En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une meilleure utilisation de nos services. En savoir plus.X

News Forum MediaTIC Islam Yabiladies Rencontres العربية Connexion
Politique
Les législatives 2007 pour le 7 septembre au Maroc
L’ordre du jour du Conseil de gouvernement d’aujourd’hui sera politique. Le ministre de l’Intérieur fera un exposé sur les préparatifs des élections législatives. Mais c’est la fixation de la date des prochaines élections qui dominera cette séance de travail.
Selon nos informations, les divergences précédentes entre les partis de la majorité ne sont plus de mises. Les échéances seront organisées le 7 septembre prochain au lieu du 6 juillet. Plusieurs arguments abondent dans ce sens. D’abord, le respect des institutions. Le choix de cette date permettra au Parlement de travailler dans la sérénité pour finir son travail officiellement le 13 juillet. Ensuite, la période qui nous sépare de la proclamation des résultats des élections du deuxième vendredi d’octobre, date de l’ouverture de la session d’automne par le Souverain, sera consacrée à mettre les structures du Parlement en place. La «guerre de la majorité» pour la présidence de la Chambre des représentants, les chefs des groupes parlementaires et les membres du bureau prendra près d’un mois.

En plus, la faisabilité du scénario du 6 juillet n’est pas assurée. Le mandat des parlementaires actuels ne se termine que début octobre, à la veille de l’inauguration de la session d’automne. Le pays ne peut pas se permettre de fonctionner pendant trois mois avec une double chambre des représentants, l’ancienne et la nouvelle. Si jamais une session extraordinaire est convoquée l’été pour une raison ou une autre, lesquels des députés qui y assisteront, les anciens ou les nouveaux? L’éventualité d’une décision du Conseil constitutionnel pèse également dans la balance. L’ordre du jour comprend un projet de décret relatif au découpage électoral. Les changements introduits par la nouvelle mouture concerne 22 provinces et préfectures. A Casablanca, on passera de 6 à 10 circonscriptions. Evidemment, ces modifications ont provoqué la colère du PJD qui se dit visé par le nouveau découpage. Mais ces critiques n’y font rien. Le texte sera adopté par le Conseil de gouvernement. Le deuxième projet porte sur la révision exceptionnelle des listes électorales. Il s’agit de les actualiser en supprimant les noms des personnes décédées et en introduisant les jeunes en âge de voter. Sur ce chapitre, le gouvernement gagne à faire preuve d’imagination pour inciter les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales. Au lieu de rester dans les bureaux des communes, les fonctionnaires préposés à cette tâche doivent sortir pour rencontrer les citoyens dans les quartiers, les souks… Comme cela, ils seront sûrs d’inscrire le maximum de citoyens. Des pays où la démocratie est enracinée l’ont déjà pratiquée.

Pluralisme
Au menu également, un exposé du ministre de la Communication sur les règles garantissant le pluralisme dans les médias audiovisuels en dehors de la période électorale. Nabil Benabdallah aura à détailler le dispositif de veille concentré au niveau d’une unité dédiée au sein de la Haute autorité de la communication audiovisuelle.

Le principe de référence est que le temps cumulé des interventions des membres du gouvernement et des partis de la majorité ne doit pas dépasser le double du temps consacré à l’opposition. Ces mesures s’appliquent aussi bien aux médias publics que privés.

Mohamed Chaoui
Source: L'Economiste