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Imprimer l'article Comme j'aurais parlé à ma petite mère Ou comme j'aurai chanté au pays de mes pères Pour te chuchoter que si je t'écris en francais Ce n'est surtout pas par manque de fidélité Mais plutôt pour me couvrir de notre intimité. Oui, moi qui en d'autres langues peut pérorer Tempêter, protester et même agresser, Je ne pense à te mettre sur mes lèvres Que pour murmurer les mots de mon enfance Revoir les images dorées de mes vacances Soupirer des mots doux au bien aimé Et bercer les sommeils tendres de mon bébé... Ne m'en veux donc pas si j'utilise d'autres mots, Tu sais que quand mon àme n'en peut plus Ce sont tes mots à toi qui sont les plus beaux Ces mots qui remplissent ma nuit à perte de vue... Tu dis que j'ai bien changé depuis tous ces étés: Tu as bien vu qu'au début, je trébuche un peu Mais, dès la première soirée autour d'un thé, Nous nous retrouvons vite toutes les deux... Tu sais que toi aussi on t'a changé, Tous ces mots qu'ils t'ont malgré toi ajouté, Te font dire des destins aux rêves brûlés Et nous font rire par leurs origines mélangées! Alors, et avant que la linguistique ne s'intéresse à toi Pour expliquer tes nouveaux mots et leur désarroi Laisses moi te répéter que, quelquesoit ta métamorphose, Toi et moi nous vivrons toujours en parfaite symbiose Que ce soit dans mes paroles, mes vers ou dans ma prose, Dans mon coeur et dans celui de mon enfant qui repose, Car il n'y a que dans tes flots que j'ose mes plus douces pauses ... Nour - USA - Yabiladi.com
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