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Imprimer l'article Son soleil, sa chaleur, sa douceur Je m'y croyais à tout jamais liée A ma ville que je porte toujours dans mon coeur Sous ses orangers fleuris aux éclats je riais Aujourd'hui elle n'entend plus mes pleurs Son nom longtemps je l'ai crié Mais mes cris peu à peu sont devenus peur Des craintes qu'à présent je ne peux nier Je me suis éloignée d'elle dans la douleur Mais ma souffrance s'en va quand arrive le mois de juillet Quand j'effleure le sol de tanger, mon bonheur Joie immense de ses visages familiers Je suis partie alors que ce n'était pas ma destinée Non ce n'est pas le maktoub, c'est la volonté Ce pays je n'en voulais plus, voila la vérité Je l'ai quitté dès que l'occasion s'est présentée Je me plains c'est vrai, mais c'est le mal de l'immigré Comme l'a dit Nour dans sa prose si bien menée Au souffle de ton vent, sous le regard de ton soleil j'ai été bercée Mais tes vagues m'ont emportée de l'autre côté de la méditerrannée Bien sûre ici je suis heureuse Certe je ne suis rien d'autre qu'une serveuse Alors que toi tu me voulais tisseuse Bien plus noble métier je l'avoue Ne m'en veut pas, tout autour de moi était flou Tandis que de l'autre côté tout semblais clair et doux Séduite par leur vie artificielle De leur beauté à leur plaisirs artificiels J'en ai oublié de remercier le ciel C'est certain de ma vie je n'ai pas à me plaindre Mais pourquoi le regret n'arrive-t-il pas à s'éteindre? Asma, France
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