Ramadan
Ramadan : Les anciens combattants marocains de Bordeaux autour d’un même ftour
Ils étaient 20 anciens combattants marocains de la commune de Bordeaux à avoir participé à un ftour collectif organisé en leur honneur par les autorités marocaines en charge des MRE. L’initiative, qui vise à offrir un cadre chaleureux de rupture de jeûne « à la marocaine » à ces anciens soldats, a été prise en partenariat avec la mairie bordelaise. Le repas a eu lieu hier dans le restaurant du foyer Adoma, à Bordeaux.
Ramadan : Les anciens combattants marocains de Bordeaux autour d’un même ftour
La majeure partie des 400 anciens combattants marocains que comptent Bordeaux se trouvaient déjà au Maroc pour le ramadan et la fête de l’Aïd en famille. C’est pour essayer de reproduire cette ambiance du bled que ce ftour collectif a été organisé. Il était destiné à la vingtaine de ces anciens soldats, qui avaient, eux, décidé de passer le mois sacré en France.

Un moment de chaleur – devant un bol de harira fumant – entre frères d’armes. Ils ont tous eu durant la seconde guerre mondiale, à servir la France, leur seconde patrie. Mais cette patrie ne leur a pas encore reconnu – à sa juste valeur et en comparaison avec les anciens soldats français – leur contribution à la sauvegarde de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, sous la menace nazie.

Les organisateurs de ce ftour n’en sont pas à leur première initiative, pour le ramadan, à l’encontre de ces anciens combattants. En effet, une autre opération de solidarité avait été organisée par les associations aquitaines « Echanges et Cultures » et « Amis d’El Hajeb ». L’opération a été financièrement assurée par le ministère marocain chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger et réalisé en partenariat avec la mairie de Bordeaux. Et pour finir ce mois en beauté, la fête de l’Aïd sera également célébrée au même endroit que le ftour collectif.

Pour les organisateurs de ce ftour, il s’agissait là certainement d’une manière de dire à ces anciens combattants marocains que leur « vraie » patrie, le Maroc, ne les a pas oubliés. En attendant l’ouverture d’une future résidence pour tous les anciens combattants de Bordeaux, prévue en 2012, la vie morose et tranquille des anciens « zouaves » marocains se poursuit, noyée dans des souvenirs partagés entre l’horreur des champs de bataille, et la nostalgie du Maroc.

Safall Fall
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