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Imprimer l'article Les travaux de la commission d'enquête parlementaire sur les événements de Sidi Ifni démarrent sur les chapeaux de roues. Cette commission, que préside l'istiqlalien Nouredine Moudian, devait auditionner, hier en fin d'après-midi, Chakib Benmoussa. Selon des sources au sein de la commission d'enquête, cette dernière enchaînera, ce jeudi, avec l'audition de deux autres responsables en la personne du wali de la région Souss-Massa-Drâa, Rachid Filali, et du préfet de police de Tiznit. Les membres de la commission d'enquête, une quinzaine au total, se déplaceront par la suite à Sidi Ifni afin de poursuivre leurs travaux, ce qui pourrait durer une semaine, comme le précise Noureddine Moudian. Cette commission a promis d'examiner toutes les informations qui lui seront soumises et d'écouter toutes les personnes dont les témoignages pourraient être de quelque utilité pour l'élaboration du rapport final qui devra être soumis à la chambre des Représentants. Par la suite, le même rapport sera soumis au gouvernement qui décidera des suites à donner et éventuellement des poursuites judiciaires. Cette commission pourrait-elle «avoir le courage» de convoquer de hautes personnalités sécuritaires comme les généraux Hosni Benslimane et Hamidou Laânigri ? «Tous les scénarios pour- raient être à l'ordre du jour et la commission est habilitée à convoquer toutes les catégories de responsables qu'elle désire entendre», répond Noureddine Moudian, qui fait référence aux règlements et lois. «La loi, la Constitution et le règlement intérieur de la Chambre des représentants sont clairs sur cette question et il n 'est dans l'intérêt de personne de ne pas s'y soumettre», tranche le député d'Al Hoceima et président de cette commission d'enquête. Selon les lois, une telle commission a le droit de convoquer toutes les personnes ou responsables dont l'audition est nécessaire pour son travail. Dans le cas d'un refus, elle dispose même de la possibilité d'amener, manu militari, les récalcitrants devant elle. Cette commission a déjà tenu deux premières réunions. Hier et aujourd'hui, elle passe aux «plats de résistance» avant de se rendre sur place. Si elle est présidée par un istiqlalien, le numéro deux n'est autre que l'avocat PJD Mostafa Ramid, et la majorité des partis qui comptent au Parlement y sont représentés. Mohammed Boudarham Source: Le Soir Echos
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26 Juin 2008, 18:11
Je vous le présente : originaire de la région d’Al-Hoceima, plus exactement il est issu de la tribu Ait Ammart…Il a suivi ses études au lycée classique d’Al-Hoceima (enseignement traditionnel en langue arabe, on l’appelait l’institut religieux) puis à Fès à la fac de Charia ou il a obtenu une licence dans ce domaine des lois et des traditions jurisprudentielles islamiques, enfin il a terminé ses études par un diplôme supérieur dans cette même spécialité obtenu à l’Université de Bagdad (sous le régime de Saddam)…Marié et père d’un enfant …élu député sur la liste Istiqlal dans une circonscription rurale de la province d’Al-Hoceima.
Un des rares rifains de sa génération plus ou moins lettré à militer au sein de ce parti détesté partout dans le Rif ! En fait il a hérité ce militantisme (si on peut dire ainsi) dans ce parti ancré au Makhzen de son père qui était un petit fonctionnaire et syndicaliste. L’Istiqlal est le seul de ces pseudos parti à fonctionner exactement à la façon bureaucratique makhzénienne, dans la hiérarchie et dans les faits…Tenez-vous bien…les responsables locaux de ce parti s’appellent « les inspecteurs généraux » ! L’Istiqlal c’est le Makhzen, et le Makhzen c’est l’Istiqlal !