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Imprimer l'article D’abord une clarification de taille. Fouad Ali al Himma et ses compagnons du Mouvement pour tous les démocrates (MTD) ne vont pas créer un parti politique. Du moins, c’est ce qu’ils laissent entendre. Dans l’immédiat, ils se contentent de mettre en place une association dont le bureau est composé des onze membres fondateurs du Mouvement. A l’exception de Aziz Akhannouch, ils étaient tous présents pour donner ensemble la conférence de presse hier à Temara annonçant la création officielle de cette association. Le président n’est pas encore connu, mais, visiblement, Fouad Ali al Himma préfère laisser les autres membres s’exprimer.Officiellement, il n’y a pas d’agenda politique. Dans l’immédiat, le MTD va entamer un road show à travers les régions du Maroc pour expliquer les objectifs et les attentes de l’association. Ahmed Akhchichine, membre fondateur et ministre de l’Education nationale, précisera que le MTD sera sur plusieurs fronts. Demain, l’association pourra créer une entreprise, lancer un média…, et, pourquoi pas, créer un parti politique, dira-t-il en substance. Malgré ces clarifications, le suspense demeure entier. Sur les échéances électorales de 2009, rien. On verra plus tard. Une chose est sûre, le travail abattu par le rapport de l’Instance pour l’équité et la réconciliation et le document sur le Cinquantenaire, constituent de la matière première pour le Mouvement. C’est d’ailleurs cette absence de débat à la suite de ces publications qui a provoqué le déclic pour lancer l’initiative du Mouvement. Il est incontestable que l’un des objectifs du Mouvement est de redorer le blason du politique, terni par tant d’années de pratiques frauduleuses et de mauvaises intentions. Aujourd’hui, il s’agit de « faire converger toutes les bonnes volontés pour se couper du nihilisme et de l’indifférence, et créer les conditions pour que l’action politique soit à nouveau considérée dans toute sa noblesse», note un document de l’association. Le MTD résume les défis qui attendent la société en quatre points essentiels. Le premier est relatif à la pérennisation des choix démocratiques et la réalisation de la justice sociale. Le deuxième concerne la réussite du développement durable via la bonne gouvernance et l’adhésion des citoyens à la conception et à la mise en œuvre des programmes. Le troisième défi consiste en la refonte du système éducatif pour qualifier le pays à entrer de plain-pied dans la société du Savoir. Dernier défi, la consolidation du projet de société moderniste et démocratique. Source: L'Economiste
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