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Economie
L’offre offshoring du Maroc bientôt présentée
L’offre offshoring Maroc est prête. Sa présentation officielle aura lieu jeudi 13 juillet à Casablanca par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Salaheddine Mezouar, après validation du Premier ministre Driss Jettou. Le but est de positionner le Maroc sur un marché international hautement concurrentiel. Un benchmark avait d’ailleurs été établi par rapport aux neuf pays les plus compétitifs au monde en la matière, y compris l’Inde et son 1 million d’ingénieurs.
D’où les multiples incitations figurant dans la stratégie marocaine. Une stratégie dont le point de départ sera le Casa Near Shore (www.leconomiste.com) dans la capitale économique. Présidé par Naïm Temsamani, ce pôle sera opérationnel durant 2007 et devra servir d’exemple aux autres zones prévues (la technopolis de Salé et les zones offshore de Marrakech et Tanger). Il offre des services et des infrastructures calés sur les «meilleurs» standards de qualité et de coût. Le prix d’accès aux locaux offerts par ce pôle devra également être annoncé. Il sera de 7 euros (80 DH) le mètre carré par mois. Ces locaux seront prêts à l’emploi (Ready for output) avec une offre de bureaux aménagés et des «supports business» sur site, fournis par des partenaires internationaux sélectionnés sur une base compétitive.

A cela s’ajoutent des efforts en matière de télécoms, dont le principal jalon est la mise en place par Maroc Telecom d’Atlas offshore, câble sous-marin à fibre optique reliant Asilah et Marseille. D’une longueur totale de 1.634 km, avec un investissement global de près de 300 millions de DH, ce câble sera opérationnel en mars 2007. Atlas offshore doit permettre la connexion de plus de 500.000 appels simultanés.

Ces mesures ont, entre autres, ouvert l’appétit de plusieurs opérateurs privés. Ceux-ci plaident pour la généralisation de l’offre offshoring à tous les nouveaux intervenants, peu importe leur lieu d’installation. L’approche gouvernementale est allée dans le sens de la massification, à travers la mise en place de structures dédiées et intégrées en réseaux. L’objectif est de constituer des pôles de compétitivité à même d’attirer d’autres investisseurs.

Cette formule commence d’ores et déjà à attirer des opérateurs étrangers de taille. Les institutions financières françaises BNP Parisbas et Axa étaient les premières à manifester leur intérêt. Elles ambitionnent de délocaliser au Maroc leurs services administratifs. Elles ont été suivies de Capgemini (Suisse), leader mondial des services informatiques. Autre preuve du caractère attractif de l’offre marocaine, le holding indien Tata a également manifesté sa volonté d’installer une partie de son activité offshore au Maroc. Tata Consulting, représentant 30% du chiffre d’affaires du groupe, est actuellement en prospection.

Prime aux pionniers
L’offre offshoring Maroc comprend également des incitations fiscales et des efforts de formation. Sur le premier plan, le principe de «flat rate» a été retenu pour l’impôt sur le revenu (IR). Celui-ci a été plafonné à 20%, avec un régime spécial pour les expatriés et une défiscalisation complète du premier emploi dont la rémunération est inférieure ou égale à 550 euros (6.000 DH) par mois. L’impôt sur les sociétés sera de 0% les trois premières années. Les droits de douane seront inférieurs à 2,5%. Un régime administratif allégé a été adopté (guichet unique sur zone, flexibilité du travail, simplifications administratives “flat rate”). Un système de «prime aux pionniers» pour les premières entreprises installées sera aussi mis en place.

En matière de formation, l’offre prévoit la formation de 40 à 50.000 profils cibles (bac+2 et bac+4). Egalement adopté, un plan national de formation aux métiers de l’offshoring et sur les spécificités françaises, belges et espagnoles sur 15 filières-clés (techniques et administratives). 20.000 à 25.000 formations qualifiantes seront menées d’ici 2009. Ceci, au même titre qu’un dispositif d’aide à la formation postembauche avec une prise en charge de l’ensemble des formations à hauteur de 50.000 DH.

Tarik Qattab
Source: L'Economiste