Publié le 26.04.2007 | 16h18
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Le Maroc semble vouloir retarder la fixation des frontières maritimes avec les Canaries. C’est en tout cas ce qu’aurait affirmé le Ministre espagnol des Affaires Etrangères et de la Coopération, Miguel Angel Moratinos, selon un article publié hier sur le site fuerteventura.com.
Délimitation des frontières maritimes Maroc-Canaries : «Le Maroc évite la réunion avec l’Espagne» S’adressant au sénateur de la Coalicion Canaria (CC) pour l’île de Tenerife, Ricardo Melchior, Moratinos aurait affirmé que le Royaume du Maroc reporte depuis dix huit mois la réunion du groupe hispano-marocain chargé du dossier de la délimitation de l’espace maritime sur la côte atlantique.

Créé il y a plus de quatre ans, ce groupe de travail censé trouver une issue au litige s’est réuni pour la dernière fois en octobre 2005. Depuis, c’est le black-out total. Les Espagnols affirment attendre une invitation marocaine à la table des négociations, conformément «au principe d’alternance suivi jusqu’à présent». En l’absence de répondant, Moratinos s’engage à convoquer les Marocains pour une réunion dans le but «d’avancer sur les sujets abordés jusqu’à présent, comme la pollution maritime ou l’exploration des hydrocarbures, la sécurité opérationnelle, maritime…».
Le sénateur Melchior insiste : «la frontière maritime est l’une des principales demandes posées par l’Archipel en ce qui concerne les relations bilatérales avec ce pays».

Il est clair que le fait de trouver une issue à la situation est d’autant plus urgent que de gros intérêts pétroliers sont en jeux. En effet, les prospections espagnoles qui devaient être menées à proximité de Fuerteventura par la compagnie Repsol ont été suspendues en 2004. «Il faut y voir la raison d’Etat» avait alors déclaré José Montilla, ministre régional canarien de l’Economie.

Mais qu’est ce qui bloque autant les négociations, sachant que les intérêts pétroliers sont aussi grands d’un côté que de l’autre ? En cas d’absence d’accord sur la délimitation maritime, l’Espagne considère que c’est la ligne équidistante des deux côtes qui doit prévaloir. Le Maroc quant à lui souligne qu’il faut également tenir compte de la plaque continentale. Dans ce dernier cas, la ligne de partage passerait plus près des Iles Canaries que des côtes marocaines et du coup, un grand nombre des sites de prospection pétrolière espagnols se retrouvaient dans les eaux territoriales marocaines.
D’après la presse espagnole et les propos du Ministre des affaires étrangères Miguel Moratinos, la balle serait dans le camp du gouvernement marocain.

Salma Daki
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chouf
26 Avr 2007, 20:04
les iles canaris sont des iles marocain,le peuple marocains les considerent toujour marocains?.
Karim
26 Avr 2007, 17:55
Ce cas est tout à fait intéressant et symptomatique des capacités de pression des uns et des autres. Il ne faut pas se leurrer sur les Espagnoles, ils ne nous aiment pas et ce, pour plusieurs raisons. Selon eux, tout progrès (scientifique, économique, industriel, agricole) est une menace directe pour eux : de la tomate marocaine à l’immigration clandestine et du port de Tanger à la centrale nucléaire marocaine, tout est prétexte chez eux de raviver leur folklorique anti- marocanisme primaire et primitif chez l’Espagnol moyen. Mais leur pire cauchemar, c’est que le Maroc accède un jour au statut d’un pays développé : ce sera la mort de l’économie parallèle sur laquelle vive Ceuta et Melilla et le peuple des petits trabendistes disparaitra à jamais, sans compter le poids de la menace politique, économique et militaire de la puissance marocaine. C’est pour cela qu’ils font tout leur possible de retarder l’échéance à travers une série de manœuvres, que les spécialistes de la chose savent déjà. J’appelle tous les citoyens marocains amoureux de leur pays et de son intégrité territoriale à ne pas céder aux intimidations des Espagnoles, ce qui est à nous est à nous, y compris Ceuta et Melilia que nous récupérerons Inchallah un jour comme un fruit mur, après leur faillite économique.

A bons entendeurs !!
26 Avr 2007, 17:45
La délimitation des frontières maritimes entre le Maroc et les îles Canaris est un problème technique qui relève du droit international.Il faut bien que les espagnoles admettent(et ils le savent) que les Canaris n'ont pas le statut juridique d'archipèle.Par conséquent la plaque continentale est belle est bien marocaine.A l'opposé, mettre fin à la situation coloniale de Sebta,Mlilia,les îles Jaafarines,Al Borhane,Badès,Nekkour et Laïla ainsi que les frontières maritimes méditérraniennes est un problème bilatérale qui doit être résolu en priorité entre le Maroc et l'Espagne;le Maroc est prêt à le résoudre et le plûtôt sera le mieux pour que les deux peuples puissent vivre le bon voisinage en paix au présent et au future si les héritiers de Franco osent s'armer de sagesse.La balle est dans le camp des espagnoles.
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