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Imprimer l'article Oh la la les amis, qu'est ce que j'en ai bavé pour y arriverLà, je peux vous rassurer, ce n'est pas du tout un cas d'hérédité En fait, tout ce dont j'ai hérité, c'est d'être née du mauvais coté Ce n'était pas coton, petite fille à la campagne de mon temps Les frérots a l'école et moi au douar pour la lessive sans détergent Si ça n'avait pas été pour une généreuse tante de la ville Qui, sans enfant, m'a élevée comme sa fille J'y serais encore en train de perpétuer la tradition Des garçons à l école et des filles à la maison Ca aurait été vite fait, une vie gâchée avec les dindons J'aurais poussé, 100% bio, entre les champs et la maison, Comme toutes mes soeurs qui n'ont en jamais compris la raison Une fois a l'école, publique, j'ai enfin été l'égale de mes frères : J'ai pu me battre pour apprendre dans des classes surchargées Des programmes, en français, en arabe puis en français Au gré des ministères passés et des partis imparfaits Arrivée a l'université, malgré des moyens limites Entre le resto U et la chambre de la cité Les cents et les milles des amphis bourrés J'ai foncé, veillé et finalement cartonné Je l'ai décroché ce diplôme qui m'a permis de démarrer J'ai payé ma dette à l'Etat pendant deux ans, j'ai fait mon service J'ai appris comment esquiver, les faveurs et les sévices Les faux gestes, les vrais pièges et les sourires factices J'ai travaillé, dans le privé et le public pour gagner ma vie, J'ai même fui quelques années, déraillant pour mieux, cherchant ma voie Puis je suis rentrée, assoiffée de servir les gens, les femmes, mon pays J'ai étudié encore et encore, j'ai lâché puis lutté plus de mille fois J'ai du militer avec une carte pour gagner la protection des plus forts Et grâce à la politique des pourcentages et à la pression d'autres bords J'ai pu enfin accéder à des fonctions d'abord complètement bidons Enrubannées de frais de missions, de titres et d'inaugurations Puis aidée par les circonstances et un ras le bol général Des promesses non tenues et des échecs de mes confrères mâles J'ai pu enfin représenter d'abord mes soeurs, puis mes frères Et tous les autres, ceux qui n'en pouvaient plus de se taire Me voilà donc chef d'Etat, en foulard et djellaba pour les récalcitrants Mais en tailleur Chanel et coupe carrée pour les medias petits et grands Je mène de main de fer mon gouvernement qui jamais ne ment Je materne mon opposition qui a pour moi des faux sentiments Je collectionne les sourires et les poignées de mains Je remercie pour les coups durs que j'appelle leçons du lendemain Je mène une vie de nonne pour calmer les petits malins Pas de soirées folles, jamais d'alcool et surtout pas de maillot de bain Pour décompresser, je vais me ressourcer là ou tout a commencé Dans mon bled, parmi les miens, à coup de miel et de petit lait Je ne sais pas comment finira cette histoire de chef d'Etat L'ambition d'autres candidates, la retraite ou un coup d'Etat ? Nour - USA Copyright Yabiladi.com |
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29 Août 2007, 19:53
28 Août 2007, 09:37
je ne peuple pas les boites de nuit ,loin de ca...et ,ironie du destin,je suis presque toujous a la maison apres mon boulot,mais je sais que si je veux exprimer ma liberte de femme ,je le peux car je ne suis plus a cote des miens..belle situation mais qui donne envie de pleurer...bravo dihya!d ou que tu sois ,et quelle que soit ton apparence actuelle "forcee",tu forces l admiration et je te felicite pour cette grande intelligence,...aie!!! si toutes nos compatriotes etaient de la sorte et se donnaient la main!!!!
15 Août 2007, 14:05