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Politique
Sahara: L'Algérie présente un projet de résolution
La 4è Commission de l'Assemblée générale de l'Onu a été "contrainte", lundi, par l'Algérie à voter une résolution sur le Sahara marocain, ce qui brise le consensus qui a toujours caractérisé l'adoption des résolutions concernant cette question, a affirmé le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération dans un communiqué.
Pourtant, dès le début des travaux sur ce point, les deux délégations, marocaine et algérienne, s'étaient mises d'accord pour travailler ensemble en vue d'un consensus, en se limitant à actualiser la résolution A/58/109 adoptée par l'Assemblée générale en 2003, en vue d'y introduire les nouveaux développements enregistrés depuis lors.

Alors que les négociations se poursuivaient entre les deux délégations sous les auspices du président de la Quatrième Commission, comme c'était la tradition, l'Algérie a pris la décision unilatérale de présenter un projet de résolution qui s'écarte de l'approche convenue entre les deux parties afin de préserver le consensus de l'année dernière, a poursuivi le communiqué. Dans son projet, a-t-on rappelé, l'Algérie a mis en exergue la résolution 1495 du Conseil de sécurité de juillet 2003, et particulièrement son passage sur l'appui au Plan de paix, en ignorant le contenu et l'apport de la résolution 1541, adoptée par le même Conseil, le 29 avril 2004. Plus encore, l'Algérie a éliminé dans sa résolution toute mention du Représentant spécial, pourtant mandaté par le Secrétaire général, dans le cadre des prérogatives que lui reconnaît la Charte, pour poursuivre les efforts tendant à dégager une solution politique définitive et acceptable pour tous.

L'obstination de l'Algérie à faire passer, coûte que coûte, un projet de résolution qui conteste l'autorité du Secrétaire général des Nations Unies et interfère dans ses attributions, traduit une volonté délibérée de compromettre les prochains débats du Conseil de sécurité sur cette question et partant de bloquer tout progrès sur la voie d'un règlement définitif et durable de ce différend, a souligné le communiqué. Les résultats du vote sur le projet algérien ont démontré que la communauté internationale demeure attachée à une solution politique négociée et définitive de ce différend, a indiqué la même source. Et d'ajouter qu'en effet, il est significatif que sur les 191 membres des Nations Unies, seuls 52 ont voté en faveur dudit projet, alors que 89 pays se sont abstenus et 50 n'ont pas pris part au vote.

Source : L'Economiste-MAP