Economie
Moins de transit de MRE par les ports marocains
La campagne de transit des Marocains résidents à l’étranger s’est achevée. Les dernières statistiques disponibles auprès de l’Office d’exploitation des ports (ODEP) font état du transit de 1.652.166 passagers du 15 juin, date de lancement de la campagne, au 27 août. Rappelons que la campagne de retour des MRE a débuté le 18 août. Les passagers ont été moins nombreux à effectuer la traversée.
La baisse a en effet été de 5,2% par rapport à la même période de l’année précédente. C’est toujours le port de Tanger qui accueille la majorité des MRE. Durant la campagne 2006, le nombre de personnes ayant transité par ce port s’est élevé à 1.168.887. Le recul par rapport à l’année dernière est du même ordre que celui de la totalité, soit 5,1%. Nador et Al Hoceima, les deux autres ports du Maroc à accueillir les MRE, ont enregistré respectivement 453.220 et 30.059 passagers. La baisse enregistrée à Nador comparativement à la campagne 2005 est de 3,5%. C’est par contre à Al Hoceima que la diminution du nombre de passagers est importante. Elle a été de 25,5%. Cette baisse s’expliquerait par la hausse des prix pratiquée cette année pour la traversée. Il faudra toutefois attendre le bilan de l’ensemble des intervenants (aéroports…) pour juger de l’afflux plus ou moins massif des MRE cette année au Maroc. Le nombre de voitures qui ont transité au cours de cette même période de 2006 par les trois ports a atteint 421.202, marquant une stagnation comparativement à l’an dernier. Beaucoup moins d’autocars par contre ont effectué le transit. A peine 4.048 ont été enregistrés, 36,1% de moins que l’an passé.

Concernant le transport des marchandises, le volume global s’est élevé à 21.655.518 tonnes, autant que l’an dernier. Casablanca accapare le gros du trafic avec 36% du total enregistré au Maroc. Les ports de Jorf Lasfar et de Mohammédia arrivent après avec des parts respectives de 19,5 et 14,5% de l’ensemble des flux de marchandises. Ce sont en majorité les phosphates et hydrocarbures qui y transitent.

Source: L'Economiste