Publié le 03.11.2008 | 14h11
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Les éditeurs de la presse marocaine ont souhaité dimanche la création de tribunaux spécialisés dans les affaires de la presse, à même de garantir des "procès équitables".
La sortie des éditeurs marocains était en réaction à l’amende de près de 800.000 dollars confirmée en appel jeudi contre le journal indépendant arabophone « Al Massae » (Le Soir) pour diffamation et injures contre quatre substituts du parquet.

La Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) a exprimé à ce sujet ses « vives réserves », estimant que « les demandes de réparation disproportionnées et excessives » ne font qu’affaiblir et "menacer les entreprises de presse".

Le Syndicat de la presse marocaine (SNPM) plaide, de son côté, pour l’abolition des « amendes exorbitantes» ainsi que les peines privatives de liberté du nouveau Code de la presse qui peine à voir le jour.

Les quatre substituts du parquet de la ville de Ksar El Kabir (nord) avaient porté plainte séparément contre le journal en question qui avait publié en novembre dernier une enquête sur « une fête privée » où des « pratiques homosexuelles » avaient eu lieu.

Le journal avait même publié une liste de mis en cause comprenant le nom d’un substitut du procureur du Roi près le tribunal de première instance de la ville.

Dans sa chronique quotidienne, le directeur du quotidien « Al Massae », Rachid Ninni, avait publiquement demandé des excuses aux substituts admettant « l’erreur professionnelle ».

La Cour d’appel de Tanger (nord) avait condamné, en janvier dernier, sept personnes qui avaient pris part à cette « soirée scandaleuse » à des peines de 4 à 10 mois de prison ferme notamment pour délit de « perversion sexuelle ».

Depuis sa parution, il y a deux ans, le quotidien « Al Massae » a gagné en notoriété, au point qu’il est devenu le titre le plus vendu avec plus de 100.000 exemplaires par jour, soit 30 pour cent des ventes de toute la presse marocaine.

Le quotidien table, aux yeux de ses détracteurs, sur « le sensationnalisme » via un « discours populiste ».

Source: APA News
DRISSAO
07 Nov 2008, 04:40
Si on crée une juridiction spéciale pour certains journalistes, cela veut dire que l'on classe les marocains par catégories à l'instar du temps du protectorat.Que les demandeurs de cette juridiction qui se prennent pour soi-disant des assoiffés de la démocratie se mettent dans leur tête que nous avons bien une constitution qui stipule que nous sommes tous égaux.

Les seules journalistes au monde qui demandent l'autorisation de violer la lois et ne pas considérer les autres comme étant libres en les considérant comme des chiffons, se sont bien,malheureuseement, une grande majorité de nos journalistes.

Dans les pays évolués les journalistes sont classés parmi l'élite de la nation,les défenseurs de la liberté,les dénonciateurs des méfaits qui portent préjudice au public.

Que ceux qui sont nés journalistes dressent une barrière étanche contre cette catégorie de scribouilleurs qui se prennent pour des journalistes salissant ainsi la noble mission du journalisme.En demandant cette faveur ils deviennent la risée des lecteurs.

Allez faire cela dans un pays d'Europe,vous allez voir ce vous allez écoper.Si vous voulez dénoncer quoi que se soit il faut préparer des preuves tangibles classées dans un dossier comme allégations que vous présentées à vos lecteurs.

Montesquieu avait bien dit que ma liberté s'arrête là où commence celle des autres.Vous êtes libres de dire ce que vous voulez mais le liberté de l'autre doit être garantie.


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