140.434 et 127.118. Les filles, quant à elles, représentent un peu moins de la moitié de l’effectif global (44%). Les sessions de rattrapages sont programmées du 6 au 8 juillet. Quatre ans après la réforme, le bac n’as toujours pas bonne presse. Le taux de réussite (toutes disciplines confondues) atteignait à peine 44,53% l’année passée et encore moins en 2003/2004: 33,62 %. Le ministère de l’Education nationale parle d’une nette amélioration et les parents d’élèves d’échec de la réforme (cf.www.leconomiste.com). L’examen du bac est désormais décliné en deux ans. La première année concerne les matières secondaires et est gérée au niveau régional. L’examen final, en deuxième année, compte pour 50% du résultat global. Un système censé favoriser l’assiduité des élèves. Btissam Daoudi, enseignante et parente d’élève, reste critique: «Les évaluations ne se font plus que 2 fois par semestre, ce qui est très insuffisant pour que l’enseignant situe les failles de l’élève et puisse l’accompagner. Par ailleurs ils ne font pratiquement pas de TP, car les lycées sont sous-équipés, les jeunes n’apprennent que des notions vagues et théoriques». L’autre atout avancé pour cette réforme est de démystifier le bac et par ce biais améliorer le taux de réussite, ce qui ne semble pas tout à fait acquis. En attendant, les élèves restent confrontés à cette épreuve plutôt traumatisante. Chacun gère cette angoisse comme il peut. De bonnes vieilles recettes de grand-mère (gris-gris et autres porte-bonheur) ou encore cette expérience inédite dans un lycée à Rabat, où des psychologues et des psychothérapeutes aident les élèves à gérer leur stress. Seront-ils plus nombreux à réussir cette année? Rendez-vous à la fin du mois pour les résultats du 1er tour. Amine Boushaba: Source: L'Economiste
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