Publié le 16.10.2009 | 13h09
Article lu 1320 fois
3 commentaire(s)
 

Imprimer l'article
Envoyer à un ami
Réagir sur le forum
Article au format PDF

Le mardi 13 octobre, Mohamed Cheikh Biadillah, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a été élu, président de la Chambre des conseillers à la majorité absolue au 2e tour. Cette victoire d’un parti d’opposition face au candidat du Rassemblement national des indépendants (RNI), risque de porter un coup dur à la coalition gouvernementale. En effet, à la suite de cet échec, le RNI a menacé de se retirer de l’équipe dirigée par Abbas El Fassi. L’information a été rapportée par l’AFP.
Mercredi, la plus haute instance du parti, s'est réunie pour débattre du revers du candidat de la majorité au sein de la chambre haute, Maâti Benkadour, face à Mohamed Cheikh Biadillah. Le président du RNI, Mustapha Mansouri, également à la tête de la Chambre des représentants (Chambre basse), a confié à l’AFP que le « conseil national étudie la possibilité d'un retrait du gouvernement du Premier ministre Abbas El Fassi ».

Toutefois, au sein du parti de la « Colombe », cette affirmation n’a pas semblé avoir le soutien de tous. Depuis plusieurs semaines, une crise interne secoue cette formation politique. En début de ce mois, Salahedine Mezouar, membre du Comité exécutif et ministre des Finances du gouvernement El Fassi, a été désigné par Mansouri, nouveau président du Comité exécutif. Il a pour mission de superviser les instances du parti, et d’organiser un congrès devant élire le nouveau chef du RNI.

Le ministre des Finances fait parti de la frange du RNI qui n’a pas partagé les propos de Mansouri. Pour l’argentier du Royaume, l’ex-ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle a agi de « manière unilatérale, sans concertation avec les structures interne du parti ». Il a ajouté qu’«une telle déclaration n'engage que lui et ne peut en aucun cas être attribuée au RNI, qui constitue une composante essentielle de l'actuelle coalition gouvernementale ».

Le RNI détient actuellement sept portefeuilles dans l’actuel exécutif. En cas de retrait, toute la majorité gouvernementale (Istiqlal, USFP, PPS, MP et RNI) sera à coup sûr affectée. Abbas El Fassi sera-t-il sauvé une fois de plus comme lors du basculement du PAM dans l’opposition ? Rien n’est sûr. Réponse dans les prochains jours.

Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com
  Articles politique récents

Espagne prête à concéder le statut de refugiée à Aminatou Haidar

Indice de Perception de la Corruption 2009: Le Maroc toujours corrompu

Polémique autour de la venue de l'ex-ministre israélienne, Tzipi Livni au Maroc

Maroc: deux journalistes d'Al Massae condamnés à de la prison ferme

Aminatou Haidar en grève de la faim, porte plainte contre le Maroc et l’Espagne

  Articles politique les plus lus

Tension entre le Maroc et la Suède : Rabat exige le départ d’une diplomate Suédoise  3906

Nouvelle interdiction du journal Le Monde au Maroc  3429

Aminatou Haidar en grève de la faim, porte plainte contre le Maroc et l’Espagne  3117

France : Najat Belkacem contre le port de la burka et contre une loi l’interdisant  2640

Espagne : La nouvelle loi sur les étrangers fait polémique  2345

othman86
18 Oct 2009, 11:31
Bof les disputes de gouvernements ne sont pas exclusivement marocaines ...
De même que les gouverements de la période 2006 2009 sont tous poingtés du doigt je dirais fautes a pasde chance etre élu en période de crise économique ...
mohammed06
18 Oct 2009, 10:41


eux ou rien c'est exactement pareil
kakimou
16 Oct 2009, 16:05
Voilà, encore une fois, au lieu que les ministres se concentrent sur les problèmes économiques et sociaux, ils sont happés par des problèmes égocentriques et égoïstes de la vie des parties. Je pense que ce modèle ne convient plus. On serait mieux avisé de dissoudre tous les partis et de mettre les bonnes personnes à la bonne place.
Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez vous authentifier
Login:
Mot de passe: