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Imprimer l'article Le Maroc semble vouloir retarder la fixation des frontières maritimes avec les Canaries. C’est en tout cas ce qu’aurait affirmé le Ministre espagnol des Affaires Etrangères et de la Coopération, Miguel Angel Moratinos, selon un article publié hier sur le site fuerteventura.com.
S’adressant au sénateur de la Coalicion Canaria (CC) pour l’île de Tenerife, Ricardo Melchior, Moratinos aurait affirmé que le Royaume du Maroc reporte depuis dix huit mois la réunion du groupe hispano-marocain chargé du dossier de la délimitation de l’espace maritime sur la côte atlantique.Créé il y a plus de quatre ans, ce groupe de travail censé trouver une issue au litige s’est réuni pour la dernière fois en octobre 2005. Depuis, c’est le black-out total. Les Espagnols affirment attendre une invitation marocaine à la table des négociations, conformément «au principe d’alternance suivi jusqu’à présent». En l’absence de répondant, Moratinos s’engage à convoquer les Marocains pour une réunion dans le but «d’avancer sur les sujets abordés jusqu’à présent, comme la pollution maritime ou l’exploration des hydrocarbures, la sécurité opérationnelle, maritime…». Le sénateur Melchior insiste : «la frontière maritime est l’une des principales demandes posées par l’Archipel en ce qui concerne les relations bilatérales avec ce pays». Il est clair que le fait de trouver une issue à la situation est d’autant plus urgent que de gros intérêts pétroliers sont en jeux. En effet, les prospections espagnoles qui devaient être menées à proximité de Fuerteventura par la compagnie Repsol ont été suspendues en 2004. «Il faut y voir la raison d’Etat» avait alors déclaré José Montilla, ministre régional canarien de l’Economie. Mais qu’est ce qui bloque autant les négociations, sachant que les intérêts pétroliers sont aussi grands d’un côté que de l’autre ? En cas d’absence d’accord sur la délimitation maritime, l’Espagne considère que c’est la ligne équidistante des deux côtes qui doit prévaloir. Le Maroc quant à lui souligne qu’il faut également tenir compte de la plaque continentale. Dans ce dernier cas, la ligne de partage passerait plus près des Iles Canaries que des côtes marocaines et du coup, un grand nombre des sites de prospection pétrolière espagnols se retrouvaient dans les eaux territoriales marocaines. D’après la presse espagnole et les propos du Ministre des affaires étrangères Miguel Moratinos, la balle serait dans le camp du gouvernement marocain. Salma Daki Copyright Yabiladi.com
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